Famille catholique

Famille

Notre famille est la première école d'amour, d'accueil et de joie. C'est aussi, selon l’expérience de chacun(e), un lieu de douleur et de souffrance; pour cette raison, nous y apprenons le pardon, reçu et donné. Sur le plan spirituel, notre famille est aussi le premier milieu nourricier où nous découvrons et expérimentons l'amour de Dieu; c’est pour cela que la Tradition l’appelle la « première église ». Pour toutes ces raisons, l'Église de l'archidiocèse de Montréal désire soutenir humainement et spirituellement - autant que faire se peut - chaque famille qui se tourne vers elle.

La vie de famille d’aujourd'hui ne ressemble pas du tout à celle qu’ont connue nos grands-parents alors qu’ils étaient jeunes. Sous l’influence de facteurs multiples, les sociétés changent, se transforment d’une génération à l’autre, lentement mais sûrement, tout comme les individus et les familles qui les composent. Tant et si bien que le portrait que l’on peut brosser de la réalité de la famille d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui de nos aïeux.

De nos jours, les familles font face à plusieurs défis nouveaux : la conciliation travail-famille (tant pour la mère que le père), l'éducation des enfants dans une société pluraliste aux valeurs multiples (bonnes et moins bonnes), l’organisation des multiples activités parascolaires, le soin de parents vieillissants, etc. À ces premiers défis s’ajoutent les tristes réalités de l'immigration, du chômage, de la discorde familiale, de la séparation et du divorce. D’autres familles, pour diverses raisons, souffrent d’être éloignées de leurs proches, et ne savent pas vers qui se tourner pour demander de l'aide. En outre, la vie moderne, la vie courante (qui nous fait courir), tend souvent à nous éloigner les uns des autres, alors que les relations familiales sont (au) le cœur de notre bonheur.

À l’évidence, les familles modernes – y compris les chrétiennes - font face à un bouquet de défis et d’enjeux; en clair, construire une famille qui tienne debout et qui dure, être un bon parent, ce n’est vraiment pas une tâche facile!

Autre signe des temps nouveaux, chaque année, de plus en plus de personnes, baptisées ou non, choisissent de vivre ensemble et de fonder une famille sans chercher à ce que leur union soit reconnue par l'État ou bénie par l'Église catholique. Comment expliquer ces choix? Pourquoi les gens ne ressentent-ils plus le désir de vivre leur amour en l’arrimant à la vie de l’Église et du Christ? Voilà des questions incontournables, que l’Église (se) pose.

Est-ce parce que ces personnes estiment que l'Église soutient une vision idéale(lisée) de la famille qui n'est plus pertinente aujourd'hui? Ou est-ce plutôt que la réalité bien concrète de leur famille leur fait éprouver des sentiments de douleur, de souffrance, de gêne ou de culpabilité par rapport à l'Église, ce qui les maintient à distance?

De façon plus directe, on peut se demander si la vision de la famille proposée par l'Église – soit disant « immuable » - a quelque chose à dire aux familles d'aujourd'hui…

À cette question, l’Église répond OUI.

Oui, l’Église a vraiment beaucoup à dire aux familles d’aujourd’hui : elle veut notamment leur dire combien la famille est au cœur du projet d’amour de Dieu pour l’humanité.  Vous avez quelques minutes? Écoutez le pape François sur le sujet :

 

 

Le pape François est un défenseur ardent et passionné des familles d'aujourd'hui. En bon enseignant, il nous rappelle que la vision de l'amour et de la famille que l’on retrouve dans la Bible n'est pas « une séquence de thèses abstraites, déconnectées de la vie, mais [...] une compagne de voyage [...] pour les familles » (extrait de La joie de l'amour, no 22). En effet, rappelle François, la Bible est remplie d'histoires de familles, de naissances, d'amour et de trahison, de crises; en vérité, elle est le miroir de ce que vivent les couples d’aujourd’hui, en particulier les parents. Quand on y pense, on prend conscience du fait que les anciens ont eu eux aussi à faire face aux défis de toute existence humaine, qu’ils sont passés par la même gamme d’émotions - heureuses et malheureuses - que nous. La Bible est l’écho de cette vieille histoire, renouvelée à chaque génération.

La Bible nous enseigne que la famille est au cœur du projet de Dieu sur le monde. Et pour cause : elle est le premier lieu de l’amour, qui se donne et se reçoit, pour tout être humain. En clair, la famille nous apprend à aimer. Or, « Dieu est Amour » (1ère Lettre de Jean). Comment Dieu pourrait-Il ne pas chérir la toute première cellule d’amour de tout être humain sur Terre? C’est pour cette raison fondamentale que Dieu désire se faire le compagnon de route de chaque famille..

D’ailleurs, la vie entière de Jésus s’est déployée au sein de nombreuses familles (y compris au sein de la sienne, la « sainte famille »); il y a accompli plusieurs de ses plus beaux miracles (dont le premier, à Cana), miracles qui manifestent pleinement l’amour de Dieu le Père pour les familles. Disons-le : chaque famille sur Terre a une place particulière dans le cœur de Dieu.  

C’est pour cette raison que Dieu désire que toutes les familles se sentent chez elles dans l'Église, qui est la grande famille des familles chrétiennes.

