Un prêtre préparant la communion durant une messe eucharistique

Liturgie

Tout au long de l’année, le Service de la pastorale liturgique offre des activités d’information, de formation et d’animation et publie des ressources adressées aux communautés. Pour plus d’informations et pour toutes questions liturgiques ou pastorales, n’hésitez pas à contactez le Service de pastorale liturgique.

Nouvelle version du NOTRE PÈRE

À la demande des évêques de la CECC, le premier dimanche de l’Avent, 2 décembre 2018, la nouvelle traduction du Notre-Père entrera en vigueur dans toute forme de liturgie au Canada francophone. Les fidèles catholiques ne diront plus désormais : « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». Il est recommandé d’annoncer ce changement le dimanche 25 novembre, en la solennité du Christ, Roi de l’Univers.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

La décision de modifier la prière du Seigneur n’allait pas de soi et il fallait donc de sérieuses raisons pour ce changement. Il faut d’abord dire que ce verset est très complexe à traduire. Les exégètes estiment que derrière l’expression en grec du texte de Mt 6, 13 et Lc 11,4 se trouve une manière sémitique de dire les choses. Aussi, la formule en usage depuis 1966, ne nous soumets pas à la tentation, sans être excellente, n’est pas fautive d’un point de vue exégétique. Mais il se trouve que beaucoup comprennent que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal. Le sens de la foi leur indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi dans la lettre de Saint Jacques il est dit clairement : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : ‘Ma tentation vient de Dieu’, Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne. » Jc 1, 13. D’où la demande réitérée d’une traduction qui tout en respectant le sens du texte original n’induise pas une fausse compréhension chez les fidèles : ne nous laisse pas entrer en tentation. Il faut dire que cette traduction s’appuie sur les paroles mêmes du Seigneur au Jardin de Gethsémani : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » Mt 26,41.

Décret de la Conférence des évêques catholiques du Canada sur l'usage du texte modifié du Notre-Père

Deux changements dans le « Magnificat »

La Traduction officielle liturgique de La Bible (2013) a apporté deux changements à la formulation du Magnificat tel que nous le présentait la traduction française de La Liturgie des heures jusqu’à maintenant. Ces modifications apparaîtront sans doute dans la prochaine édition française de La Liturgie des heures et éventuellement dans les versions électroniques de l’Office divin. En attendant, chaque personne ou communauté peut déjà utiliser la nouvelle version du Magnificat. Lorsqu’il s’agit d’une célébration spéciale des vêpres, il serait bon d’informer les participants du choix que l’on privilégie, soit de la nouvelle ou de l’ancienne version, afin de ne pas créer un dérangement qui nuise à l’esprit de prière. Quant aux versions chantées, il faudra que les musiciens proposent des adaptations sur les versions déjà connues. Sans doute en aurons-nous de nouvelles compositions bientôt.

Premier changement :
On ne dira plus : « Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent »
mais : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent »

Ce changement est d’autant plus heureux vu à la lumière des enseignements de l’année sainte de la miséricorde, voulue par le pape François. C’est bien plus que l’amour, c’est l’infinie miséricorde qui s’étend sur toutes les générations, c’est l’amour d’un père, du Père, le grand pardon.

Deuxième changement :
On ne dira plus : « Il se souvient… de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa race à jamais. » mais : « Il se souvient… de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

Il est sûrement plus heureux de parler de « descendance » plutôt que de « race », vu les dérives nées de ce dernier terme au fil des âges. C’est aussi plus englobant: si l’on parle de la race d’Abraham, on parle – stricto sensu – des Juifs. Or le Magnificat semble avoir une portée bien plus vaste, tout comme la miséricorde du Seigneur. Si nous ne sommes pas de la race d’Abraham, nous sommes par contre clairement de sa descendance.
Il serait donc profitable de chercher à intégrer petit à petit cette nouvelle manière de magnifier le Seigneur avec Marie.

Mention de « saint Joseph » dans les prières eucharistiques

Par décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (2013), la mention du nom de saint Joseph doit désormais apparaître dans les prières eucharistiques II, III, IV du Missel Romain, comme elle apparaît depuis le Concile Vatican II dans la première prière eucharistique. En attendant la nouvelle édition du Misse Romain (prévue pour 2019-2020), il serait important d’écrire dans tous les Missels Romains de langue française, utilisés pour la célébration de la messe, privée ou publique, les paroles qui sont ici en gras :

Dans la Prière eucharistique II: « avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les Apôtres... »
Dans la Prière eucharistique III: « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, les Apôtres...»
Dans la Prière eucharistique IV: « auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, auprès de saint Joseph, son époux, des Apôtres... »

