Patrimoine religieux à Montréal

Patrimoine religieux

Le patrimoine religieux de l’Archidiocèse de Montréal est riche et varié. Il est à la fois bâti, immatériel mais surtout vivant. Il est composé d’églises, de presbytères, de chapelles de procession, de mobilier, de peintures, de vitraux, d’orfèvrerie, de sculptures et de croix de chemin sur l’ensemble de son territoire. Le patrimoine n’est pas seulement conservation de vieilles choses, il est signifiant pour le présent. Ce patrimoine affirme encore aujourd’hui la présence permanente de Jésus-Christ parmi nous. Dans un véritable esprit missionnaire, franchir la porte de l’église, c’est accueillir celui qui passe, c’est aller à la rencontre de celui qui entre.

Nous avons un patrimoine religieux existant, hérité de notre histoire. Ce patrimoine peut avoir besoin d’être rénové, restauré et sauvegardé. Le Conseil du patrimoine religieux du Québec peut offrir une aide financière à la restauration d’immeubles hiérarchisés A, B et C (construits avant 1945 et jusqu’en 1975 pour les A seulement). Vous pouvez suivre ce lien afin de consulter la hiérarchisation de votre église : Inventaire des lieux de culte du Québec

Les clientèles admissibles à l’aide financière sont les fabriques, diocèses, consistoires, communautés religieuses, mais aussi les municipalités, les OBNL et les propriétaires privés. L’aide financière vise les travaux majeurs. Les études préparatoires sont aussi admissibles tel que le Carnet de santé.

Le Carnet de santé est un outil qui aide à la gestion de votre patrimoine bâti. S’il n’est pas déjà fait, il est souhaitable que la fabrique puisse le réaliser afin de permettre aux membres du conseil d’avoir un portrait juste de l’état physique du bâtiment, des travaux à envisager et des coûts à prévoir. Ce document deviendra pour vous un outil précieux à la planification d’un plan d’entretien ajustable aux ressources financières de la fabrique.

Nous vous invitons à consulter le site Web du Conseil du patrimoine religieux sous la rubrique aide financière afin de voir les paramètres du programme.

Vous pouvez aussi vous adresser à Madame Caroline Tanguay, M.Sc.A., qui est présidente de la Table de concertation du patrimoine religieux pour Montréal et membre de la Table de la région de Laval, Laurentides, Lanaudière au 514 925-4300 poste 326.

La date limite pour déposer une demande est le 31 mars de chaque année.

La mission de la réserve diocésaine est d’aider l’ensemble des paroisses de l’Archidiocèse de Montréal à acquérir des objets d’art sacré. Il s’agit de biens pour le culte et devant servir au culte; c’est pourquoi l’ensemble des paroisses peuvent en faire la demande. Les objets de la réserve diocésaine sont mis à la disposition d’un nouvel usage liturgique.

Depuis 2006, nous avons mis en place un nouveau système de disposition des biens entreposés dans la réserve diocésaine. Toute demande en regard de ces biens doit faire l’objet d’une requête; il vous suffit de compléter le formulaire de demande de biens que vous pouvez obtenir en communiquant avec Mme Caroline Tanguay, M.Sc. A., au 514 925-4300 poste 326 ou à ctanguay@diocesemontreal.org.

Au bureau des Vicaires généraux, une adjointe, Madame Caroline Tanguay, M.Sc.A., s’occupe des questions relatives à l’art sacré et au patrimoine religieux. Elle a le mandat de conseiller les fabriques, l’évêque et ses proches collaborateurs en plus d’être présente sur le terrain comme interlocutrice de toute personne ayant à charge ou un intérêt pour le patrimoine religieux de notre Archidiocèse afin d’apporter aide et conseil :
 

  • Visite d’une église en réponse à l’appel de la paroisse en amont d’un projet de restauration;

  • Accompagnement lors de l’aménagement d’un espace liturgique ou à l’occasion de la création artistique d’un mobilier, de vitraux, d’objet;

  • Disponibilité pour faire des inventaires d’objets sacrés;

  • Gestion du dépôt d’art sacré au sein de la réserve diocésaine pour les besoins des paroisses;

  • Initiatives visant à faire connaitre le patrimoine religieux pour sa transmission;

  • Veiller à ce que les lieux sacrés facilitent les rites liturgiques et favorisent la participation des fidèles, en particulier lors de l’aménagement ou du réaménagement du sanctuaire;

  • Voir à ce que les œuvres d’art inspirent la piété sans nuire à la présence des éléments liturgiques;

  • Participation à différents comités sur les questions de patrimoine et de tourisme religieux;

  • Répondre à des demandes des paroisses pour des conférences sur leur église dans le cadre d’activités de financement.
     

Nous avons un patrimoine religieux existant, hérité de notre histoire mais vivant et toujours utilisé. Ce patrimoine, comme toute autre forme de bâti a besoin d’être rénové, restauré et sauvegardé. Puisqu’ils sont vivants, ils ont parfois besoin d’être aménagés pour s’adapter, dans un souci pastoral, aux besoins actuels des communautés. Mais avant d’effectuer votre projet, il est bien, dans toutes ces situations, d’avoir recours à ce service que vous offre l’Archidiocèse. Les conseils prodigués tiennent compte des demandes afin d’orienter l’intervention dans le respect du patrimoine et à sa cohérence. Il s’agit d’accompagner la réflexion et d’apporter un éclairage d’experts.

Ces compétences ne se limitent pas aux églises mais s’étendent aussi au mobilier liturgique, aux œuvres d’art, aux ornements et vases sacrés.

Rappel en matière de patrimoine et d’art sacré

Nous tenons à rappeler à tous les curés, administrateurs et marguilliers les normes suivantes :

Toute Fabrique doit, avant de vendre, donner ou troquer un bien ecclésiastique ou tout autre bien meuble, obtenir de l’Évêque l’autorisation préalable pour faire l’aliénation projetée après avoir adopté en assemblée dûment convoquée une résolution à cette fin. Toute aliénation d’objet, faite sans avoir obtenu l’autorisation préalable de l’Évêque, est nulle et les membres de la Fabrique peuvent en être tenus personnellement ou solidairement responsables. (cf. Décret de l’archevêque du 16 juin 1995) Par exemple, dans l’affaire des Trésors de l’Ange-Gardien en 1987, la Cour d’appel du Québec rappela qu’une aliénation faite sans la permission de l’Évêque, même s’i s’agissait d’une prescription canonique, était nulle, la Cour civile s’inspirant alors des principes du droit canonique pour une affaire concernant l’Église catholique.

Les biens sacrés sont inaliénables et imprescriptibles. Les administrateurs de biens ecclésiastiques ne sont pas propriétaires de ces biens mais représentent l’Église de qui ils tiennent le droit d’administrer; ils ne peuvent donc agir indépendamment d’elle. Ils doivent se conformer strictement à la législation établie par le droit canonique et le code civil, ainsi qu’aux règlements diocésains, afin de procurer à leurs actes une validité incontestable et se dégager de toutes responsabilités morales et matérielles.

L’art religieux dans les lieux de culte de l’Église catholique à Montréal a été réalisé par des artistes pour manifester la gloire de Dieu, pour accompagner la prière et la vie spirituelle des fidèles qui s’y rassemblent mais aussi pour ceux qui viennent les visiter. Cette rubrique vise à vous fournir des références et des outils vous permettant de bien l’entretenir.

Plus d’information à venir bientôt!