Voilà une Bonne Nouvelle pour l’humanité. Mais qu’en est-il pour ceux qui ne semblent pas « entrer dans le moule » de la famille traditionnelle? Quel message l'Église leur adresse-t-elle?

Pour elles, le pape François a des paroles consolantes :

 

 

L'Église est votre famille : vous y êtes chez vous, en particulier quand ça va mal

Quand un projet d'amour-pour-toujours et de fidélité se brise, cela laisse souvent de profondes blessures. On peut alors être tenté de s’éloigner de l'Église, par crainte du jugement des autres, voire du rejet. Mais ces craintes sont vaines :  l'Église est la famille de tous les enfants de Dieu, peu importe leurs difficultés et leurs échecs; Jésus est venu sur Terre pour aimer et rassembler les pécheurs et les malades, et non d’abord pour les soi-disant bien-portants. Or, à des degrés divers, nous sommes tous des pécheurs et des malades en quête de guérison intérieure, que seul Jésus peut nous donner par sa grâce divine.

Chacun de vous a été créé par Dieu avec une intention primordiale : répondre à son amour, par la tête, le cœur et la volonté

Lors de votre baptême, Jésus Christ vous a uni mystérieusement à lui. Cette union se développe tout au long de votre vie au moyen de votre foi, qui doit croître et s’enraciner toujours plus en Lui, notamment par les sacrements de l’Église. Or, comme votre famille est le cœur de votre vie, il est normal que Jésus désire en faire partie : il désire y soigner vos blessures, vous soutenir dans vos difficultés et épreuves, et vous guider dans l’Esprit, avec chacun des membres de votre famille, vers une plus grande liberté et un bonheur plus durable.

L’amour de Dieu pour les familles ne se laisse pas vaincre par les crises et difficultés, les souffrances (y compris la mort), bien au contraire; Dieu leur demeure fidèle tout au long de leur voyage terrestre, voire au-delà, en les soutenant notamment par la plus belle et forte espérance : un jour, Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus; ni de pleurs, de cris et de peines » (Apocalypse 21, 4).

Quand on se marie par amour, on espère qu’il durera toujours

C’est d’ailleurs ce qu’exprime le sacrement du mariage : l'amour humain est appelé à durer toujours, à l’image – comme signe - de l'amour de Dieu pour chacun de nous. Quand une famille se brise, l’amour est blessé; les enfants, qui vivent pour aimer et être aimés, sont particulièrement atteints. Voilà pourquoi, avant d’envisager une séparation, l'Église encourage chaque famille en crise à faire tout ce qu’elle peut en vue du pardon et de la réconciliation, qui peuvent résoudre bien des crises familiales.

Avez-vous vécu une séparation ou un divorce, ou toute autre difficulté dans votre couple ou famille? Avez-vous besoin d’être écouté(e) à la suite d'une séparation ou d'un divorce? Êtes-vous monoparental(e) et à la recherche de ressources de soutien pour vous et votre famille? Aimeriez-vous prendre du temps pour être avec Dieu? Tout cela, et plus encore, le diocèse de Montréal vous l’offre, ainsi qu’à votre famille.

Veuillez communiquez avec nous pour obtenir plus de renseignements et connaître les ressources qui vous sont offertes.

 

Pour aller plus loin :

Série vidéo Humanum
Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille
Jean Paul II, Familiaris consortio
Pape François, la Joie de l'Amour

Si l’on vous demandait : quelle relation votre famille entretient-elle avec l'Église? Quels souvenirs récents ou anciens vous viendraient alors à l'esprit?

Le souvenir de votre famille rassemblée pour la célébration joyeuse d'un baptême, d'une première communion ou d’un mariage? Ou plutôt le souvenir moins heureux de votre famille rassemblée pour pleurer la perte d'un être cher lors de funérailles?

Pour beaucoup de familles, l'Église est un lieu de rassemblement pour vivre les grandes joies et les grandes tristesses de l’existence. Les chrétiens s’y rassemblent pour célébrer les grands moments de la vie, son début et sa fin, mais aussi les moments de transition, les rites de passages, où l’on passe d’un état à un autre, comme la confirmation ou le mariage (deux sacrements chrétiens).

On le voit bien : l’Église fait partie de la vie de bien des familles (plus ou moins pratiquantes), ici comme ailleurs. Or, que nous apprend la Bible sur l’Église et la famille?

Aux yeux de Dieu, l'Église est infiniment plus qu'un édifice matériel fait de pierres ou de bois. Pour Dieu, c'est plutôt une communauté vivante constituée de personnes : femmes et hommes, enfants, adolescents, adultes et vieillards, familles, personnes célibataires ou consacrées, prêtres et religieux(euses), toutes personnes qui font route ensemble sur le chemin de la vie en vue d'accomplir le plan de Dieu sur chacune d’elles et sur le monde.

L’Église est donc une communauté vivante où Dieu désire que les personnes constituées en familles découvrent, en s’insérant dans une expérience communautaire élargie, une grande famille humaine et spirituelle : celle des enfants de Dieu, en Jésus, unie dans et par l’Esprit-Saint. Dieu souhaite que l’Église devienne pour ces familles un lieu d’enracinement et d’appartenance.

