Discerner ma vocation

Vocations

Suivant votre baptême et votre confirmation, il est important de discerner personnellement et en Église l’appel qui vous vient de Dieu.

Que vous discerniez une vocation de prêtrise, de diaconat, de vie consacrée, ou de mariage, vous trouverez dans chacune des sections suivantes des liens d’intérêts, des vidéos et de diverses suggestions pour vous guider.

Pourquoi parler de vocation chrétienne? C’est quoi, ça vient d’où, une vocation chrétienne?

Dieu ne fait rien par hasard, sans intention originelle : l’Univers, le système solaire, la Terre et toutes ses formes de vie, dont la plus évoluée est l’espèce humaine, créée à son image et à sa ressemblance. Oui, selon le plan divin, l’être humain, homme et femme, constitue le sommet de la création; tout a été fait par Dieu pour l’homme et la femme, dans et par son Amour infini, qui est à la fois l’origine et la finalité de toute la création.

Ainsi, lorsque Dieu décide de créer une nouvelle personne, âme et corps, dans le sein d’une femme, Il le fait par amour : Il la crée unique, la dote d’une intelligence, d’une sensibilité et d’une volonté (liberté) propres, de talents et de dons particuliers; tout aussi important, Il la crée avec une intention sur elle, un projet de vie, à la fois humain et spirituel; ce projet de vie - et de bonheur - s’appelle une vocation - « appel » en latin.

Dieu, dans son Amour infini, propose à chacun(e) de nous une vocation, un projet de vie, que nous sommes libres d’accepter ou non, en partie ou en totalité, tôt ou tard dans notre vie. Réussir sa vie, pour un chrétien, c’est donc répondre le plus fidèlement possible à sa vocation singulière, unique, et la réaliser. Or, pour être capable de répondre à sa vocation, lui dire OUI, il faut d’abord la connaître, la discerner, entre plusieurs possibles.

Ce discernement vocationnel personnel, qui se vit dans et par l’Église (prière, sacrements, accompagnement). Il est absolument fondamental pour toute vie chrétienne qui se veut authentiquement fidèle à Dieu.

Quelle est donc votre vocation? Quel est l’appel singulier de Dieu sur vous? Le mariage? Le célibat ou la vie consacré(e)? Le diaconat permanent? La prêtrise, comme prêtre régulier (dans une communauté particulière) ou séculier (pour un diocèse)?

 

Le prêtre, un représentant de Jésus-Christ

Comment savoir si je suis appelé à devenir prêtre? Qu’est-ce qu’un prêtre? Un prêtre a-t-il encore sa raison d’être aujourd’hui dans une métropole moderne comme Montréal? Que fait un prêtre? Quelle est la différence entre un prêtre diocésain et un prêtre de communauté?

Ces questions, vous vous les posez peut-être. Si oui, laissez-nous vous éclairer un peu.

Moi, prêtre?

L'appel à la prêtrise est puissant et mystérieux. On l’entend au fond de son cœur, que l’on soit jeune, adolescent, jeune adulte ou adulte accompli; on sent monter en soi un désir brûlant de suivre Jésus, de Lui ressembler, de travailler pour Lui, pour son peuple et son Église. Parfois, l’appel se fait plus clair et explicite en s'imposant à nous. Il peut aussi se manifester pendant plusieurs années, par intermittence, dans plusieurs circonstances de la vie.  Souvent, malgré la force du désir que l’on ressent, on éprouve  fréquemment des doutes. Toutefois, ceux-ci ne réussissent pas à taire l’appel à se donner tout entier au Seigneur Jésus. Puis, quand on se sent prêt, on consulte une personne compétente pour nous aider à discerner l’authenticité de cet appel.

Qu’est-ce qu’un prêtre?

Un prêtre, c’est d’abord et avant tout quelqu’un qui aime Jésus passionnément, et qui, en raison de cet amour, a décidé de Lui donner toute sa vie. Un prêtre, c’est donc quelqu’un qui a décidé de suivre Jésus, de Lui ressembler, de parler et d’agir comme Lui, en Son Nom. Un prêtre, c’est quelqu’un qui désire passer sa vie dans l’intimité, dans la compagnie de Jésus. C’est aussi quelqu’un qui essaie d’imiter Jésus à la perfection, dans toutes les facettes de son être, intimes et extérieures. Un prêtre, c’est un autre Jésus-Christ, c’est-à-dire quelqu’un qui parle et agit en son nom!

