28 novembre 2007 Vol. I no 39 November 28, 2007


Quand la vie se donne... l'espérance veille.

  With the Gift of Life,
Hope Awakens.

Dans la grisaille de l’automne, le premier dimanche de l’Avent ouvre un temps de joie et de lumière. C’est au fond un exercice annuel de quatre semaines pour entretenir dans l’Église, le réflexe d’attendre la venue toujours surprenante du Seigneur. En effet, on sait que le mot « avent » est la contraction du mot « avènement » qui veut dire « venue ». L’Église commence donc son année liturgique en s’émerveillant de la venue du Seigneur. Ou peut-être faudrait-il parler « des » venues du Seigneur. Car il est venu (il y a deux mille ans), il vient (chaque jour grâce à l’Esprit du Ressuscité) et il reviendra (à la Parousie). Les trois venues sont considérées durant l’Avent et nous font tendre vers Pâques.

Toute notre année liturgique se passera sous le thème suivant : « Quand la vie se donne ». Oui, la vie est un don. On la reçoit de d’autres. On ne se la fabrique pas soi-même. Dans la vie, on ne commence pas par donner mais bien par recevoir. On reçoit tout puis un jour, on transmet à son tour. La vie et le don s’appellent l’un l’autre. La vie résulte d’un don et c’est le don qui fait que la vie a un sens. Le secret d’une vie épanouie, c’est le don.

« Quand la vie se donne » évoque aussi l’envie irrésistible de Dieu de se donner à nous, de nous faire partager son être, son cœur, sa vie, chaque jour jusque dans l’éternité. Un don rendu possible par la mort et la résurrection de Jésus et répercuté dans l’eucharistie. Il disait à Thomas : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). La Vie avec un V majuscule. Mais pour le manifester, il a commencé par être minuscule… Un petit enfant fragile né sur la paille dans un coin de pays perdu, loin des regards, c’est minuscule. Il va mettre trente ans à se révéler « majuscule »…

Parlant de paille, parmi les propositions faites aux paroisses par notre Service de pastorale liturgique lors de la soirée de présentation de la thématique de l’Avent et de Noël, il en est une qui a retenu mon attention. Il a été suggéré de profiter de la célébration pénitentielle durant l’Avent pour faire écrire les fautes des participants sur des feuilles de papier doré. Les pénitents les présentent ensuite aux prêtres et reçoivent l’absolution. A la fin de la célébration, les prêtres passent ces feuilles dans une déchiqueteuse. Il en résulte une « paille » dorée sur laquelle on peut déposer l’enfant Jésus à Noël.

Le symbolisme est fort. Dieu vient dans nos misères, nos pauvretés, nos fautes pour nous relever et nous donner sa vie. Dieu a toujours été plus à l’aise dans la fragilité et dans la pauvreté. Il est bon de se rappeler qu’en quelque sorte, notre Église est née il y a deux mille ans sur la paille…et qu’elle est en train d’y retourner! Elle perd de ses ressources humaines, financières et matérielles. Mais cet appauvrissement ne la rapproche-t-elle pas de la crèche de Bethléem? Dans cette désappropriation, ne peut-elle pas espérer mieux rencontrer le Seigneur et mieux en témoigner? Se pourrait-il que de nous retrouver « sur la paille » soit notre chance?

Le thème spécifique à l’Avent sera cette année: « L’espérance veille ». Au cœur même de ce qui bouleverse notre Église, je vous invite à veiller avec moi dans l’espérance. Dieu vient toujours, tôt ou tard, et immanquablement quand nous sommes sur la paille…

 

In the dull, grey days of autumn, the first Sunday of Advent introduces us to light and joy. Each year, we begin a four-week exercise of anticipating the ever-surprising coming of our Lord. Advent comes from the Latin “venire” meaning “to come”. The Church thus begins its liturgical year filled with wonder regarding the Lord’s coming. The word “comings” would probably be more accurate. The Lord has come (2,000 years ago); he comes to us each day (through the Spirit of Resurrection), and he will come again (at the end of time, the Parousia). These three comings are contemplated during Advent and point us toward Easter.


Our new liturgical year introduces the theme: With the Gift of Life, Hope Awakens. Life is indeed a gift. We receive it from others. We do not give it to ourselves. In life, we are recipients at first, we do not start by giving. We receive everything we need, and then, in turn, we start to give back. Life and giving are intimately linked. Life is a gift, and giving brings meaning to life. The secret of a happy life is giving.


“With the Gift of Life” also reminds us of the irresistible desire that God has, to give himself to us, to make us share in his being, his heart, his life, each day of our lives into eternity. This gift is now possible because of the death and resurrection of Jesus, transmitted to us through the Eucharist. Jesus said to Thomas: “I am the Way, the Truth and the Life” (John 14: 6). Life with a capital “L”. But he started his life with a small “l”. A small and fragile child, born in a hay-filled stable, in a backward part of his country, far from the eyes of the curious… that is a small beginning. He will take some 30 years to reveal himself as a man bringing Life with a capital “L”.


Among the Advent suggestions offered to parishes by the Diocesan Liturgical Committee, one struck me particularly. It was suggested that people coming to penitential celebrations write down their sins on a sheet of gold-colored paper. They would then present them to the priests and receive absolution. At the end of the celebration, the priests would pass the sheets of paper through a shredder, out of which would then flow a sort of golden straw that could be used to lay the Infant Jesus at Christmas.


That is a strong symbol. God comes to us in our troubles, weaknesses and sins, to uphold us and give us life. God is quite at ease with human frailty and poverty. In short, our Church was born 2,000 years ago “in the straw”… and that is where she seems to be headed again, today! She is losing her human, financial and material resources. But doesn’t this, in fact, bring her closer to the crib in Bethlehem? Could this new form of impoverishment not carry the hope of recognizing the Lord better and of bearing a more compelling witness to him? Could it be that “being in the straw” might be a chance for us?

“With the Gift of Life, Hope Awakens.” At the heart of the challenges facing our Church, I invite you to wait with me in hope. God always shows up sooner or later and especially when we are “in the straw…”

+ Jean-Claude Turcotte
Archevêque de Montréal


À l'agenda : Voeux de
Noël avec le Cardinal

-
membres de la Vie Consacrée (détails)
- fêtes des régions pastorales (détails)
  Coming Events : Christmas
gatherings with the Cardinal

- Consecrated Life Members (details)
- Pastoral Regions Gatherings (details)

Forum sur les vocations

Le samedi 17 novembre dernier, près d'une soixantaine de personnes se sont réunies
à l’Institut de Pastorale des Dominicains afin de participer à un « Forum diocésain sur les vocations ». Pour lire le compte rendu de cette journée cliquez ICI

et pour d'autres informations diocésaines visitez le Site Officiel du Diocese :
http://www.diocesemontreal.org/accueil/index.php


En marche vers le Congrès eucharistique 2008
Journée de préparation pour les délégué(e)s-pèlerins
Samedi le 1er décembre de 9h30 à 16h30
à l’Institut de pastorale des Dominicains (détails)

On Route to the 2008 Eucharistic Congress
Formation Day for Pilgrim-Delegates
Saturday Dec. 1st from 9:30 a.m. to 4:30 p.m.
at l’Institut de pastorale des Dominicains (details)