Le mariage catholique

Mariage

Le mariage catholique est une union à… trois! Eh oui, à leur mariage, les époux ne sont pas les seuls à prendre un engagement d’amour pour toute la vie : Dieu – l’Être-Amour parfait ! – s’engage Lui aussi à être réellement présent dans leur quotidien, et ce afin qu’ils puissent puiser constamment à son Amour et s’aimer librement, totalement, fidèlement, sans limite, selon les aspirations profondes de leur coeur.

 

« Le mariage est l’icône de l’amour de Dieu pour nous. » (Pape François, 2 avril 2014)

 

Se marier à l’Église, c’est beaucoup plus que se marier dans une église. Pourquoi?

Tous et chacun créés à l’image de Dieu, l’Amour-Personne, les êtres humains de toutes cultures, races et religions, aspirent à aimer et à être aimés.

Cet amour ne vient pas de nous, nous n’en sommes pas l’origine : il est don de Dieu. Pas seulement l’amour, aussi toute notre existence, dans laquelle Dieu désire que nous Le découvrions fou d’amour pour nous, dans les signes qu’IL nous envoie, dans certaines expériences particulières que vous vivrons.

Lorsqu’un homme et une femme célèbrent leur mariage, Dieu « se reflète » en eux, pour ainsi dire, IL imprime en eux ses traits et le caractère indélébile de son amour.

Un mariage à trois

Le mariage n’est pas un symbole qui ressemble à l’amour de Dieu; comme les feuilles frémissent en présence du vent, le mariage catholique EST le signe visible (un sacrement) de la présence réelle – bien qu’ invisible - de Dieu dans l’histoire d’amour des époux.

Dieu connaît notre désir d’aimer, mais aussi nos limites à pouvoir le faire.

Or, c’est précisément pour nous rendre capables d’aimer comme nous le désirons profondément, sans avoir à nous satisfaire d’un amour moindre, que Jésus – Dieu devenu homme – est mort sur la croix pour nous, pour son Église. C’est cela, la puissance de la Croix glorieuse : la mise à mort de nos limites à aimer, l’Amour infini de Dieu qui vainc les puissances d’égoïsme et de mort en nous!

Ainsi, à chaque mariage, Jésus s’engage Lui aussi avec les époux, comme Il l’avait fait en son temps à Cana, en Galilée. Jésus leur offre le même amour que celui de son offrande sur la Croix. Animés et portés par cet Amour divin, les époux sont désormais capables de s’aimer d’un amour intégral, dans les petits et grands gestes du quotidien, de se faire don mutuel de leurs vies.

Le mariage est donc un sacrement, c’est-à-dire le signe visible et efficace de la présence invisible mais réelle de l’amour infini de Dieu pour chacun des époux. Pour la vie entière.

 

 

Les quatre piliers du mariage

Aimer en vérité signifie s’oublier soi-même pour se (dé)vouer au bonheur de l’autre. L’amour véritable, celui qui comble le cœur, comporte quatre composantes : il est total, gratuit, fidèle et donne la vie.

1- Un amour total

 

« Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6)

 

L’amour conjugal engage toute la personne – corps, cœur et esprit – qui aspire à ne former  qu’« une seule chair », un seul cœur et une seule âme avec son(sa) bien-aimé(e).

L’amour conjugal ne garde rien pour lui, ne pose aucune limite au don de lui-même.

2- Un amour gratuit

Pour être un don véritable, l’amour ne doit pas résulter d’une obligation ou d’une dette : il doit être libre, gratuit, sans condition, sans contrat qui dicte ce que chacun doit à l’autre; l’amour ne calcule pas, il se donne sans compter, sans rien attendre en retour.

3- Un amour fidèle

Les amoureux désirent s’appartenir l’un à l’autre pour toujours, de la jeunesse à la vieillesse,  jusque dans la mort, voire au-delà.

 

« Il est difficile [ de penser] que celui qui ne décide pas d’aimer pour toujours puisse vraiment aimer pour un seul jour » (Saint Jean-Paul II, 8 avril, 1987, Argentine)

 

Par le sacrement du mariage, Dieu « scelle » (=confirme solennellement) l’alliance entre les époux et leur offre le don de « l’indissolubilité » de leur mariage, le cadeau d’un lien durable pour toujours, comme l’est son amour pour chacun des époux et l’humanité entière. L’indissolubilité du mariage est un cadeau qui répond aux désirs profonds des époux.