La traduction liturgique officielle de la Bible

L'édition canadienne de La Bible, Traduction officielle liturgique, qui est la première traduction intégrale qui soit spécifiquement une œuvre de l'Église catholique, est maintenant en usage. La nouvelle traduction a été publiée en France par Fleurus-Mame (2013) avec une édition spéciale pour le Canada offrant une couverture souple qui est distribuée par les Éditions de la CECC. Le travail de traduction s'est échelonné sur 17 années et a nécessité l'implication de 70 exégètes, biblistes et linguistes qui ont travaillé en collaboration avec les conférences épiscopales de langue française à travers le monde, incluant la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Le père Henri Delhougne, O.S.B., moine de l'Abbaye de Clervaux au Luxembourg, a coordonné ce projet international. La Bible liturgique a été approuvée par les évêques de tous les pays d'expression française, incluant le Canada, et a reçu la recognitio du Saint-Siège.

Nouveaux lectionnaires romains de la messe
 

  • Lectionnaire pour les messe des dimanches et des fêtes et solennités pouvant l’emporter sur le dimanche (2014)

  • Évangéliaire (Édition de luxe ou bloc à relier)

  • Lectionnaire de semaine (2014)

  • Lectionnaire des saints, messes rituelles, intentions diverses, messes votives, défunts (2016)


Les trois nouveaux lectionnaires et l’Évangéliaire sont issus de la traduction liturgique officielle de la Bible sont disponibles en librairie et à la CECC.  Les rabais habituels s’appliquent aux commandes passées par les bureaux diocésains avec un 20% de rabais en transmettant la quantité de lectionnaires, le nom du demandeur et l’adresse exacte d’expédition et de facturation à: LD_Servicedepastoraleliturgique@diocesemontreal.org.

Nouveau lectionnaire du mariage

Cette édition révisée contient les lectures bibliques et les psaumes du Lectionnaire des saints et messes rituelles, en utilisant la traduction de La Bible liturgique. Le Lectionnaire du mariage peut être utilisé conjointement avec l’édition canadienne du Rituel romain de la célébration du mariage.

Nouveau lectionnaire des funérailles

Le Bureau de direction de la Conférence des évêques catholiques du Canada et la Commission épiscopale de liturgie et des sacrements du Secteur français ont formulé le projet d’éditer pour le Canada une version française du Lectionnaire des funérailles. Ce projet d’édition permettrait d’avoir, pour la célébration des funérailles chrétiennes, une plus grande variété de textes bibliques que ce que contient le Lectionnaire romain, en plus d’avoir ces textes dans la nouvelle traduction liturgique officielle de la Bible. Les prix varieront entre 60$ et 90$ avec un 20% de rabais du prix de vente en passant par les diocèses.

  • Le Temps de l’Avent et le Temps de Noël

  • Le Temps du Carême et le Temps pascal

  • Le Temps ordinaire
     

Chaque année liturgique (A, B ou C) le diocèse de Montréal organise une soirée de préparation pour chacun des temps forts de l’année liturgique : Avent/Noël et Carême/Pâques à l’intention des personnes impliquées en vie liturgique en Église.

La prochaine Session liturgique diocésaine sur le Carême / Temps pascal 2019 aura lieu le mardi 12 février 2019 de 19 h à 21 h 15, au sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs, entrée sur la rue Bossuet. Les inscriptions et l’accès aux kiosques de livres et d’articles religieux se feront à partir de 18 heures.

Suite à ces rencontres, on peut trouver le dossier complet des participants à ces sessions ici : Avent/Noël 2018

Le Service de pastorale liturgique publie chaque mois un bulletin liturgique : « L’Acolyte », par lequel il offre de courts articles en vue d’être reproduits, si on le veut, dans les bulletins paroissiaux. On y trouve également un calendrier liturgique qui souligne les grandes célébrations liturgiques du mois, les fêtes et les mémoires obligatoires du mois en y apportant de brefs commentaires à l’usage des prêtres et des fidèles.

Consulter l'édition du mois de décembre 2018
Pour s'inscrire

Il revient au Service de pastorale liturgique d’offrir de la formation liturgique aux fidèles qui veulent aider leur pasteur spécialement pour les célébrations paroissiales ou qui œuvrent dans les différents cours d’initiation chrétienne. Cette formation peut être offerte sur demande au Service de pastorale liturgique (SPL) par des rencontres en soirée ou en fin de semaine au diocèse ou dans les paroisses. Le SPL peut aussi orienter les demandes de formation vers des programmes spécialisés offerts par d’autres institutions en lien avec l’archidiocèse.