La mission d’un prêtre consiste, à représenter la vie de Jésus, en vivant pour rassembler le peuple de Dieu, lui enseigner la Parole et lui distribuer les sacrements. À l'exemple du Christ, le prêtre marche avec son peuple et l’accompagne tout au long de sa vie terrestre, le tournant et l’orientant sans relâche vers le Dieu trinitaire, l’Amour-qui-sauve.

Un prêtre a-t-il encore sa raison d’être aujourd’hui dans une métropole moderne comme Montréal?  

Le monde moderne a soif de Dieu et d'amour. Notre monde désire plus que tout faire la rencontre intime avec Celui dont l’apôtre Jean a dit qu’IL EST AMOUR. Plus que jamais, notre monde a besoin d’amour, de Jésus, venu sur terre pour nous révéler le mystère de Dieu, source d’amour, de bonté, et de miséricorde.   

À la suite de Jésus, le prêtre est donc un envoyé de Dieu : il porte Dieu au monde et l’invite à répondre à son amour. Le prêtre irradie l’amour de Dieu par ses paroles, ses gestes et ses prières. Lorsqu’il officie dans une église, il y rend le Christ présent par la proclamation de la Parole et le miracle de l’Eucharistie (la présence réelle de Jésus qui s’offre à Dieu et aux siens dans l’hostie et le vin). Le prêtre rassemble le peuple de Dieu et y fait grandir la joie. Il guide, soutient et conseille; avec l’Esprit Saint, pour construire, avec tous les baptisés, l’Église de Dieu dans sa communauté.

Le monde d’aujourd’hui a besoin de Dieu, en particulier Montréal, grande ville multiculturelle où les fidèles de plusieurs religions côtoient une foule de plus en plus nombreuse d’incroyants et d’agnostiques (des gens qui ne « savent pas » s’ils croient ou non). Montréal est une terre de mission qui a besoin de forces vives, et de nouveaux prêtres passionnés de Jésus qui sauront transmettre l’amour divin aux hommes et aux femmes à la recherche d’un sens. Ce sens se trouve en Jésus et son Évangile!

 

 

Un prêtre, ça fait quoi?

On le sait, le prêtre EST un autre Jésus-Christ.

Maintenant, que FAIT-il?

Selon les jours et les lieux de son ministère (de son occupation, de la mission), il peut jouer plusieurs rôles : annonce de la Parole, prédication (enseignement de l’Évangile) et catéchèse (formation); accueil, écoute, dialogue et accompagnement de personnes en cheminement; témoignage chrétien devant des non-chrétiens, des agnostiques ou des athées (qui ne croient pas en Dieu).

Sur le plan plus strictement religieux, le prêtre célèbre les sacrements de l’Église, qui sont des signes concrets et efficaces de l’Amour de Dieu pour chaque être humain tout au long de sa vie : le baptême, le pardon, l’eucharistie, le mariage et l’onction des malades. Chaque jour, lors d’une messe privée ou publique, les prêtres célèbrent l’eucharistie, qui rend présent et fécond le mystère de l’offrande de Jésus à son Père dans l’Esprit Saint lors de sa Passion, par laquelle tout le genre humain a été sauvé; ils agissent alors au nom du Christ (in persona Christi), qui rassemble la communauté dans l’unité de Son Nom. Ils guident et instruisent le peuple de Dieu, afin qu’il devienne au milieu du monde le signe visible de la tendresse de Dieu.  

Par toute sa vie, par son amour de Jésus, le prêtre transforme la vie des gens en leur donnant le goût du vrai Dieu, l’amour des choses spirituelles, de la vie intérieure, mais aussi de la vie charitable, tournée vers les autres. Le prêtre répond ainsi à la quête d’espérance et au besoin de consolation des âmes esseulées, qui sont légion dans la société actuelle. En somme, en offrant à tous Celui qui est leur trésor, Jésus, les prêtres font un bien immense au sein de la société.

