Les croyants aujourd'hui

La participation à la messe du dimanche ne devrait pas être perçue comme un devoir ou une obligation, mais bien plutôt comme un privilège, car nous sommes les invités de Dieu. C'est pourquoi on ne va pas à la messe pour faire plaisir à Dieu, pour s'attirer ses faveurs, on y va parce qu'il a tant à nous donner gratuitement : sa lumière et sa force.

Le croyant qui se rend à l'église pour la messe dominicale ressemble un peu à un alpiniste qui quitte sa vallée (sa semaine) pour gravir une haute montagne. De là-haut, il peut contempler la vallée qu'il a quittée et rendre grâce pour ce qui s'y est vécu de beau et de bon, tout comme demander pardon pour ce qui était moins beau et moins bon. Ceci fait, il contemple déjà l'autre versant, l'autre vallée dont il ne connaît rien encore, mais qu'il confie à la grâce de son Dieu, afin qu'elle soit un lieu de joie, de paix et d'amour.

L'eucharistie est la rencontre du croyant avec son Créateur et Sauveur, le lieu de la recréation, où Dieu guérit et restaure son âme. Comment ne pas être transformés tandis que nous recevons le Corps du Christ vainqueur de la mort et du péché :

Je vous le déclare, c'est la vérité : si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ramènerai de la mort à la vie au dernier jour. Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang vit en moi et je vis en lui.
(Jean 6, 53-56).

Le croyant est celui qui se sait habiter depuis le jour de son baptême, par le Christ son Sauveur et qui, dans chaque eucharistie, entretient cette présence amoureuse au plus profond de son être. Habité par le Christ, le croyant est invité à regarder le monde avec le regard compatissant de son Sauveur, à aimer ce même monde avec le cœur de Dieu, à s'y engager avec l'espérance du Seigneur.

De dimanche en dimanche: L’évolution de la célébration eucharistique

Guy Lapointe, o.p., spécialiste de la liturgie et des sacrements, a enseigné pendant 32 ans à l'Université de Montréal. Il est actuellement rédacteur en chef de la revue de formation liturgique Vivre et célébrer. Dans cet entretien, il partage ses réflexions sur l'évolution du sens du dimanche et de la célébration eucharistique dominicale, au Québec. Quarante-cinq ans après la réforme liturgique du concile Vatican II, où en sommes-nous ?

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Pour une véritable créativité en liturgie

En discutant avec des parents dont les enfants sont inscrits à un parcours catéchétique, j'ai retenu les affirmations suivantes à propos de la messe :
« Sans vouloir vous offenser, je trouve que la messe c'est plate. C'est difficile de motiver les enfants à y aller. On écoute, on ne comprend pas, on ne sait pas les mots des chants, on n'a pas de place...»
« La messe c'est trop souvent la même chose. Surtout la longue prière...» ...

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Une vue du jubé : confessions d’un organiste

Tous les dimanches, je m'assieds à l'un des pires orgues du diocèse de Montréal, et mon défi est de faire en sorte que la musique qu'il produise soit belle. En tant qu'artiste, la beauté colore tout mon champ de vision. Malheureusement, j'ai souvent l'impression que les organistes sont aux prises avec des façons de faire qui éloignent de l'art... et d'une réelle célébration de la victoire de la vie sur la mort. Je livre ici quelques réflexions à propos du rôle de la musique dans la liturgie

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Lire divinement !

Le problème du choix des personnes pour les lectures, psaumes et prières universelles est si important qu'il mérite qu'on s'y penche. Nous savons tous que la Liturgie de la Parole est fondamentale dans la célébration de toute eucharistie, surtout le dimanche. Quel malheur alors de participer à des célébrations eucharistiques où l'on ne comprend pas un mot de ce qui est lu.

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L’art de l’homélie

Le dernier synode de Montréal (il y a dix ans) a brossé un portrait de notre Église et des aspirations de ses membres. Je me souviens que, d'entrée de jeu, à propos du Jour du Seigneur, les répondants au questionnaire synodal réclamaient à grand cri des célébrations dominicales vivantes, et en particulier, des homélies signifiantes. Revendication entendue aussi en France, en Italie, en Allemagne, aux États-Unis. Ici comme ailleurs, une tournée des paroisses le dimanche révèle une réalité aussi navrante que paradoxale : les pasteurs peinent très souvent à préparer et à livrer leurs homélies et leurs auditeurs peinent tout autant à les apprécier...

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L’intelligence de la liturgie… à tous les âges

Le dimanche, l'assemblée répond à l'invitation de Dieu de venir faire mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus Christ. Elle le fait dans une «mise en scène » rituelle, la liturgie. Le mot « liturgie » vient du grec leitourgia (leos, peuple, et ergo, faire). Il signifie « l'action du peuple ». Mais savons-nous vraiment ce que nous faisons, dans nos liturgies du dimanche ? Afin de favoriser une liturgie plus « parlante » pour les personnes rassemblées, plusieurs paroisses offrent des messes répondant aux besoins de différents âges.

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