Aujourd'hui, 20 août
Fête du jour
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Saint ou sainte du jour
Moine, un des pionniers des Cisterciens, ordre contemplatif très austère issu de la tradition bénédictine. Comme abbé de Clairvaux, il composa des traités sur la vie spirituelle qui lui méritèrent le titre de docteur de l'Église.
© 2011 Prions en Église, Novalis - Bayard Presse Canada inc., www.prionseneglise.ca. Avec l'autorisation de l'éditeur.
Lectures du Jour
Livre d'Ézéchiel 36,23-28.
Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.
Psaume 51(50),12-13.14-15.18-19.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne. Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés. Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14.
En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Réflexion du Jour
« L’odeur de tes vêtements est comme l’odeur de l’encens » (Ct 4,11 LXX). Le sens profond de ces paroles enseigne aux hommes vers quel but se tourne la vie vertueuse. Car le but de la vie vertueuse est la ressemblance avec Dieu. Et c’est pour cela que les âmes vertueuses s’appliquent à acquérir la pureté de l’âme et le dégagement de toute affection sensuelle, afin de montrer en elles l’empreinte de la nature divine par l’excellence de leur vie. Mais la vie vertueuse ne présente pas un seul aspect ni une seule forme. De même que dans la fabrication des étoffes, c’est par de nombreux fils, les uns tendus verticalement, les autres disposés horizontalement, que le tissage réalise un vêtement, ainsi, pour la vie vertueuse, c’est par le concours de nombreux éléments que se fait nécessairement aussi le tissage. Ce sont ces fils qu’énumère l’Apôtre lorsqu’il décrit ce qui concourt au tissage des œuvres pures et parle de « charité, joie, paix, longanimité, bonté » (Ga 5,22), et des autres vertus qui font l’ornement de celui qui s’est dépouillé de la vie corruptible et terrestre pour revêtir l’incorruptibilité céleste (cf. 1 Co 15,53). (…) Tel est donc le sens de ces mots du Cantique. C’est comme s’il disait : En toi, mon Épouse, le revêtement des vertus est une imitation de la béatitude divine qui t’assimile à l’être inaccessible par la pureté et la libération des passions.