Arrivederci Roma

20 mars 2013

Alors que je commence à m'habituer à la vie romaine, le temps de rentrer au pays arrive rapidement. Je suis à Rome depuis le 27 mars et le temps a filé à la vitesse de l'éclair. Il appert qu'à mon âge, le temps file vraiment très vite.  J'aurai vécu dans la ville éternelle des moments d'une intensité incroyable et presque surréalistes. 

En faisant un bref retour en arrière, il m'est revenu en mémoire que j'avais connu six papes, dont un est encore de ce monde, excluant le Pape François. Mon souvenir des conclaves précédents était toujours marqué par le décès et les funérailles du pape. Il en aura été tout à fait autrement ces dernières semaines.

Le pape Benoît en aura surpris plus d'un en annonçant sa renonciation au ministère pétrinien. Le conclave 2013 a, me semble-t-il, donné une coloration différente à la vie de l'Église universelle, et peut-être donné le signal d'un renouvèlement dans notre manière de vivre le conclave. J'ai eu le privilège d'être aux premières loges et d'observer comment les cardinaux se sont préparés à cette élection.

Les congrégations générales auront sans doute permis aux cardinaux de mieux se connaître et de partager sur les besoins actuels de l'Église, sur les difficultés qu'elle traverse actuellement et qui finalement, semblent à quelques différences près, être les mêmes un peu partout à travers le monde.  

Nous connaissons le résultat final et l'élection du Pape François vient tout-à-coup apporter un vent de fraicheur, de simplicité, d'humilité à notre Église. Ce pape venu d'Amérique n'aura pas été élu par les journalistes. J'imagine d'ici le pied-de-nez que le Seigneur leur a fait. Autant j'ai progressivement découvert et appris à aimer le pape Benoît, autant je me sens près de François qui, semble-t-il se souvient qu'il a un jour été ordonné diacre (qu'on me permette cette publicité gratuite!).   

J'ai consommé une quantité incroyable de cafés de toutes sortes depuis mon arrivée. J'entends les réflexions de monsieur et de madame tout-le-monde sur l'élection et j'ose affirmer que les réactions sont généralement très positives. Imaginez un pape qui paie sa note de frais, qui descend dans la rue saluer les fidèles qui n'ont pu trouver de place dans l'Église, qui téléphone personnellement à une collaboratrice de la Casa sur son portable pour la remercier des services reçus, voilà un pape dont le ministère augure bien. Reste maintenant à ouvrir toutes grandes les fenêtres du Vatican pour y laisser passer le souffle de l'Esprit.  

Ainsi se terminent les chroniques de Rome!

Richard Saint-Louis, d.p. 

Commentaire

*
*
Veuillez calculer 2 plus 9.*

Revenir