Quand on connaît l’attachement des Irlandais à leurs racines, on comprend bien que cette fête prenne autant de sens pour les Irlandais d’origine. Elle célèbre leur passé et leur héritage ainsi que leur insertion dans notre pays.
Dès son arrivée, le peuple irlandais a fraternisé avec les Canadiens français, prenant tout de suite une place importante dans l’histoire de Montréal. Chassés de leur pays par la famine, les premiers Irlandais sont accueillis par les catholiques au cours des années 1840. Parmi eux, plusieurs sont atteints du typhus. Ils furent soignés entre autres par Mgr Ignace Bourget et le clergé de Montréal ainsi que par les Sœurs de la Providence, les Sœurs Grises de Montréal et les Sœurs Hospitalières de Saint-Joseph. Nombreux sont-ils à y avoir laissé leur vie, victimes de la terrible maladie.
L’accueil et l’intégration des Irlandais dans la communauté catholique ont cimenté leurs liens avec les Canadiens français. Plusieurs enfants Irlandais orphelins ont d’ailleurs été adoptés par des francophones. C’est ainsi que l’on retrouve des noms comme McDonough, McDuff, Harvey et bien d’autres un peu partout au Québec. C’est une longue histoire de foi, d’harmonie et de respect mutuel qui s’est déroulée dans notre diocèse entre les communautés irlandaise et francophone. Aussi suis-je heureux de souhaiter une bonne Saint Patrick non seulement aux membres de la communauté irlandaise mais aussi à tous les membres de notre Église diocésaine.
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When one considers that the Irish remain firmly attached to their roots, it’s easy to understand how much this celebration means to those of Irish ancestry. This day is a celebration of their past, their heritage and their arrival in our country.
Immediately upon arriving here, the Irish developed a close friendship with French-Canadians and took their place, and a large one indeed, in the history of Montreal. Having fled their country because of famine, the first wave of Irish settlers arrived during the 1840s; their fellow Catholics welcomed them. Many were stricken with typhus. Bishop Ignace Bourget and the Montreal clergy attended to their sick as did the Sisters of Providence, the Grey Nuns and the Religious Hospitallers of St. Joseph. Many, unfortunately, died from that dreaded disease.
Being welcomed and accepted by the Catholic community strengthened their bonds with French-Canadians. Many Irish orphans were adopted by French families. Hence, we find names like McDonough, McDuff, Harvey and many others throughout Quebec. There is a long tradition of faith, harmony and mutual respect between the French and Irish communities in our diocese. I am, therefore, very happy to wish a happy St. Patrick’s Day not only to the members of the Irish community but also to all members of our diocesan Church. |