 

« Ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer » (Mt 19, 6)

 

4- Un amour qui donne la vie

L’amour authentique, par nature, est surabondant : il désire déborder de son cadre, créer du neuf, produire des fruits; il désire créer de la vie, donner la vie. Cette surabondance d’amour-devenu-vie, c’est l’enfant - ou les enfants - chacun(e) un don unique de l’amour de Dieu pour le couple. Si le couple est stérile, la surabondance de leur amour pourra se manifester par un projet d’adoption ou de parrainage d’enfant(s), ou tout autre service fécond pour la société.

Cet amour surabondant se manifestera aussi par les amitiés du couple, qui le nourriront et le soutiendront. En outre, ces amitiés du couple pourront aussi « guérir les blessures des personnes abandonnées, instaurer la culture de la rencontre, lutter pour la justice (…) pour que tous puissent sentir chaque homme comme frère. (…) La fécondité du couple s'élargit et se traduit par mille manières de rendre présent l’amour de Dieu dans la société. » (La Joie de l’Amour, 183-184).

 

« Vouloir fonder une famille, c’est se décider à faire partie du rêve de Dieu, (…) se joindre à lui dans cette épopée de la construction d’un monde où personne ne se sentira seul. » (Pape François, 26 septembre 2015, Philadelphie)

 

Mieux comprendre la fécondité

 

 

Un amour parfaitement naturel, quoi!

 

 « Il s’agit bien des caractéristiques normales de tout amour conjugal naturel, mais avec une signification nouvelle qui (…) les purifie et les consolide, (…) les élève au point d’en faire l’expression de valeurs proprement chrétiennes » (Saint Jean-Paul II, Familiaris consortio, 13)

 

Pour approfondir le sens du mariage catholique…

Le mariage dans l’Église catholique : Foire aux questions

 

« Apprendre à aimer quelqu’un n’est pas quelque chose qui s’improvise (…). En réalité, chaque personne se prépare au mariage dès sa naissance. Tout ce que sa famille lui a apporté devrait lui permettre d’apprendre de sa propre histoire et la former à un engagement total et définitif. » (La Joie de l’Amour, 208)

 

Vous avez choisi de vous marier à l’Église? Félicitations!

 

« La joie de l’amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église. » (La Joie de l’Amour, 1)

 

Comme couple, préparer son mariage, ce n’est pas d’abord préparer une cérémonie et une célébration; il s’agit plutôt de préparer tout le reste de votre vie!

Cliquez ici pour découvrir les étapes à suivre pour un mariage catholique
Cliquez ici pour découvrir les sessions de préparation qui s’offrent à vous

Savez-vous que…

…le mariage à l’Église est une union à trois?


« Vouloir fonder une famille, c’est se décider à faire partie du rêve de Dieu, (…) se joindre à lui dans cette épopée de la construction d’un monde où personne ne se sentira seul. » (Pape François)

 


…vous vous engagez envers Dieu à le laisser vous combler de son amour à un point tel qu’il débordera au-delà de votre couple?

…le mariage n’est pas un projet privé? Vous vous engagez aussi envers tous ceux que vous rencontrerez durant votre vie à leur faire découvrir l’amour de Dieu qui rayonnera à travers vous!

…votre sacrement de mariage vous rendra possible des choses qui vous semblent impossibles humainement parlant, et que vous désirez pourtant profondément?

  • Le mariage catholique est un projet bien particulier. Le connaissez-vous? (insérer lien vers « sens du mariage »)
  • Acceptez-vous de recevoir l’immense cadeau et l’importante mission que Dieu voudrait vous offrir?

L’Église est là pour vous offrir la meilleure préparation possible pour votre mariage, ce projet audacieux d’amour en abondance!

Pour « décoder » les étapes de la célébration du mariage

 

 

Pour aller plus loin :

Le mariage dans l’Église catholique : Foire aux questions
Pour une vraie libération sexuelle

 

« Le mariage chrétien est un signe qui non seulement indique combien le Christ aime son Église à travers l’Alliance scellée sur la Croix, mais encore rend présent cet amour dans la communion des époux. » (La Joie de l’Amour, 73)

 

L’Église désire se rapprocher de chaque couple chrétien et l’accompagner dans sa croissance. Elle désire que le couple découvre l’amour infini dont Dieu veut le combler, la mission qu’IL voudrait lui confier, ainsi que la meilleure voie pour surmonter les difficultés inhérentes à cette vocation chrétienne aussi belle qu’exigeante.

