Les chemins nouveaux
Lorsque Jésus a ordonné à Simon d’avancer au large pour jeter les filets, la pêche fut miraculeuse. Notre pêche semble moins miraculeuse aujourd’hui qu’hier!
Nous devons regarder la réalité en face et, surtout, maintenir vives notre foi et notre espérance. Car, si certaines pratiques sont en décroissance, nous croyons que le Seigneur ne nous a pas abandonnés à nos problèmes!
L’Église peut exister d’une façon autre que celle que nous avons connue jusqu’à présent. L’Esprit nous conduit sur des chemins nouveaux. Qui aurait pu prédire que nous serions en mesure de prendre en charge l’accompagnement des plus jeunes dans leurs parcours de foi? Les communautés se sont organisées et elles ont réussi, malgré les ratés et les difficultés que cela engendre. Combien de parents se sont rapprochés de la vie de l’Église à travers le cheminement offert à leurs enfants! Voilà de nouvelles façons de tendre les filets. Bravo et merci à tous ceux et celles qui participent, de près ou de loin, à ce nouveau champ missionnaire.
Le fait d’annoncer Jésus-Christ aujourd’hui ne signifie pas que nous retrouverons le monde tel que nous l’avons connu. Le contexte social d’aujourd’hui ne se prête plus à l’exercice de la religion de la même façon. Notre devoir est double : d’une part, maintenir notre espérance et notre confiance dans le Seigneur et d’autre part, participer activement à la vie de l’Église aujourd’hui. Laisser naître du nouveau représente un défi de taille, mais l’Église n’en est pas à son premier virage, ni à son dernier.
L’opération « relance » amorcée en octobre dernier est l’occasion d’oser s’aventurer sur des sentiers nouveaux. Rappelons-nous les deux pôles de notre projet diocésain : à l’écoute et à la rencontre du monde. Place à la créativité!
C’est notre foi et notre espérance qui permettront au Seigneur d’appeler à sa suite toujours plus de personnes. Quelle est notre force d’interpellation? Nos vies personnelles et familiales sont concernées, de même que notre vie en communauté chrétienne, nos organisations paroissiales et nos rassemblements de toutes sortes. Il y a des pratiques et des habitudes qui ne sont pas interpelantes; à la limite, elles sont contre-productives. Il nous faudra les laisser mourir. Il y a, par contre, des lieux de vie qui annoncent une réalité autre; soyons attentifs, ils nous indiquent des chemins à prendre, à soutenir et à encourager.
La journée mondiale de la vie consacrée, célébrée le 2 février, est l’occasion de nous sensibiliser à devenir toujours plus interpelants, de toutes sortes de manières. Soyons des relais pour que l’appel du Seigneur à la vie consacrée et au ministère ordonné touche et transforme; que toute notre vie ouvre au désir de tout donner pour suivre le Christ.
† Jean-Claude Turcotte
Archevêque de Montréal
Erratum dans les Nominations publiées dans le Courriel du mercredi du 27 janvier 2010
Monsieur l’abbé Raymond ARSENAULT a été nommé vicaire paroissial à la paroisse Très-Saint-Rédempteur et non Très-Saint-Sacrement.
Mgr Michel Parent, V.É.
Chancelier
H1N1 : fin de la période épidémique
Dans un courriel expédié à tous les prêtres la semaine dernière, Mgr Jean Fortier a rappelé que le directeur national de la santé publique du Québec a annoncé, le 7 janvier dernier, la fin de la période épidémique de la grippe A (H1N1).
« Sans baisser complètement la garde car les virus de grippes H1N1 et saisonnière circulent toujours, même si la situation n’est pas critique, il est maintenant possible de jeter du lest sur les précautions strictes que je vous suggérais d’observer en octobre dernier. » a-t-il écrit.
Événements à ne pas manquer
Série de six conférences sulpiciennes
au Grand Séminaire de Montréal,
dans le cadre de l'Année Sacerdotale
« Viens et vois »
Soirée de prière pour les vocations
ENVIRONNEMENT ET SPIRITUALITÉ AVEC ANDRE BEAUCHAMP AU CENTRE LE PELERIN