Mgr Paul Bruchési

1897-1939

     

Mgr Paul Bruchési, quatrième évêque et deuxième archevêque de Montréal, est un homme reconnu pour son intelligence vive, son ouverture d’esprit, son éloquence et son amour de l’Église. C’est sous son épiscopat que l’Oratoire Saint-Joseph (1904) est fondé, et que se déroule à Montréal le 20e Congrès eucharistique international (1910) qui s’est avéré un succès remarquable. C’est encore sous son leadership que fut obtenu le statut d’autonomie pour l’Université de Montréal (1919).

Mgr Bruchési a érigé 63 paroisses et publié plusieurs mandements et lettres pastorales, notamment sur la justice, la question ouvrière, la paix et le mariage.

Naissance, études, ordination, ministère

Dans la paroisse Saint-Joseph de Montréal, milieu alors réputé voisinant la future Cathédrale, naît, le 29 octobre 1855, Paul Bruchési, fils de Paul-Dominique Bruchési et de Caroline Aubry. Il fait partie d’une famille de sept enfants; un autre de ses frères, Barthélemy, sera prêtre également; un autre, Benjamin, avocat.

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L’Épiscopat

Le 25 juin 1897, six mois après la mort de Mgr Fabre, le pape Léon XIII invite le chanoine Bruchési à devenir archevêque de Montréal, et le 8 août suivant, Mgr Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec, lui confère à la Cathédrale l’ordination épiscopale.

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Période 1897-1921 : vie active, congrès 1910, Université de Montréal

Mgr Bruchési commence sa mission en visitant, une à une, quelque dix communautés religieuses féminines sur lesquelles il compte beaucoup et qu’il portera toujours dans son cœur.

C’est sous l’épiscopat de Mgr Bruchési et avec son approbation que fut fondé, en 1904, l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal. L’archevêque présida aux premiers et rapides développements du sanctuaire.

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Période 1921-1939 : maladie, réclusion, mort

Dès 1919, Mgr Bruchési avait ressenti les symptômes d’un mal étrange, caractérisé par un mélange de dépression physique et d’angoisse morale qui lui enlevait toute initiative et toute capacité de décision. On a observé que sa maladie coïncide avec la disparition d’un vicaire général qu’il aimait beaucoup, Mgr Émile Roy. Certains y voient les séquelles des fortes pressions auxquelles l’archevêque fut soumis durant la guerre et qui l’auraient prématurément usé.

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