SASMAD - Jeanne-Mance

André Dupré Jeanne Mance (1606-1673) est pour nous un vrai modèle du «Bon Samaritain» au sens de la parabole. Sa mère étant morte prématurément, elle s'occupe dès son jeune âge de ses onze frères et sœurs. Par la suite, elle soigne les victimes de la Guerre de Trente Ans et de la peste. Sous l'action de l'Esprit-Saint, elle découvre sa vocation missionnaire puis décide de venir en Nouvelle-France. Issue d'une famille bourgeoise aisée, elle obtient, avant de partir, l'aide et l'appui financier des grands de l'époque. Avec le soutien d'Anne d'Autriche, épouse du roi Louis XIII, et encouragée par les Jésuites, elle accepte la donation de Mme de Bullion et de la Société Notre-Dame de Montréal. Ils vont ainsi lui permettre d'ouvrir un poste à Montréal et aussi de fonder un hôpital pour y soigner les malades.

Dès son arrivée à Montréal, le 17 mai 1642, avec Paul Chomedey de Maisonneuve,  Jeanne Mance participe à la fondation de la ville sur les terrains concédés officiellement  par le gouverneur. Elle  supervise la construction du centre de soins de la petite colonie, l'Hôtel-Dieu, qu'autorise le contrat de fondation signé à Paris le 12 janvier 1644. Les travaux commencent en 1645 : il s'agit d'un modeste bâtiment, de 60 pieds sur 24, inauguré le 8 octobre 1645 et destiné à abriter six lits pour les hommes et deux pour les femmes. Devenu rapidement trop petit, il sera remplacé par un nouvel édifice en 1654.

Elle en est la seule infirmière jusqu'à ce quelle fasse venir les religieuses Hospitalières de St-Joseph en 1659.  Elle soigne avec compassion et diligence les blessés et les malades tout en multipliant les efforts pour recruter de nouveaux colons. Première infirmière laïque au Canada, Jeanne Mance demeure une source d'inspiration encore aujourd'hui. Elle continuera à assumer la direction du petit hôpital jusqu'à la fin de sa vie en 1673.

Au cours de sa carrière au Canada, Jeanne Mance agit quarante-et-une fois comme marraine des filles de la colonie. Le 30 juin 1672, quand les assises pionnières de la première église de Ville Marie sont posées, Jeanne Mance est à côté des sommités civiles et religieuses du temps pour y poser la cinquième pierre angulaire. Cette occasion sera sa dernière apparition officielle. Le 17 mai 2012, la Ville de Montréal proclame Jeanne Mance fondatrice de Montréal à l'égal de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.

L'archidiocèse de Montréal a introduit la cause de sa béatification en 1959 et l'a transmise depuis à la Congrégation pour les causes des saints au Vatican. L'héroïcité de ses vertus a été reconnue par le Vatican en 2013 puis, le vendredi 7 novembre 2014, le pape François l'a déclarée VÉNÉRABLE, première des trois étapes vers la canonisation.

Sœur Madeleine St-Michel, elle-même religieuse Hospitalière de St-Joseph, ne pouvait mieux choisir en  nommant Jeanne Mance « patronne» de la Fondation qu'elle a mise sur pieds en 1999. Encore aujourd'hui, comme au temps de Jeanne Mance, «nos amis» sont les personnes malades, les pauvres et les donateurs qui viennent en aide au SASMAD.
                                                                                                                                               

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