Dieu désire aussi que les familles fassent partie de la vie de l'Église parce qu’Il s'attend à ce qu'elles y réalisent une mission spécifique, conçue sur mesure pour elles.

Cette mission spéciale des familles chrétiennes dans l’Église et dans le monde s’articule selon trois aspects, ou accents (que nous vous présentons ici avant de les développer un peu plus bas) :
 

  • elles doivent témoigner de la fidélité et de la miséricorde de Dieu;

  • elles doivent accueillir la vie;

  • elles doivent être des signes vivants de communion avec les autres.
     

Pour bien comprendre chacun de ces trois aspects, revisitons tour à tour les promesses formulées par un couple chrétien le jour de son mariage, au moment même où une nouvelle famille est constituée sacramentellement dans l'Église.

Un témoignage de la fidélité et de la miséricorde de Dieu

Le jour de votre mariage, devant vos parents et amis, vous avez fait une promesse de fidélité à votre époux(se). Vous avez promis que vous seriez fidèle l'un à l'autre « pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort nous sépare ». Une promesse, des mots lourds de sens, qui engagent pour TOUTE la vie.  Mais pourquoi cette obligation liée à la durée de l’engagement, alors que tant de couples aujourd’hui se contentent de fidélités temporaires et successives?

C’est que les catholiques croient que la fidélité-pour-toujours des deux époux dans le mariage est un « signe vivant », un « sacrement » (une manifestation divine) de la fidélité inébranlable de Dieu non seulement envers chaque époux mais aussi pour chaque être humain, voire sa création tout entière. Le mariage chrétien entre un homme et une femme manifeste donc que le Dieu chrétien est un Dieu fidèle, hier, aujourd’hui et demain.

Or, la fidélité de Dieu à notre égard n’est possible que parce qu’Il nous aime le premier et nous pardonne nos trop nombreux manques d’amour envers Lui, soi-même ou les autres (ces manques se nomment des péchés). L’amour infini de Dieu le Père se manifeste donc toujours à notre égard sous le signe de la miséricorde, du pardon infiniment aimant et pour cela toujours ouvert sur la réconciliation. La fidélité de l’amour de Dieu envers chacun de nous, c’est aussi - voire surtout - la fidélité de sa miséricorde.

De même, tout couple chrétien qui se promet fidélité et amour pour la vie ne saurait durer sans la miséricorde au cœur de sa relation. Dans la vie commune, les limites humaines naturelles, la force de l’égoïsme, tout cela fait en sorte que les époux chrétiens, malgré la meilleure volonté du monde, se heurtent parfois et blessent leur amour. Il leur faut alors une bonne dose de miséricorde humaine, puisée à même celle infinie de Dieu donnée dans le sacrement du mariage (et ceux de la vie chrétienne habituelle), pour purifier leur amour et lui redonner de l’élan, de la force. Le couple chrétien, pour s’épanouir, doit baigner constamment dans la miséricorde humaine et divine.

Or, comme on le sait, notre monde a plus que jamais besoin de témoins de la miséricorde – de l’amour qui pardonne et réconcilie - dans nos maisons, nos écoles et nos lieux de travail. Par vocation, les époux et membres d’une famille chrétienne sont des témoins lumineux de la force divine de la miséricorde pour eux-mêmes et pour le monde.

Un endroit où la vie est accueillie

Le jour de votre mariage, devant vos parents et amis, vous avez également promis d'être ouverts à la vie. Cette expression signifie que les enfants, selon la perspective chrétienne, sont chacun(e) à la fois un don de Dieu créateur de toute vie et l'expression de la surabondance de l’amour qui unit les époux, un amour qui les dépasse, les déborde, en créant du neuf : un enfant, à la fois fruit de leur amour et de celui que Dieu leur porte. C’est en ce sens que le christianisme affirme que les enfants sont des bénédictions de Dieu. Plus nombreux les enfants, plus nombreuses les bénédictions, dans l’exercice d’une parentalité responsable.

Contrairement à une certaine conception de l’amour qui voit dans l’enfant à naître un problème, un frein à la liberté et à la réalisation individuelle, les familles chrétiennes affirment haut et fort au cœur de notre monde que chaque enfant est un don d’amour, unique, irrépétible; pour celles-ci, l'arrivée d'un nouveau-né inspirera toujours l'émerveillement et la gratitude pour le mystère de la nouvelle vie -  éternelle - donnée par Dieu.

Les familles chrétiennes rappellent à notre monde obsédé par les prouesses technologiques que le plus grand des miracles, le plus grand des dons, c’est l’apparition d’une nouvelle vie humaine, d’un enfant à naître, un don unique et irrépétible issu du coeur du Créateur, et confié à une famille choisie entre toutes pour l’aimer et lui apprendre à aimer Dieu et ses semblables.

Un signe vivant de communion

Depuis le premier instant votre conception, vous n’êtes pas seul(e) : un jour, vous êtes apparu(e) dans le sein d’une femme, votre mère, avec laquelle, vous, son enfant, êtes entré(e) en relation intime et ce, neuf mois avant votre naissance. Ainsi va toute vie humaine : vivre, c’est entrer en relation avec les autres, de la naissance à la mort – et même au-delà car au Paradis, on rejoint nos proches décédés avant nous avec lesquels nous serons en relation pour l’éternité.

