Montréal

Voici le témoignage de la famille Amany qui nous explique comment ils ont traversé cette épreuve avec l'aide de Dieu.

Bonjour, je me nomme Pauline Amany. Je suis Mariée à Boa Guy Nelson depuis 2004 et nous avons deux enfants : une fille de 14 ans, Boa Yédidya, et un garcon de 11 ans, Boa Kouassi Noam. Nous sommes tous paroissiens de l’église Marie-Reine-de-la-Paix.

Je travaille comme agente à la production à l’aéroport Trudeau, à Dorval. Je suis aide catéchète, ministre extraordinaire à la communion et bénévole du SASMAD.

Yédidya étudie à l’école Dorval. Il est aussi aide catéchète et lecteur. Noam se situe au niveau « Trésor 3 », l’étape après la 1ère communion, et il est enfant de cœur. Nelson travaille chez Bell et dans la construction. Il est aussi un bon paroissien.

  1. Durant la pandémie et la quarantaine, nos principaux défis ont été la gestion du temps pour éviter la monotonie, l’ennui et le stress. Nous avons aussi cherché à rester en communion avec Dieu.
     
  2. Pour gérer le temps, nous confectionnions ensemble des beignes, et quelques gâteries, nous jouions à des jeux de société tels que le Scrabble, le Monopoly. Souvent en soirée on regardait ensemble des documentaires historiques passionnants sur l’Empire Romain, les derniers Tsars de la Russie, etc.
     
  3. Pour garder et entretenir notre communion, nous priions tous les soirs ensemble avant la party Télé. On priait surtout avec le psaume 91. Avant la pandémie, on priait ensemble, mais durant la pandémie c’était des temps de qualité étant donné qu’on n’avait aucune contrainte le lendemain. On priait plus pour un réveil spirituel parce que cela nous a montré qu’on peut tout perdre, mais Dieu, personne ne peut nous le prendre parce qu’il est à l’intérieur de nous. On priait pour les malades et les familles.

Personnellement, en plus de la prière familiale, j avais deux autres périodes qui étaient des temps de tête-à-tête avec mon Dieu, à 4h30 le matin, et à 18h pour une intercession du personnel de santé, des malades, et des victimes qui n’ont pas eu le temps de donner ou de se réconcilier avec Dieu.

Le Dieu de tendresse et d’Amour nous a rassurés grâce au psaume 91. Quiconque compte sur lui trouve un abri sous ses ailes protectrices. Nous n’avons manqué de rien; il nous a préservés de toutes sortes de maladies et nous sommes sortis de ce temps plus connectés.

L’église catholique nous aide à travers les messes qui sont diffusées sur les réseaux sociaux et je me rappelle l’Urbi et Orbi très émouvant.

Ma paroisse a fait une grande différence dès les premières heures. Elle a mis sur pieds une cellule d’intercession à travers des neuvaines présentées tous les soirs sur Zoom, à partir de 21h, et pilotées par le Diacre Francis Bégin. C’est une belle expérience que nous poursuivons (Effata pour les jeunes sur Zoom). 

La messe sur YouTube, les réflexions sur la pandémie et la Lecture divine sur Zoom, toutes pilotées par le Père Francis McKee.

À tous ceux qui ont perdu un être cher, nous souhaitons nos condoléances les plus sincères. À tous ceux qui luttent encore contre le COVID, nous disons courage, tenez bon. À tous nous disons : tout passe du jour au lendemain, nous pouvons tout perdre, alors travaillons à donner la place qui revient à Dieu dans nos vies.