Mgr Ignace Bourget

Quelques événements et gestes marquants

Il est impossible dans les limites de cet article, de rapporter tous les faits et gestes d'un épiscopat si long et si riche. Contentons-nous d'en souligner quelques-uns.

Le premier acte important de Mgr Bourget, en 1840, est de confier à Saint-Sulpice la formation des prêtres diocésains. Le Grand Séminaire logé d'abord dans l'ancien Collège de Montréal, rue Saint-Paul, s'établira définitivement, en 1854, sur le site actuel, rue Sherbrooke Ouest; ce qui le fera désigner joliment Le Grand Séminaire de Ville-Marie à la Montagne.

  • En 1841, il réalise un désir de Mgr Lartigue en lançant une publication, les Mélanges religieux, qui deviendront plus tard La Semaine religieuse de Montréal, puis l'Église de Montréal et aujourd'hui Vivre en Église.
  • En 1844, prenant la relève de Mgr Lartigue, il contribue à la formation de la première province ecclésiastique du Canada, comportant quatre diocèses du Canada-Uni (Acte d'Union) : Québec, Montréal, Toronto, Kingston.
  • En 1846, dans un tout autre champ d'activité, il participe à la fondation de la Banque d'Épargne de la Cité et du District de Montréal, destinée à promouvoir l'économie chez les ouvriers. C'est aujourd'hui la Banque Laurentienne.
  • En 1847, une forte immigration d'Irlandais chassés de leur pays par la disette, entre au Canada. Avec elle, une épidémie de typhus. Mgr Bourget mobilise les forces vives du diocèse. Des religieuses meurent en soignant les malades. Lui-même paie de sa personne et doit être hospitalisé.
  • En 1852, un grand incendie ravage tout le Centre-ville. Une conflagration qui sème la consternation. Mille maisons sont brûlées. Neuf mille personnes sont sur le pavé. La cathédrale et la résidence épiscopale sont incendiées.
Pour une longue période, la cathédrale sera la chapelle de l'Asile de la Providence et l'évêché logera à l'Hospice Saint-Joseph. Dès 1854, Mgr Bourget acquiert un terrain dans l'ouest de la ville pour y construire une cathédrale nouvelle. Coup d'audace et vision d'avenir. Pour lui, le centre de la ville se développera vers l'ouest. En 1856, à Rome, il décide que la future cathédrale sera une copie réduite de Saint-Pierre de Rome, pour symboliser l'attachement de l'Église canadienne au Saint-Siège. Ce n'est qu'en 1870 que sera posée la première pierre de la cathédrale actuelle, sur le boulevard René-Lévesque entre les rues Mansfield et de la Cathédrale.

  • En 1852, également, un premier découpage du diocèse est effectué pour former le diocèse de Saint-Hyacinthe. Mgr Jean-Charles Prince, coadjuteur à Montréal depuis 1844, en sera le premier évêque.
  • Le diocèse de Montréal qui comptait une centaine de paroisses en 1840, en compte cent quarante en 1870.
  • En 1873, le chanoine Edouard-Charles Fabre est nommé évêque coadjuteur de Montréal, avec future succession.
  • En 1874, deuxième découpage du diocèse pour former le diocèse de Sherbrooke.
  • En 1876, le 9 septembre, Mgr Bourget démissionne.

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