Or, la relation vraie ne vise qu’une chose : la communion (l’union-commune) avec l’autre. Une relation qui n’unit pas sur le plan de l’être intime ne mérite pas ce nom.

Votre mariage a été un acte social et relationnel, un acte de communion. Vos témoins, quelques-uns de vos meilleurs amis, s’y sont unis à vous, à votre bonheur. Toutes ces personnes ont constitué avec vous, ce jour-là, la communauté de l'Église, la grande famille des fils et des filles du Père.  Or, cette grande famille doit vivre une communion – l’union des cœurs – si forte et si belle qu’elle devienne pour le monde entier un signe de l’amour de Dieu pour chaque être humain, un signe qui manifeste que les chrétiens ne vivent pas pour eux-mêmes, mais plutôt avec et pour les autres, dans une réelle communion fraternelle. C’est pour cette raison que toutes les familles (chrétiennes) devraient se sentir chez elles dans l'Église, et y (re)découvrir – pour la renforcer - la communion humaine et spirituelle qui est au cœur de leur mission.

 

 

La famille comme « Église domestique »

En raison des valeurs d’amour (de Dieu et du prochain), de fidélité, de miséricorde, de communion et d’ouverture à la vie qui y sont vécues (et qui la définissent), la Tradition chrétienne considère la famille comme une « petite Église », ou une « Église domestique » (domus = maison), c’est-à-dire un lieu où Dieu est présent et se manifeste par de multiples bénédictions et bienfaits. Ainsi, chaque membre d’une famille-petite-église devrait rayonner et rendre présent cet amour de Dieu dans son voisinage, son école et, au travail. L’Église domestique qu’est chaque famille doit devenir missionnaire au-delà de ses frontières, et chercher à étendre le Royaume de Dieu dans les cœurs.

Pour en découvrir plus encore sur les relations entre votre famille et l'Église, veuillez communiquer avec le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille.

 

 

Pour aller plus loin :

Jean Paul II, Lettre aux familles
Jean Paul II, Familiaris consortio
Pape François, audiences générales sur la famille
Pape François, La joie de l'amour
Organisme catholique pour la vie et la famille
Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie

Éduquer, c’est quoi? Pour… quoi?

L'éducation des enfants est l'une des plus grandes aventures du mariage et de la vie de famille. C’est aussi, pour dire vrai, l’une des plus exigeantes.

Éduquer, c’est transmettre pour faire grandir, l’esprit, l’âme et le cœur; éduquer, c’est communiquer par des paroles, mais surtout par des gestes. Éduquer, être parent, c’est transmettre la meilleure part de nous-mêmes, ce à quoi nous tenons, ce qui nous définit comme personne : notre langue, notre histoire, nos valeurs, nos croyances et notre foi.

Éduquer, c’est une responsabilité extrêmement prenante quand les enfants sont plus jeunes; plus tard, lorsqu’ils grandissent et deviennent adultes, l’éducation continue mais de façon plus subtile, comme à distance – car les parents demeurent pour toujours les premiers modèles de leurs enfants : ils leur enseignent à vivre mais aussi à bien vieillir et mourir. Éduquer, c'est une tâche qui engage notre personne tout entière (esprit, âme, cœur), jour et nuit, année après année!

Il est normal de s’inquiéter de l’évolution de la personnalité (et de leurs valeurs) de notre enfant, de ses résultats scolaires, de son intégration sociale, et de son avenir professionnel. Chaque parent vise pour son enfant une pleine réussite sur le plan social, professionnel et personnel. Cela admis, cette réussite est-elle la finalité ultime – et plus importante – de l’éducation?

Éduquer au sens de la vie : la mission fondamentale

À cette question, les grandes traditions de sagesse, dont celle de l’Église catholique, répondent non. Pour elles, bien éduquer un enfant, ce n’est pas d’abord se préoccuper de sa réussite mondaine ; c'est plutôt lui présenter le sens de la vie – en l’occurrence : le sens chrétien de l’existence humaine (qui est sublime).

Voilà la tâche essentielle, primordiale, que les parents reçoivent de Dieu : l’immense responsabilité d’éveiller leur(s) enfant(s) à la présence mystérieuse du Dieu créateur dans l’Univers visible (et invisible); les inviter à découvrir le réel – la vie - comme un don de Dieu, une découverte source d'émerveillement constant. Cette tâche essentielle, cette promesse de transmettre à leur(s) enfant(s) la vision chrétienne de l’existence humaine, chaque parent chrétien l’a faite le jour de son mariage.

Fort heureusement, cette lourde tâche n’incombe pas qu’aux seuls parents; la sagesse africaine ne dit-elle pas qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant ? Voilà pourquoi les parents chrétiens confient l'éducation de leurs enfants à des enseignants compétents, à des conseillers spirituels, à des amis dignes de confiance qui partagent avec eux une même vision de l’existence, des conceptions communes de la vie bonne et réussie.

Les écoles et l’éducation catholique

Qu’en est-il de l'enseignement catholique et des écoles catholiques locales?

