Aujourd'hui, 7 avril
Fête du jour
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Saint ou sainte du jour
Prêtre du diocèse de Reims, en France, il consacra sa vie à l'éducation des enfants pauvres de sa région, au début du 18e siècle. Un groupe d'instituteurs, qui devinrent les Frères des Écoles chrétiennes, lui permirent d'accroître son rayonnement dans toute la France et plus tard dans le monde entier.
© 2011 Prions en Église, Novalis - Bayard Presse Canada inc., www.prionseneglise.ca. Avec l'autorisation de l'éditeur.
Lectures du Jour
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.
Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce qu'il fait. Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour. Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un bouclier. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau. Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus. Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. » Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître. Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Réflexion du Jour
Après la résurrection, Marie Madeleine a cherché le Seigneur au tombeau, a oublié sa promesse de revenir des enfers le troisième jour, l'a imaginé prisonnier de la terre... Une foi humble et ignorante cherche ce qu'elle ne sait pas, oublie ce qu'on lui apprend ; elle est prompte à vénérer, mais sa croyance est imparfaite. Elle se soucie des blessures que le Seigneur a portées dans sa chair, mais doute de la gloire de sa résurrection. Elle pleure parce qu'elle aime le Christ, elle s'afflige de n'avoir pas trouvé son corps ; elle imagine mort celui qui déjà régnait... On reproche donc à la bienheureuse Marie d'avoir été trop lente à croire (Lc 24,5s) ; tard elle avait reconnu le Seigneur. C'est pourquoi le Sauveur lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père »... C'est-à-dire, pourquoi désires-tu me toucher, toi qui, en me cherchant parmi les tombeaux, ne crois pas que je suis monté auprès de mon Père, toi qui, en me cherchant dans le séjour des morts, doutes que je sois retourné au ciel ; toi qui, en me cherchant parmi les morts, ne t'attends pas à me voir vivre auprès de Dieu, mon Père ? « Je ne suis pas encore monté vers le Père », dit-il, c'est-à-dire : pour toi je ne suis pas encore monté vers le Père, moi qui, d'après ta foi, suis toujours retenu au tombeau... Celui qui veut toucher le Seigneur doit d'abord, dans sa foi, le placer à la droite de Dieu ; son cœur, plutôt que de le chercher parmi les morts, doit le situer au ciel. Le Seigneur monte vers le Père, lui qui sait être toujours dans le Père... « Le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1)... Saint Paul nous apprend comment chercher nous aussi le Sauveur dans le ciel, en disant : « Recherchez les choses d'en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ». Et pour nous faire oublier complètement la recherche terre à terre de Marie, il ajoute : « Songez aux choses d'en haut, non à celles de la terre » (Col 3,1-2). Ce n'est donc pas sur terre, ni sous terre, ni selon la chair, que nous devons chercher le Sauveur, si nous voulons le trouver et le toucher, mais dans la gloire de la majesté divine.