Prêtre diocésain (séculier) ou de communauté (religieuse)?

Un prêtre, où qu’il vive, quoi qu’il fasse, demeure un prêtre. Cela dit, il existe deux catégories de prêtres, qui se distinguent surtout par leur mode de vie : les prêtres diocésains (ou séculiers) et les prêtres vivant au sein d’une des très nombreuses communautés de prêtres religieux.  

Les prêtres diocésains travaillent pour un diocèse (un territoire délimité comptant un nombre X de paroisses et/ou d’églises); l’évêque de leur diocèse étant leur supérieur hiérarchique, c’est lui qui décide de leur lieu d’affectation (appelé une nomination).  Par exemple, les prêtres du diocèse de Montréal répondent à l’archevêque de Montréal qui leur assigne une mission (nomination) dans la grande région de Montréal (incluant Laval, Repentigny et l’Assomption). Les prêtres diocésains reçoivent un modeste salaire, qu’ils gèrent de façon complètement autonome.

Les prêtres de communauté ont choisi, le plus souvent au moment de leur appel au sacerdoce (à la prêtrise), de joindre une famille spirituelle (ou communauté) ayant un charisme particulier (une personnalité, une mission), qui les distingue des autres familles spirituelles. Ces familles spirituelles ont cependant en commun d’avoir été fondées par un(e) chrétien(ne) extraordinaire, souvent déclaré saint(e) par l’Église, et qui cherchait à répondre à des besoins criants de son époque (instruction, santé, service sociaux, etc.), ou, dans le cas des familles religieuses monastiques, pour assouvir un besoin radical de mener une vie retirée de l’agitation du monde, toute consacrée à la prière individuelle et communautaire.

Les prêtres de communautés religieuses relèvent du supérieur de leur communauté. Ils peuvent être appelés à vivre leur vocation-mission partout où leur communauté s’est établie dans le monde. S’ils touchent un salaire, ils le redonnent tout entier à leur communauté, qui comble leurs besoins de base et autres nécessités.

Un prêtre, ça travaille où?

Quoi? les prêtres, ça peut travailler ailleurs que dans une église? Bien sûr. Les prêtres diocésains ou de communauté, bien que leur principale mission soit toujours d’ordre spirituel, peuvent exercer leur ministère (travailler) dans plusieurs milieux : en prison, à l’hôpital, dans des résidences pour personnes âgées, dans la rue (organismes pour itinérants), dans les écoles (enseignement ou pastorale jeunesse), dans des organismes (d’église ou non) desservant les familles, etc. En outre, au cours de leur vie sacerdotale, plusieurs prêtres suivent des formations de plus ou moins longue durée leur permettant de mettre à jour leurs connaissances ou de se spécialiser dans un domaine particulier.

On le voit bien, il s’agit d’une vocation-mission dont les contours possibles sont extrêmement diversifiés, mais dont le coeur demeure toujours le même : aimer Dieu et Le faire aimer, vivre de Son Amour et le répandre dans tous les cœurs. En somme, il s’agit d’unir le cœur de Dieu à celui de ses créatures.

La vie de prêtre, une vie remplie de défis

La vie de prêtre est souvent exaltante, source de grandes joies spirituelles, mais elle constitue aussi un grand défi, notamment sur les plans psycho-affectif et relationnel (pensons au célibat, par exemple). Les formateurs des candidats à la prêtrise, bien conscients de ces enjeux cruciaux, mettent tout en oeuvre pour s’assurer du bon développement psycho-affectif des futurs prêtres. Quant à eux, les prêtres ordonnés pourront trouver auprès de leurs amis et confrères, ou de leur évêque, une oreille attentive à leurs besoins humains fondamentaux, en premier lieu celui d’une vie la plus équilibrée possible. Rappelons ici une évidence : comme toute personne, un prêtre heureux et joyeux fera le bonheur et la joie des autres.

 

 

Vous souhaitez devenir prêtre pour le  diocèse de Montréal ?