La mission de l'éducation catholique est de présenter à l'enfant une vision intégrale de la vie et de la foi chrétienne. Récemment, le pape François présentait sa vision catholique de l'éducation (catholikos en grec signifie universel) aux personnels des écoles d’Italie. Lisons-en un extrait :

 

« L’éducation ne peut pas être neutre. Ou elle est positive, ou elle est négative; ou elle enrichit, ou elle appauvrit; ou elle fait grandir la personne, ou elle l’affaiblit, elle peut même la corrompre [...] La mission de l’école consiste à développer le sens du vrai, le sens du bien et le sens du beau. Et cela se fait à travers un cheminement riche, fait de nombreux « ingrédients ». C’est pour cela qu’il y a tant de disciplines! Parce que le développement est le fruit de divers éléments qui agissent ensemble et stimulent l’intelligence, la conscience, l’affectivité, le corps, etc. [...]

 

Si une chose est vraie, elle est bonne et elle est belle; si elle est belle, elle est bonne et elle est vraie; et si elle est bonne, elle est vraie et elle est belle. Et, ensemble, ces éléments nous font grandir et nous aident à aimer la vie, même quand nous allons mal, même au milieu des problèmes. La véritable éducation nous fait aimer la vie, et nous ouvre à la plénitude de la vie!

(Discours du pape François aux écoles italiennes, Place Saint-Pierre, le samedi 10 mai 2014)

 

Une éducation humaine et chrétienne complète devrait aussi inclure l'éducation morale et sexuelle des enfants. Avant que l’école ne prenne le relais, cette dernière relève en première responsabilité des parents chrétiens, dont le rôle se résume à ces deux points principaux : aider leurs enfants à découvrir leur beauté d’êtres sexués créés par Dieu ; développer en eux l'appel à l'amour (au don) inscrit dans leur cœur et leur corps, tout en leur apprenant à le réguler à partir de principes moraux solides et éclairés. (Au sein de l’église catholique, cette approche fortement promue par saint Jean-Paul II se nomme : La théologie du corps. Des personnes compétentes du diocèse en assurent la diffusion.)

Plus de renseignements sur l’éducation catholique à Montréal

Les parents qui désirent que cette vision intégrale de l'éducation soit enseignée à leurs enfants peuvent les inscrire dans une école privée catholique. L'archidiocèse de Montréal est riche d’une tradition exceptionnelle de communautés religieuses d'hommes et de femmes très dévoués qui ont consacré leur vie, dans un esprit de collaboration avec les parents, à l'éducation chrétienne intégrale des enfants.

Voici quelques écoles primaires et secondaires catholiques de notre ville :

Anglophones

Secondaire :
Sacred Heart School
Loyola High School

Francophones

Primaire:
École Augustin Roscelli
Collège Sainte-Marcelline
Villa Sainte-Marcelline
École Marie Clarac
École Sainte-Anne

Secondaire :
Villa Sainte-Marcelline
École Marie Clarac
Collège Sainte-Marcelline
 

Ressources (éducation morale et sexuelle) :

Conseil Pontifical pour la Famille - Vérité et signification de la sexualité humaine
Lieu de rencontre - Un projet pour l’éducation sexuelle et affective
La Libraire Emmanuelle propose une très bonne sélection de livre sur le sujet de la sexualité et l’affection. Nous vous suggérons les livres de Mme Inès PELISSIE DU RAUSAS.

Ressources (éducation à la foi des enfants) :

Groupes pour les tout petits et leurs parents - La P’tite Pasto
Une approche Montessori à l'éducation de la foi pour les enfants âgés de 3 à 12 ans

 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer avec le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille.

Prier en famille…?

Quoi ! prier en famille? Mais nous sommes déjà bien trop occupés avec l'école, les activités des enfants et le travail! Comment voulez-vous qu'on trouve du temps pour prier en famille?

Vous vous reconnaissez dans cette réaction de père ou mère de famille ? Une réaction, admettons-le, qui traduit la réalité de bien des familles actuelles, morcelées, éparpillées en raison des activités variées et désynchronisées de leurs membres.

Cela admis, la vie moderne et ses innombrables sollicitations ne rendent pas impossible tout temps passé en commun (avec TOUS les membres de la famille), autour d’un repas, d’une activité culturelle ou de loisir; en vérité, il suffit que ces temps passés en commun, même s’ils sont très courts, soient perçus comme prioritaires sur le reste; en somme, tout est question de volonté, de choix, d’une saine hiérarchie des valeurs familiales.

Toute prière réalise la communion avec Dieu et les autres

La prière, même individuelle, est moins solitaire qu’il n’y paraît ; en effet, prier, c’est entrer en relation avec Dieu, et avec les autres en Lui, au moyen de ce que l’Église nomme la communion des saints, c’est-à-dire l’union mystérieuse mais réelle de tous les chrétiens de la Terre et du ciel. Voilà pourquoi, en vérité, on n’est jamais seul quand on prie.

Pourquoi alors ne pas prier plusieurs membres de la famille à la fois, tous ensemble si possible ? JÉSUS a demandé que les chrétiens prient en commun, leur prière devenant alors plus forte et efficace. Une famille qui prie renforce sa relation avec Jésus, mais aussi les liens psychologiques et spirituels l’unissant. Quelques minutes par jour suffisent : Dieu est toujours là, l’oreille tendue, le cœur ouvert, prêt à distribuer ses grâces.

