Montréal

La Fondation du Grand Séminaire de Montréal fêtait le 11 octobre dernier ses 35 ans de soutien à la formation des futurs prêtres. Pour souligner l’événement, des évêques de plusieurs diocèses du Québec se sont rassemblés pour célébrer une messe aux côtés de Mgr Lépine, archevêque de Montréal, et de Mgr Faubert, évêque auxiliaire du diocèse.

En ce vendredi, quelques convives présents faisant partie des donateurs, des membres du conseil de la Fondation ou autres ont assisté à la célébration dans la magnifique chapelle du Grand Séminaire. Vaste espace, petite foule, mais l’importance de ce soutien n’a plus à démontrer pour que puisse grandir les nouveaux prêtres de demain. Nulle raison de rater cette occasion de rendre grâce à Dieu pour son œuvre, pour tous les séminaristes qui sont passés et ceux qui passeront encore au Grand Séminaire de Montréal.

Fondée en 1984 par l’Association des anciens du Grand Séminaire de Montréal, la Fondation avait pour mission de soutenir les prêtres dans leur cheminement vers la prêtrise. À l’heure actuelle, cette mission continue, formant des hommes qui désirent «être avec et pour les autres» comme le dit Mgr Lépine : «Le prêtre consacre sa vie à être témoin de la présence de Dieu […] à voir dans le monde le besoin de Dieu», rappelait-il. Il a exprimé l’importance «que tout ce qui est matériel soit au service de la bonté».

Jean XXIII et des séminaristes

En cette fête de Jean XXIII, surnommé le Bon Pape, Mgr Lépine a demandé au Seigneur de «susciter dans Son Église des hommes qui marchent sur Ses traces». S’exprimant sur des textes évangéliques plutôt ardus, l’Archevêque rappelait que ceux-ci ne représentaient pas « l’optimisme du Bon Pape Jean, mais [bien] son Espérance ». Alors pas question de désespérer, «le règne de Dieu est là» a-t-il ajouté.

Sébastien Froidevaux, Directeur général de la Fondation, a pris le temps de remercier tous ceux qui soutiennent l’Église par cet apport matériel et financier. Il a aussi souligné la présence de Mgr Emilius Goulet, PSS et M. Roland Pilonnière, qui étaient membres fondateurs sur le premier conseil d’administration lors de la création de la Fondation du Grand Séminaire de Montréal en 1984.

La relève en marche

Monsieur Guy Guindon, prêtre sulpicien et recteur du Grand Séminaire de Montréal, a pris le temps à la fin de présenter le portrait global de la situation, question de rendre concrets les fruits et retombées de tout ce soutien. À l’heure actuelle, quatre hommes sont en année de fondation spirituelle, neuf sont séminaristes, six autres sont en formation pastorale au sein de leur paroisse et quatre séminaristes d’ailleurs en attente d’un visa pour venir se former à Montréal. Une belle brochette d’hommes qui discernent et se forment pour suivre le Christ là où Il les porte. La relève est là et elle est concrète, de tous les diocèses du Québec. C’est d’ailleurs les séminaristes présents qui ont pris soin de préparer la célébration.

Mais qu’est-ce qui attend les prêtres dans leur formation en 2019 ?  Au dire de Guy Guindon, une année de préparation et de discernement débute le processus. Si la formation se continue, deux années de philosophie et une autre de théologie attendent les hommes avant de se retrouver en paroisse pour une année pastorale un peu plus concrète, puis deux autres années de théologie suivies d’une année en paroisse pour l’ordination diaconale et encore une année en paroisse avant l’ordination sacerdotale.


Pour en apprendre davantage sur la Fondation du Grand Séminaire de Montréal : http://fgsm.org