Si vous êtes déjà prêtre, écrivez au père Pierangelo Paternieri
Si vous souhaitez vivre un discernement vocationnel, veuillez communiquer avec l’abbé Sylvain Cloutier
Si vous envisagez devenir prêtre religieux, communiquez avec Sr. Madeleine Rochette

Pour aller plus loin :

L'Œuvre des Vocations du diocèse de Montréal
Service de la Pastorale des Vocations Sacerdotales du diocèse de Montréal
Grand Séminaire de Montréal
Avance au large
Duc in altum
Camino
 

Vidéos

Comment devenir prêtre?
Témoignage d'Alexandre Tran
L'itinérance - Interview avec l'abbé Claude Paradis
Ensemble pour la Mission! - Mgr Alain Faubert
Mgr Christian Lépine parle de l'importance de rencontrer un prêtre
Témoignage Alfred Moubayed
La sexualité et le célibat d'un prêtre
Questions et réponses avec Mgr Luigi Bonazzi, nonce apostolique au Canada

Moi, un diacre permanent?

Vous êtes un laïc, marié ou non, et vous aimez profondément l’Église catholique? Vous ressentez un profond désir de vous engager à la servir, plus particulièrement dans son action liturgique et sacramentelle, mais vous ne vous sentez pas appelé à devenir prêtre? Avez-vous déjà pensé à devenir un diacre permanent?

Qu’est-ce qu’un diacre permanent?

L’étymologie grecque du terme diacre signifie « celui qui sert ». Dans le Nouveau Testament, le livre des Actes des apôtres (Ac 6,1-6), nous apprend que dans les premières années de l’Église, des hommes sages furent choisis par les premiers apôtres-missionnaires pour accomplir plusieurs tâches matérielles pour qu’ils puissent se consacrer tout entier à leur mission d’évangélisation. Les apôtres imposèrent les mains aux premiers diacres, les consacrant dans leur nouveau ministère (fonction) de service en Église. Puis, au fil des siècles, le rôle des diacres permanents a évolué : aux premières tâches matérielles furent ajoutées celles de nature liturgiques et sacramentelles.

 

 

Que fait un diacre permanent?

Dans l’Église d’aujourd’hui, le diacre permanent a un rôle d’animateur et de rassembleur. Il peut être marié et père de famille, tout en conservant en partie ou totalité son travail dans la société.

À l’exemple du Christ, le service du diacre permanent en Église se déploie selon trois modes distincts :

1. le service de la Parole : proclamation de l’Évangile et son commentaire pendant les messes;

2. le service de la liturgie : assistance au prêtre, célébration de certains sacrements;

3. le service de la charité : plusieurs bonnes œuvres au service de la communauté chrétienne et de la société.

En raison de la nature de sa vocation au service de l’Église, le diacre permanent est choisi et ordonné par l’évêque de son diocèse. Suivant son ordination, le diacre recevra une nomination (affectation) l’habilitant à son service dans une communauté chrétienne particulière.

En somme, le diacre permanent aide les fidèles de sa communauté à vivre le plus pleinement possible leur vie chrétienne!

Qui peut être diacre permanent?  

Pour devenir un diacre permanent, il faut être un homme marié depuis plus de 10 ans, ou un homme célibataire âgé entre 35 et 55 ans qui n’est pas appelé à une vocation de mariage. L’homme célibataire qui devient diacre permanent  pourra aussi, après discernement, décider de cheminer vers la prêtrise.

Lorsque sa candidature reçue par les responsables du diocèse, le candidat au diaconat permanent sera invité - seul, (s’il est célibataire) ou en couple (s’il est marié) - à participer à des rencontres de discernement (rencontres diaconales). Si, après celles-ci, le candidat ressent toujours l’appel à cette vocation-mission, il devra entamer une année probatoire, suivie d’une formation d’une durée de cinq ans (voir ci-après).  

La formation d’un diacre permanent

Le candidat admis au diaconat devra suivre des formations universitaire et psycho-sociale (personnelle), où il prendra part à des cours de théologie, préparera un projet d’engagement et participera aux rencontres diaconales.  Celles-ci lui permettront de répondre aux exigences de l’ordination diaconale tout en le préparant aux responsabilités de son futur ministère. 