Lisons le pape François qui nous parle avec sagesse et simplicité de la prière en famille :

 

Je voudrais vous demander, chères familles : priez-vous parfois en famille? [...] Mais beaucoup me disent : Mais, en famille, comment on fait? Parce que la prière semble être une affaire personnelle, et puis il n’y a jamais un moment favorable, tranquille, en famille…

Oui, c’est vrai, mais c’est aussi une question d’humilité, de reconnaître que nous avons besoin de Dieu [...] et toutes les familles! Nous avons besoin de Dieu : tous, tous! Nous avons besoin de son aide, de sa force, de sa bénédiction, de sa miséricorde, de son pardon.  Et il faut de la simplicité : prier en famille, il faut de la simplicité! Prier ensemble le « Notre Père », autour de la table, n’est pas quelque chose d’extraordinaire : c’est facile. Et prier le Rosaire ensemble, en famille, c’est très beau, ça donne beaucoup de force!  Et aussi prier les uns pour les autres : l’époux pour l’épouse, l’épouse pour l’époux, tous les deux pour les enfants, les enfants pour les parents, pour les grands-parents… Prier les uns pour les autres.  C’est prier en famille, et cela renforce la famille : la prière!

 

Le pape François nous rappelle l’essentiel : la prière est d’abord affaire d’humilité, de simplicité et de force. Les familles qui prient savent qu’elles ont besoin de Dieu pour demeurer aimantes, fortes et unies; elles se tournent vers Lui avec simplicité, les mains ouvertes, pour recevoir chaque jour ce dont elles ont besoin pour continuer d’aller de l’avant, avec espérance et sérénité, même face à de forts vents contraires.

La prière permet aux membres d’une famille de prendre conscience qu’ils sont tous et chacun(e) enfants du même Père aimant, qui veille sur les destinées de leur famille, chacune occupant une place privilégiée dans son cœur. Quant à elle, la prière des époux les unit plus profondément à Dieu, et l’un à l’autre.

Les bonnes habitudes se prennent pendant l’enfance

La prière en famille, pour bien la vivre, doit pouvoir s’insérer facilement dans les rythmes quotidiens : avant ou après un repas, au réveil ou avant le coucher, pendant les allers-retours de l’école ou du travail, lors de la promenade du soir, etc. La forme de la prière doit aussi demeurer simple : un Notre Père, un ou des Je vous salue Marie, ou l’une ou l’autre des innombrables prières tirée du trésor de la tradition chrétienne (qu’on peut trouver dans tout bon Missel ou autre livret catholique). Le nombre de personnes qui prient peut aussi varier : tous ensemble, un parent avec un ou plusieurs enfants, l’époux avec l’épouse, les enfants seuls, etc. Au final, l’important, c’est que l’on sorte du cadre de la prière individuelle, que deux cœurs ou plus s’unissent en Dieu pour un temps, même court.

Les parents chrétiens savent que les enfants ont une aptitude naturelle pour la prière. De plus, ils savent par expérience que cette aptitude doit être développée le plus possible pendant l’enfance. Pourquoi donc ? Parce que nos premières habitudes de prière nous suivent toute notre vie d’adulte (tous les saints de l’Église en témoignent); d’ailleurs, la Tradition n’enseigne-t-elle pas qu’il faut toujours prier avec un cœur d’enfant ?

Ces premières prières apprises et récitées par (le) cœur apprennent aux enfants l’essentiel : ils ont été créés par un Dieu qui les aime d’un amour infini, qui s’est manifesté en la personne humano-divine de Jésus, le bon pasteur, qui les appelle chacun (e) par son nom et les invite à Le suivre à chaque jour, leur vie entière. Ces vérités à la fois simples et profondes, qui sont les piliers de toute vie spirituelle, sont les premières que nous devons transmettre à nos enfants.

Ces vérités essentielles sont toutes issues de la Bible (Ancien et Nouveau Testament),  qui est « une lettre d’amour écrite par Dieu à l’humanité ». Lire la Bible à un enfant, c’est lui donner à contempler l’extraordinaire œuvre de Dieu dans l'Histoire naturelle et humaine. Ces innombrables récits, aux formes et messages variés (histoires et aventures, poésie, sagesse, prophétie, miracles, etc.), lui parleront au cœur et à l’âme, y laissant  souvent une empreinte pour la vie; les parents y trouveront quant à eux des nourritures spirituelles adaptées aux diverses circonstances de leur vie.

Pour toutes ces raisons, la Bible (en versions adulte et enfant) devrait occuper une place de choix - visible et accessible - dans toute maisonnée chrétienne.

La messe du dimanche : un cadeau inestimable pour la vie familiale

Chaque semaine, il existe un temps privilégié pour prier en famille : la messe du dimanche. Les familles chrétiennes forment alors la communauté chrétienne qui, dans un même élan du cœur, se tourne vers Dieu pour célébrer ses bienfaits et sa Vie divine donnée en abondance. C’est l’occasion aussi de développer des liens d’amitié qui embelliront votre vie au quotidien.

Trouver une église ici

Réflexion de Mgr Christian Lépine sur la Spiritualité matrimoniale et familiale

 

Défis de la vie quotidienne

La famille d’aujourd'hui doit faire face à beaucoup de défis qui menacent son unité et son bonheur, qui peuvent être classés en deux catégories : ceux pour lesquels des solutions assez simples existent; et ceux qui sont plus complexes à affronter.