 

« Tous les mariages affrontent des moments difficiles, mais ces expériences de la croix peuvent rendre le chemin de l’amour encore plus fort. » (Pape François, 28 septembre 2013)

 

Quelques conseils du pape François pour faire face aux difficultés et épreuves de tout mariage

 

« Le regard se dirige vers l’avenir qu’il faut construire quotidiennement, avec la grâce de Dieu, et pour cela même, on n’exige pas du conjoint qu’il soit parfait. Il faut laisser de côté les illusions et l’accepter tel qu’il est : inachevé, appelé à grandir (…). La bénédiction reçue est une grâce et une impulsion pour ce parcours toujours ouvert. » (La Joie de l’Amour, 218)

 

 « Vivre ensemble est un art, un cheminement patient, beau et fascinant. (…) Ce cheminement de chaque jour a des règles que l’on peut résumer dans ces trois mots : (…) « S’il te plaît / tu permets? », (…) « merci » et « pardon ». » (14 février 2014)

 


 « Disputez-vous tant que vous voulez. Si les assiettes volent, laissez-les voler. Mais ne jamais finir la journée sans faire la paix ! Jamais ! » (4 octobre 2013)

 

« Les épreuves, les sacrifices et les crises du couple […] représentent des passages pour grandir dans le bien, la vérité et la beauté. Dans le mariage, on se donne complètement, sans calcul ni réserve, partageant tout, les dons comme les renoncements, en faisant confiance à la providence de Dieu. » (25 octobre 2013)

 

 

Pour aller plus loin :

Retraites
Vivre et aimer
Semaine CANA
Retrouvailles (à venir)

Groupes d’accompagnement
Les équipes Notre-Dame
Famille, développement et éducation

Camps
Dominus vobiscum

Couples en difficulté
Retrouvailles (à venir)

Conseillers conjugaux
Veuillez communiquer avec le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille.

 

« Ne désespérons pas à cause de nos limites, mais ne renonçons pas non plus à chercher la plénitude d’amour et de communion qui nous a été promise! » (La Joie de l’Amour, 325)

 

« Approchons-nous avec attention et affection des familles en difficulté, (…) de celles qui sont brisées (…) ou qui souffrent pour beaucoup d’autres raisons, approchons-nous des époux en crise et de ceux qui sont désormais séparés. Nous voulons rester proches de toutes les familles. » (Pape François, 25/10/2013)

 

Personnes séparées/divorcées, sans nouvelle union

Si vous êtes séparé(e) ou divorcé(e) et sans nouvelle union, vous faites toujours partie de l’Église de par votre baptême; en outre, votre vie de chrétien(ne) se déploie encore dans la mission de votre sacrement de mariage.

Si vous cherchez à demeurer fidèle aux promesses de votre mariage, vous trouverez dans l’Église un grand soutien et réconfort : vous y trouverez la grâce (force) de Dieu offerte en abondance notamment dans l’Eucharistie et le sacrement de la miséricorde (Familiaris consortio 20 et 83).

Par votre fidélité durable et exemplaire envers celui ou celle qui vous a quitté(e), vous témoignez de la grandeur et de la beauté du mariage chrétien, et de son indissolubilité. Ce n’est pas tout : par votre fidélité, vous êtes aussi des témoins de l’Amour inconditionnel de Dieu pour chacun de nous.

Sans le savoir, vous êtes un prophète de Dieu : vous rappelez à votre entourage que Dieu seul peut combler les désirs profonds du cœur; certes, Il peut le faire dans le mariage, à l’aide d’un(e) conjoint(e), mais Il le peut aussi sans intermédiaire, en comblant votre cœur de Son Amour, comme Il le fait depuis des millénaires pour les moines et moniales consacrés à la prière perpétuelle.

Souvent, les apparences sont trompeuses : non, en vérité, vous n’êtes pas seul(e).

