La cause de l’éducation

L’éducation, tant primaire que supérieure, sera une des préoccupations majeures de Mgr Gauthier.

L’Université de Montréal tiendra une grande place dans ses soucis. Le nom de Mgr Gauthier est à joindre à ceux de Mgr Bourget, de Mgr Fabre, de Mgr Bruchési dans les démarches en vue d’une pleine reconnaissance de l’Université de Montréal. C’est d’ailleurs à la demande de Mgr Bruchési qu’il entreprend en 1917 les derniers pourparlers en ce sens. Il y mettra à profit son expérience de vice-recteur, puis de recteur, pour faire avancer les choses. L’année 1919 marque le « détachement » ad experimentum de l’Université Laval. L’année 1920 voit l’octroi d’une charte civile qui donne à l’Université de Montréal une existence légale. En 1924, Rome lui concède une « autonomie définitive » et en 1927, une bulle pontificale vient ratifier cette autonomie. Longue gestation où s’entremêlent l’Université Laval réticente, l’autorité romaine et le pouvoir civil.

Au début de son rectorat (1920-1923), Mgr Gauthier mettra sur pied une Faculté des lettres, une Faculté des sciences et l’École des sciences sociales, économiques et politiques.

Un trait à souligner de l’œuvre universitaire de Mgr Gauthier est la collaboration intense qu’il a voulue et favorisée entre laïques et ecclésiastiques dans la vie et le développement de l’Université de Montréal.

Mgr Gauthier donne aussi un élan à l’enseignement supérieur des jeunes filles et à la préparation des professeurs à l’enseignement. Il appuya et encouragea la fondatrice de l’Institut pédagogique (1926), mère Saint-Anne-Marie, c.n.d., une éducatrice remarquable qui avait déjà établi le premier collège classique pour jeunes filles à Montréal, le Collège Marguerite-Bourgeoys (1908). Mgr Gauthier soutint encore la fondation de plusieurs scolasticats-écoles normales, favorisa le régime d’externat classique à Montréal par la fondation des collèges André-Grasset (1927) et Sainte-Croix (1929).

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