50 ans de service : Réjean Leblanc passe le flambeau avec gratitude
Montréal
Après cinq décennies de service au sein du diocèse de Montréal, le diacre permanent Réjean Leblanc prend sa retraite de ses fonctions diocésaines. Formateur, responsable du diaconat permanent, collaborateur auprès de plusieurs archevêques et profondément engagé auprès des familles, il laisse derrière lui un héritage marqué par le service, la fidélité et le souci de transmettre la mission aux générations qui suivent. Nous avons profité de son départ pour revenir avec lui sur son parcours.
Depuis combien de temps œuvrez-vous au diocèse de Montréal?
Mon engagement au diocèse s'étend sur près de 50 ans. J'ai été ordonné diacre permanent en 1989, devenant le troisième diacre permanent ordonné à Montréal. Au fil des années, j'ai assumé différentes responsabilités, notamment comme répondant du diaconat permanent, formateur des futurs diacres et membre de plusieurs équipes diocésaines.
En parallèle de mon ministère, j'ai également travaillé pendant près de 30 ans auprès de jeunes en centre de détention, une expérience qui a profondément marqué ma manière de vivre le service.
Avec quels évêques avez-vous eu l'occasion de travailler?
J'ai eu le privilège de collaborer avec quatre archevêques de Montréal : le cardinal Paul-Émile Léger, le cardinal Paul Grégoire, le cardinal Jean-Claude Turcotte et Mgr Christian Lépine.
J'ai été ordonné sous le cardinal Grégoire et j'ai travaillé de près avec lui pendant plusieurs années. Je connais également Mgr Lépine depuis plus de quarante ans. Chacun de ces pasteurs a marqué une étape importante de mon parcours et m'a permis de servir l'Église de Montréal de différentes façons.
De quoi êtes-vous le plus fier dans votre parcours?
Avant tout, je suis fier de ma famille. Après 59 ans de mariage, trois enfants et trois petits-enfants, ma famille a toujours été ma première vocation. J'ai toujours enseigné que les priorités sont la famille, le travail et ensuite le diaconat.
Dans mon ministère, ce dont je suis le plus fier est d'avoir essayé de vivre avec intégrité. J'ai toujours voulu servir dans le respect des personnes, avec un profond souci de justice et dans un véritable esprit de mission.
Je rends surtout grâce au Seigneur de m'avoir appelé au diaconat. Être choisi pour cette mission demeure pour moi le plus grand des cadeaux.
Quel héritage souhaitez-vous laisser?
J'espère avant tout avoir contribué à former une nouvelle génération de diacres. Au cours des dernières années, j'ai accompagné de nombreux candidats et participé à la mise en place du programme de formation toujours utilisé aujourd'hui au diocèse.
Mon souhait est que les futurs diacres soient avant tout de bons baptisés, des hommes profondément engagés dans leur foi, leur famille et leur communauté, qui répondent à un véritable appel au service plutôt qu'à une simple fonction.
Je souhaite aussi que les personnes ayant bâti le diaconat permanent continuent de transmettre leur expérience aux nouvelles générations. Cette mémoire est précieuse et mérite d'être partagée.
Comment envisagez-vous l'avenir?
Je quitte mes fonctions diocésaines avec sérénité et reconnaissance. Je ne considère pas cette retraite comme une fin, mais comme une nouvelle étape.
Dès le mois de septembre, je poursuivrai mon ministère à la paroisse de Saint-Eustache, où je suis déjà engagé depuis plusieurs années. Je continuerai également à répondre présent lorsque le diocèse fera appel à moi.
Mon espérance pour l'avenir est de voir davantage d'hommes âgés de 35 à 55 ans répondre généreusement à l'appel du diaconat. L'Église a besoin de personnes qui croient profondément à sa mission et qui souhaitent mettre leurs talents au service du peuple de Dieu.




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