 

 

Pour poursuivre votre cheminement :

Solitude-Myriam
Communion Notre-Dame de l’Alliance

Personnes séparées/divorcées engagées dans une nouvelle union

Si vous êtes divorcé(e) et engagé(e) dans une nouvelle union, vous faites toujours partie de l’Église par votre baptême! Contrairement à ce que vous avez peut-être lu ou entendu, vous n’êtes pas excommunié(e), comme le rappelle ici le pape François :

 

 

En fait, c’est précisément à travers votre participation à la vie de l’Église (prière, Parole de Dieu, vie de la communauté, engagement envers les plus démunis, etc.) que Dieu veut vous accompagner et vous combler des dons qui vous sont nécessaires dans votre cheminement vers sa Vie en abondance.

N’oubliez jamais que vous n’êtes pas seul(e) et que l’Église ne vous juge pas; elle est là pour vous, avec vous.

Pour mieux comprendre l’enseignement de l’Église catholique sur les unions brisées

Divorcés-remariés (série de KTOTV)
- La miséricorde
- La vérité
- Le lien avec l’Église

Témoignages

Pour poursuivre votre cheminement

Miséricorde et Vérité

Activités

Envoyez-nous vos adresses courriel pour être gardé(e) au courant des activités du Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille

Démarche en vue d’une déclaration de nullité d’un mariage

Si vous êtes séparé(e) ou divorcé(e), remarié(e) civilement ou non, vous pouvez demander à l’Église de vérifier si les conditions de validité de votre mariage comme sacrement étaient toutes réunies au moment de vous engager.

Si ce n’était pas le cas, vous pourriez recevoir, après l’étude de votre dossier, une déclaration de nullité;  cette déclaration de nullité n’est pas un divorce catholique – un concept qui n’existe pas dans l’Église -, ni une annulation d’un mariage.

Puisque le mariage est un signe visible de l’amour de Dieu (un sacrement), si pour une raison ou pour une autre, au moment du consentement, le projet d’amour des fiancés ne correspondait pas aux caractéristiques fondamentales de cet amour, il était impossible que leur mariage en devienne un signe. C’est pourquoi on dit que le mariage comme sacrement – signe – n’a jamais existé.

Une nullité de mariage équivaut simplement à reconnaître ce fait. Par conséquent, puisque la personne n’a jamais eu de mariage « sacramentel », elle peut se marier (et non se remarier) à l’Église si son projet et celui de son/sa fiancé/e correspond à l’amour de Dieu.

Pour mieux comprendre la démarche en vue d’une déclaration de nullité d’un mariage ou pour toute autre demande, cliquez ici.

« La spiritualité matrimoniale est la spiritualité du lien habité par l’amour divin. (…) Les moments de joie, le repos ou la fête, et même la sexualité, sont vécus comme une participation à la vie pleine de la Résurrection. » (La Joie de l’Amour, 315 et 317)

 

Dans ses nombreux discours, le pape François aborde souvent le sujet du mariage et de la spiritualité conjugale. Un chapitre entier de La Joie de l’Amour y est consacré. Écrit de façon accessible et claire, qui parle à la tête et au cœur, nous vous invitons fortement à le lire!

Voici quelques conseils et pensées du pape François qui enrichiront votre mariage

 

« La chose la plus importante est de marcher ensemble, (…) en s’aidant mutuellement, (…) reconnaître ses fautes et demander pardon, mais aussi accepter les excuses d’autrui en pardonnant. Que ceci est important! » (4 octobre 2013)

 

« Contempler chaque proche avec les yeux de Dieu et reconnaître le Christ en lui (…) Là, nous nous souvenons que cette personne vivant avec nous mérite tout, puisqu’elle possède une dignité infinie parce qu’elle est objet de l’amour immense du Père. Ainsi jaillit la tendresse, capable de susciter en l’autre la joie de se sentir aimé. » (La Joie de l’Amour, 323)

 

 

« Le principe de réalisme spirituel fait que le conjoint ne veut plus que l’autre satisfasse complètement ses besoins. Il faut que le cheminement spirituel de chacun (…) l’aide à « se défaire de ses illusions » sur l’autre, à cesser d’attendre de cette personne ce qui est uniquement propre à l’amour de Dieu. » (La Joie de l’Amour, 320)

 

« L’espace exclusif que chacun (…) réserve à ses relations dans la solitude avec Dieu permet non seulement de guérir des blessures (…), mais aussi de trouver dans l’amour de Dieu le sens de sa propre existence. » (La Joie de l’Amour,  320)