Les rencontres diaconales sont des moments de prière, de discernement, de réflexion, de partage d’expériences, de ressourcement et de formation.

À des étapes précises de sa formation, le candidat devra présenter de façon formelle les demandes suivantes à son évêque :
 

  • Le rite d’admission

  • Le ministère de la Parole (lectorat)

  • Le ministère de la prière et du service à l’autel (acolytat)

  • L’ordination
     

Vous souhaitez devenir diacre permanent au diocèse de Montréal?

Veuillez communiquer avec le diacre Michel Poirier par courriel ou par téléphone : 514 925-4300 poste 278.

Pour aller plus loin :

Diaconat Permanent du Québec
Grand Séminaire de Montréal
Assemblée des Responsables Diocésains du Diaconat Permanent du Québec
Avance au large
Duc in altum
Camino

Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces

L’être humain est fait pour aimer : voilà l’aspiration fondamentale de son cœur, sa vocation première et radicale, universelle. Les formes de cet amour peuvent être multiples, déclinées sous plusieurs modes : sa forme la plus connue est l’amour humain, qu’il s’agisse d’amitié ou d’amour d’engagement (appelé agapè dans par le Nouveau Testament) - pensons au mariage chrétien. Il existe toutefois un autre mode d’amour, plus spirituel, plus intérieur, plus caché, totalement tourné vers Dieu, qui en est l’origine et la source: c’est de cet amour dont veulent vivre les personnes qui se donnent toutes entières à Dieu dans une forme ou l’autre de vie consacrée.

À l’origine de toute forme de vie consacrée, il y a un donc un appel de Dieu qui suscite en celui ou celle qui l’entend le désir de laisser sa vie se remplir de Dieu de son Amour en suivant le Christ, en se faisant serviteur, enseignant, et proche du pauvre.

Ce désir profond du don de soi à Dieu et de vivre le plus proche possible de de Lui est celui de la sainteté. Conduisant les personnes habitées par une vocation à la vie consacrée, ce désir les pousse à rechercher une vie de communion intime avec Dieu, en Jésus-Christ. Cette vie de consécration peut se réaliser dans la solitude ou en communauté. Cette vocation peut aussi s’incarner dans une tâche ou une fonction dans le monde ou dans l’Église, en réponse aux besoins de son temps, et en lien avec le charisme propre d’une  communauté, fidèle à l’esprit de son fondateur ou de sa fondatrice.

Visionnez ces témoignages de vie consacrée :

 

 

Les formes de vie consacrée

Bien qu’en son essence la vie consacrée soit toujours une réponse radicale et totale à l’amour de Dieu, il en existe de très nombreuses formes au sein de l’Église catholique. Depuis le Concile Vatican II (1962-1965), de nouvelles formes de vie consacrée et de consécrations ont fleuri. Les lieux d’enracinement de la vie consacrée sont multiples, tels que dans un monastère (vie de prière solitaire), et au sein de regroupements de chrétiens unis par une même mission (Instituts) consacrés à la contemplation et/ou à la vie apostolique (à l’activité missionnaire). Des personnes chastes, veuves, et ermites peuvent être appelées à une forme de vie consacrée.

La réalité de la vie consacrée dans l’Église catholique constitue un diamant spirituel aux multiples facettes, où chacune brille d’un reflet de la lumière du Dieu unique.

Cherchant à vivre une vie menant vers la sainteté, à l’exemple du Christ, les membres des instituts de vie consacrée désirent vivre selon trois vœux évangéliques. Ces vœux expriment leur désir de ressembler au Christ et de consacrer leur vie au service de la mission :

1- La pauvreté
S’en remettre généralement à la providence de Dieu, qui pourvoit au nécessaire de la communauté, notamment à travers une mise en commun de tous les biens.

2- La chasteté dans le célibat
Se donner à tous plutôt qu’à une seule personne permet d’aimer librement, sans avoir un cœur partagé.