Dans la première catégorie, on compte l'individualisme ou l’égoïsme de l’un ou l’autre des membres d’une famille, l’envahissement de la technologie et des médias sociaux, certaines occupations trop prenantes (sports ou activités parascolaires), des horaires de travail surchargés, etc. Les défis de cette première catégorie peuvent être surmontés par des échanges respectueux et de la bonne volonté, alors que ceux de la seconde catégorie nécessitent une aide extérieure, un soutien, parfois important.

Quelques exemples de ces défis ? Un jeune couple découvre qu'il est stérile; un autre reçoit un diagnostic prénatal très inquiétant lors d'un test de routine; un grave accident ou une maladie sérieuse soudaine force une famille à s'adapter à sa nouvelle réalité, radicalement différente de la précédente; des parents vieillissants ou membres de la famille perdent beaucoup d’autonomie et nécessitent des soins exigeants et fréquents, etc.

Beaucoup de familles confrontées à ce type de défis réussissent à y faire face seules,  avec l’aide de leurs amis les plus dévouées, au moins pour un temps. Cela dit, il arrive que, tôt ou tard, certaines familles se sentent dépassées voire écrasées par l’ampleur du défi : elles doivent alors chercher de l’aide, un soutien extérieur. Or, voici deux types de défi(s) pour lesquels l’Église catholique offre un soutien aux couples-familles qui en ressentent le besoin.

La sexualité et la fertilité du couple

La très grande majorité des couples engagés dans un projet d’amour - comme le mariage - désirent concevoir un ou plusieurs enfants, qui sont les plus beaux fruits de leur amour. Ce désir est naturel, légitime, et il est bon.

Concurremment au désir d’avoir des enfants – ou (bien) avant -, il y a chez les époux un autre désir, tout aussi fondamental : celui de s’unir par amour, corps et âme : de faire l’amour. La sexualité du couple, lorsqu’elle est bien vécue, est une force fantastique d’union et de bonheur. Hélas, le contraire est tout aussi vrai : plusieurs couples vivent plus ou moins sereinement leur sexualité, ce qui mine leur bonheur, et leur inflige des blessures psycho-affectives qui peuvent même mettre en péril leur union. En vérité, une saine sexualité est indispensable à l’épanouissement d’un couple qui aspire à durer.

Pour cette raison, l’Église catholique, parce qu’elle désire le bonheur intégral des époux, leur propose un chemin de sagesse leur permettant de bien vivre cette composante essentielle de leur relation. Cette sagesse éprouvée a aidé des millions de couples chrétiens qui se posaient des questions ou qui vivaient des difficultés touchant la sexualité. Par exemple, saviez-vous qu'il existe des méthodes naturelles - et scientifiques – qui permettent de découvrir et de réguler les rythmes de votre fertilité (et le nombre de vos grossesses) et ce, sans utiliser de moyens contraceptifs (chimiques ou autres). Des méthodes … gratuites, mais que trop peu connaissent.

Il peut aussi arriver qu’un couple éprouve des difficultés à concevoir un enfant : cette épreuve suscite alors chez l’homme et la femme une gamme d’émotions fort contrastées qui les laissent souvent désemparés, démunis; ils cherchent alors une oreille attentive pour les écouter, les conseiller; où trouver de l'aide? Bonne nouvelle : l’Église est là pour vous!

Ressources :

Stérilité, série de 4 vidéos :
L'attente d'un enfant, quelle espérance?
Comment faire face au diagnostic?
Quelle décision prendre face à l’aide médicale à la procréation?
Existe-t-il une autre fécondité (que la biologique) pour le couple?

Billings Ovulation Method of Natural Family Planning
Service Vie-Amour : pour l'enseignement de la Méthode de l’ovulation Billings™ au Québec
Creighton Model FertilityCare System
Serena offre des séances en français et en anglais
Ressources de l'OCVF

Quand l’inattendu arrive…

Beaucoup de parents (et familles) doivent affronter le défi imprévu de la maladie d'un enfant (à naître, naissant ou en développement); ils doivent alors faire face aux limites intellectuelles, psychologiques ou physiques de leur enfant. Ces dures épreuves suscitent chez eux beaucoup d’anxiété et de peurs quant à l’avenir de leur enfant ET de leur famille. Le désespoir risque alors d’en gagner certains, et les inciter à prendre des décisions irrévocables et très malavisées, qu’ils risquent de regretter amèrement un jour.

Saviez-vous qu’il est possible de vivre avec bonheur – une fois le choc initial passé – un tel défi ? Des millions de parents dans le monde l’ont fait, et peuvent en témoigner. Mais pour ce faire, ils ont reçu en leur temps une écoute, des conseils avisés, de l’aide, du soutien.

Cette écoute, cette aide, ces bons conseils, ce soutien, le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille sera heureux de vous les offrir. Il pourra notamment vous mettre en relation avec des communautés et des réseaux de familles qui ont accueilli un enfant souffrant d’une incapacité. Vous y trouverez du soutien fraternel, et des ami(e)s.

