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De la naissance à la mission à Londres (1777 - 1820) Cest à Montréal que naît Jean-Jacques Lartigue, le 20 juin 1777, fils unique dun père médecin français, Jacques Lartigue, immigré en Nouvelle-France en 1757 et dune mère canadienne, Marie-Charlotte Cherrier, de Saint-Denis sur le Richelieu. Notons que par sa mère, Jean-Jacques Lartigue est apparenté à trois grandes familles de la bourgeoisie montréalaise les Cherrier, les Viger, les Papineau qui joueront un rôle important dans le milieu, notamment lors de la Révolte de 1837-1838. Intelligent, vif desprit, Jean-Jacques complète à 16 ans ses études classiques au Collège de Montréal, fondé en 1767 par les Sulpiciens, au lendemain de la Conquête. Il consacre ensuite une année entière à létude de langlais, puis sadonne pendant trois ans à létude du droit civil. Sur le point dêtre reçu au Barreau, il décide subitement de se diriger vers la prêtrise. LÉvêque de Québec, Mgr Pierre Denaut, résidant à Longueuil, où il est aussi curé, accepte avec empressement la candidature de Jean-Jacques. Celui-ci entreprend létude de la théologie au Collège de Montréal. Le 28 octobre 1799, il est choisi par Mgr Denaut pour être son secrétaire. À lâge de 23 ans, il reçoit lordination sacerdotale, le 21 septembre 1800, en léglise Saint-Denis-sur-le-Richelieu où son oncle, François Cherrier, est curé. Devenu prêtre, il est nommé vicaire à Longueuil, tout en demeurant secrétaire de Mgr Denaut. Double fonction qui lui permet dacquérir une expérience du ministère paroissial et une connaissance de lensemble de ce « district de Montréal », en accompagnant lévêque dans ses longues visites pastorales. Après le décès de Mgr Denaut, le 17 janvier 1806, à Longueuil même, où il est inhumé (jusquà la translation de ses restes à Québec en 1970), Jean-Jacques réalise son désir déjà exprimé dentrer à Saint-Sulpice. Sa demande dadmission est agréée avec joie dès le 15 février suivant. Il sera vicaire à Notre-Dame pendant treize ans, de 1806 à 1819, responsable dun vaste quartier où il visite et aide surtout les malades et les pauvres. Il se tient au courant des affaires du pays. Il se sent en sympathie avec certaines revendications du parti canadien, sans toutefois souscrire au radicalisme doctrinal, aux idées révolutionnaires de désobéissance civile et de révolte armée qui y circulent. Enfin, le 29 juin 1819, le supérieur du Séminaire de Montréal, M. Auguste Roux, confie à M. Lartigue une mission délicate : aller défendre à Londres les droits de Saint-Sulpice, toujours contestés par les autorités britanniques. Démarches nombreuses à Londres et à Paris, qui restent cependant infructueuses. |
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