3- L'obéissance
À la suite du Christ qui, par amour, a toujours obéi parfaitement à son Père, la personne consacrée accepte librement d’obéir à la personne en charge de la communauté (supérieur(e)) qui manifeste par son charisme la volonté de Dieu. La personne en charge de la communauté assigne aux personnes consacrées leur mission. Par exemple, si une communauté a besoin d’un prêtre, le supérieur demandera à l’un de ses membres s’il accepterait de devenir prêtre pour le bénéfice de tous.

Si vous souhaitez vivre un discernement vocationnel en vue d’une vie consacrée ou que vous êtes consacré(e) et que vous avez des questions au sujet de la vie en communauté à Montréal, veuillez écrire à Sr. Madeleine Rochette à devenirconsacree@diocesemontreal.org et devenirconsacre@diocesemontreal.org

Pour aller plus loin :              

Centre PRI
Associations des supérieures et supérieurs majeurs
Grand Séminaire de Montréal
Office de la vie consacrée du diocèse de Montréal
Institut de pastorale des dominicains
Avance au large
Duc in altum
Camino

Qu’est-ce qu'un mariage chrétien, en vérité?

Le mariage chrétien est une la célébration de l’amour unique qui unit un homme et une femme qui décident de se donner librement et totalement l’un à l’autre pour la vie entière. Fondé sur un amour fécond et ouvert au don de la vie, le mariage chrétien est surtout une reconnaissance de Dieu, de son Fils et de l’Esprit-Saint, la Trinité qui est à l’origine de cet amour.

L’Ancien Testament nous enseigne que l’amour est la vocation fondamentale de l’être humain. Dieu a créé l’homme et la femme par amour et les a appelés à s’aimer; l’homme et la femme ont été créés l’un pour l’autre : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2, 18). Le mariage est donc une réalité inscrite dans la nature même de la vie humaine telle que voulue par Dieu.

Le Nouveau Testament nous apprend que Jésus a confirmé par ses paroles et ses gestes la beauté et le caractère sacré du mariage, en insistant notamment sur son indissolubilité (son caractère permanent). À sa suite, l’Église a fait du mariage un sacrement, affirmant ainsi qu’en cette union s’expérimentent une authentique « présence agissante de Dieu », de même qu’un réel chemin d’humanisation et de sanctification (le fait de « devenir semblable à Dieu en aimant »).

L’Église catholique enseigne que le mariage est non seulement la vocation naturelle de l'homme et de la femme, mais qu’il est aussi une réelle vocation chrétienne.  Cet appel (vocatus) permet aux deux baptisés qui décident de s’unir totalement l’un à l’autre, en Dieu. À l’image de Dieu qui s’est donné et livré totalement en Jésus dans l’Esprit par amour pour leur salut et celui du monde, les époux seront poussés à faire un don absolu de soi.  C’est pour cela que l’Église affirme que le mariage lie mystérieusement les époux du même lien d’amour que celui par lequel le Christ est uni à l’Église; ainsi, les rapports entre les époux doivent être fidèles à l’image des rapports d’amour du Christ envers son Église.

Le mystère de l’union entre le Christ et l’Église signifie aussi et surtout qu’au cœur de tout mariage chrétien se trouve l’amour infini du Christ pour chacun des époux, un amour qui ne saurait jamais se briser, surtout en temps d’épreuve.

Par leur mariage, par l’amour (sur)naturel qui les unit, les époux chrétiens expriment la fidélité, la tendresse, le don et le pardon, et l’amour bienfaisant de Dieu dans leur vie et dans le monde. Aussi, par leurs enfants, les époux-parents manifestent la présence de Dieu, créateur de toutes vies nouvelles. Quand ce mariage se transforme en une famille animée par le Christ, il devient alors une « petite église » (ou église domestique), un lieu où Dieu est reconnu, louangé et adoré. De cette nouvelle famille naîtront alors d’autres vocations chrétiennes au service de l’Église et de la sanctification du monde.

Enfin, comme il s’agit d’une authentique vocation chrétienne qui engage la totalité d’une personne et de sa vie, le mariage doit faire l’objet d’un discernement et d’une préparation, chacune de ces étapes étant extrêmement importante pour sa réussite et sa fécondité.

Pour connaître plus de détails au sujet du mariage, de la culture de vie et de la famille, contactez le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille!

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