Ressources :

L'Arche (Montréal)
Foi et Lumière

Tôt ou tard, toutes les familles vivent le défi d’accompagner un parent dans la maladie et la mort. Bien que cette épreuve soit naturelle, biologiquement prévisible, elle suscite aussi son lot d’interrogations, voire de dilemmes éthiques – par exemple : que penser des demandes d’aide médicale à mourir? La sagesse de l’Église saura répondre à vos questions et vous proposer des options pleinement respectueuses de la dignité humaine.

Pour trouver des ressources sur l'accompagnement d'un parent âgé ou malade (en fin de vie), veuillez contacter le SASMAD ou notre section sur la fin de vie.

Il n’est pas bon que les couples et familles soient seuls…

Les couples et les familles, tout comme les individus, ne sont pas faits pour vivre seuls. Ils ont besoin d’être entourés d’amis avec lesquels ils pourront partager leurs jours heureux et malheureux. En d’autres mots, les couples et familles ont besoin d’une communauté de soutien dans laquelle ils pourront nouer de solides relations et amitiés qui les aideront à s’épanouir.

La meilleure communauté de soutien et d’amitié, de partage fraternel, c’est l'Église : elle est comme une Mère qui rassemble en son sein tous les couples et toutes les familles pour qu’ils prennent soin les uns des autres et vivent un amour vraiment fraternel.

Pour l’immense majorité des gens, le couple et la famille constituent ce qu’ils ont de plus précieux. Pourtant, les nécessités de la vie font souvent en sorte que ce sont souvent ce qu’ils négligent en premier! Or, le couple et la famille, telle une plante, ont besoin de soleil et de bons nutriments pour bien grandir et se développer. Faute de quoi, c’est la vie même du couple et de la famille qui est atteinte, voire menacée; il faut alors redoubler d’efforts pour sauver la plante, en espérant qu’il ne soit pas trop tard…

 

 

L’Église de Montréal est bien consciente de ces difficultés. Voilà pourquoi, par amour pour les couples et les familles, elle leur propose plusieurs activités dont le but est d’alimenter et de soigner cet amour aussi précieux que fragile.

Voici quelques-unes des activités offertes (parmi d’autres) par le diocèse : temps de retraite de couple, jours de formation, séances en soirée, événements pour toute la famille, camps d'été...


Le centre de retraite catholique Dominus Vobiscum.
Pendant les mois d'été, le site est utilisé pour des camps familiaux catholiques!

Camping des familles
Sainte-Thècle (Québec)

Cana Colony
Combermere (Ontario)

Semaine Cana - Communauté du Chemin Neuf
Rawdon (Québec)

Ces activités nombreuses et variées répondent à de nombreux besoins, qu’il s’agisse d’un couple en discernement par rapport à un projet de mariage, d’un couple ayant un ou des jeunes enfants désireux de se recentrer sur son amour, d’un couple en (plus ou moins grande) difficulté qui a besoin de soutien et conseils afin de pouvoir continuer à avancer, etc.

Si vous avez des questions sur l’une ou l’autre de ces activités, n'hésitez pas à nous appeler au Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille. Nous sommes là pour vous!

Enrichissement du mariage et de la famille

Family Development
Cet organisme international offre des services à Montréal, notamment des cours sur le mariage et la famille appelés « Matrimonial love ».
« À l’aide des perspectives contrastées du mari et de la femme suscitées par cinq études de cas, les couples ont l'occasion de réfléchir aux défis de l'amour dans un mariage. Entre autres sujets, on parlera du lien d'amour, de la personne sexuée, de la communication dans le couple marié, de l'équilibre travail-famille et de la vie de famille.

Différents programmes d'enrichissement de la vie familiale et de formation à la théologie du corps sont offerts par le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille. Veuillez communiquer avec nous pour connaître nos prochains événements.

Si vous souhaitez recevoir la visite d'un prêtre à votre domicile pour qu'il rencontre votre famille, vous pouvez en parler au prêtre de votre paroisse ou bien nous appeler au Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille. Des ressources de counselling familial sont aussi offertes sur demande.

Pour obtenir des ressources spécifiques au mariage, veuillez consulter notre section sur le mariage!

Des mouvements et communautés chrétiennes qui accompagnent et soutiennent les couples et familles chrétiennes

L’Église a vu apparaître ces cinquante dernières années de nouveaux mouvements religieux et des communautés nouvelles qui ont beaucoup renouvelé les formes de vie chrétienne, consacrée ou non. Ces mouvements et communauté sont autant de lieux où les membres essaient de vivre pleinement leurs vies chrétiennes quotidiennes, dans toutes ses facettes :  mariage, vie de famille, vie professionnelle, etc. Ces mouvements et communautés vivent chacun(e) selon leur personnalité propre – appelée un charisme –; cependant, ils partagent tous un idéal missionnaire qui les poussent à entrer en relation avec tous ceux qu’ils croisent sur leur route pour, au besoin, les soutenir de plusieurs façons.

Voici les noms et les coordonnées de quelques nouveaux mouvements et nouvelles communautés de notre diocèse :

Teams of Our Lady/Équipes Notre-Dame
Chemin Néo-catéchuménal
Focolare
Communion et Libération
Famille Myriam Beth'léhem
Couples for Christ

Veuillez prendre note que certains de ces mouvements et communautés religieuses n’utilisent que l’anglais comme langue usuelle.