Le sanctuaire Saint-Jude

André Dupré L'église Saint-Jude d'Ahuntsic fêtait son cinquantième anniversaire le 20 août 2003. Son éminence le Cardinal Jean-Claude Turcotte a présidé une messe dans « l'Espérance d'un avenir en église », thème choisi pour la fête de la paroisse. On peut lire dans le livret écrit par Marguerite Plourde à cette occasion, intitulé La paroisse-sanctuaire et l'église Saint-Jude d'Ahuntsic 1953-2003, en page 13 :

« Un décret canonique daté du huit juillet mille neuf cent cinquante-trois et signé par Paul-Émile Cardinal Léger, archevêque de Montréal et contresigné par Théodore Mooney, prêtre, vice-chancelier, érige « une cure et paroisse amovible » sous l'invocation de Saint-Jude, dont la fête se célèbre le 28 octobre ».

La dévotion à Saint-Jude, patron des causes désespérées, se propageant beaucoup au pays a transformé l'oratoire dédié à Saint-Jude, situé à l'arrière de l'église, en lieu de pèlerinage. L'église Saint-Jude fut rapidement reconnue comme le sanctuaire Saint-Jude. Encore aujourd'hui, des gens viennent y prier Saint-Jude, lui confier leur cause perdue ou impossible, vénérer ses reliques et allumer un lampion.

Saint-Jude, surnommé Thaddée, est le cousin de Jésus, autant dire son frère, selon le sens large accordé aux membres de la parenté chez les orientaux du temps de Jésus. Compagnon et apôtre du Christ, il a annoncé la Bonne Nouvelle de l'Évangile et a témoigné de sa foi jusque dans le martyre. Dans son Épître, Jude « exhorte les fidèles à ne pas se laisser corrompre par ces séducteurs mais à rester fermes dans leur foi en Dieu et dans le Christ ».

Saint-Jude est présenté comme pêcheur ou agriculteur, guérisseur, exorciste, fondateur de l'Église d'Arménie mais on le nomme aussi « saint de l'impossible » et « avocat des causes désespérées ». On le considère également comme protecteur de l'argent gagné et patron des ouvriers d'hôpitaux et des hôpitaux. Nul doute que tous ces attributs ont favorisé la dévotion et emmènent encore plusieurs pèlerins à la paroisse-sanctuaire.    

Plusieurs de ces titres peuvent aussi nous laisser croire que Saint-Jude est le protecteur de l'œuvre de sœur Madeleine Saint-Michel auprès des malades et des ainés à domicile. N'est-ce pas dans la paroisse Saint-Jude qu'est né le SASMAD avec comme curé à l'époque, l'abbé Claude Fournier? L'ancien presbytère de Saint-Jude abrite l'équipe de coordination du service ainsi que la Fondation « les amis de Jeanne-Mance ». Est-ce que Saint-Jude ne prend pas encore soin des malades, des ouvriers de la santé, des causes difficiles et de l'argent bien gagné et utilisé à bon escient?


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