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P.
Herman Crespi, i.m.c. 1936
2006 M.
l'abbé Jean-Paul Ouellette 1926
2006
Mgr
Jean-Paul Rivet 1921
2006 Mgr
Ivanhoë Poirier, p.s.s 1926
2006
P.
Herman Crespi, i.m.c.. 1933 2006 | | | Le
père Crespi est né en 1936 à San Zenone Ezzelini dans le
Nord de l'Italie. Après des études qui le destinaient au sacerdoce,
il est ordonné prêtre avant Noël 1963, le 21 décembre.
Peu après son ordination presbytérale, le jeune prêtre devient
formateur durant quelques années avant d'être | envoyé,
par sa communauté, les Missionnaires de la Consolata, au Canada où
il a passé la plus grande partie de sa vie.À son arrivée
au pays, il se consacre à la paroisse italienne Notre-Dame-de-la-Consolata
dont il sera le curé de 1974 à 1992. au cours de cette même
période, il accepte également d'assumer la tâche de supérieur
de la province canadienne de sa communauté (1984-1990). Après quelques
années comme missionnaire en Argentine, il revient à Montréal
et devient en 2005 supérieur provincial des Missionnaires de la Consolata
d'Amérique du Nord.
Le père Herman Crespi est décédé le 4 mai à
Montréal. Ses funérailles ont eu lieu deux jours plus tard à
l'église Notre-Dame-de-la-Consolata.
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| | | | L'abbé
Jean-Paul Ouellette 1931 2006 | | | M.
l'abbé Jean-Paul Ouellette est originaire de Montréal où
il voit le jour le 13 novembre 1926. Jeune étudiant il complète
un parcours d'études classiques au Collège Sainte-Marie et entreprend
uneformation théologique au | Grand
Séminaire de Montréal. Au terme de ses études, le cardinal
Paul-Émile Léger lui confère le sacrement de l'ordre en la
cathédrale de Montréal, le 19 mai 1951. Dès après
son ordination, il devient vicaire à la paroisse St-Jean-Baptiste où
il exercera son ministère pastoral durant six ans. À la fin de son
mandat, en 1957, il est nommé aumônier à l'École supérieure
de la Commission scolaire de Montréal, puis, en 1962, aumônier à
l'école St-Émile. À partir de 1967, c'est à la Commission
des écoles catholique de Montréal qu'il consacrera son temps et
son talent comme responsable régional de pastorale scolaire. Il y sera
à l'uvre jusqu'à sa retraite en 1999.
L'abbé Ouellette est décédé le 21 mai dernier à
l'âge de 79 ans. Ses funérailles se sont déroulées
en l'église St-Jean-Vianney le 27 mai. Il laisse le souvenir d'un homme
visionnaire, dévoué et attachant. (retour
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| | | | Mgr
Jean-Paul Rivet 1921 2006 | | | Au
Collège de l'Assomption, dans la mémoire de ses confrères
de classe et d'un grand nombre d'Anciens, Jean-Paul Rivet occupe une place particulière.
Après de brillantes études au Collège et au Grand Séminaire,
l'abbé Rivet entre à son Alma Mater les mains encore empreintes
de l'onction | sacerdotale,
en septembre 1946, l'année de mon arrivée au Collège. Le
jeune prêtre se signale déjà comme un homme aimable, respecté,
ouvert, disponible pour nous accompagner dans nos marches à la campagne.
Aussi, après quelques mois d'animation et d'enseignement, il devient étudiant
à l'Université de Montréal et à la Sorbonne de Paris.
Frais émoulu d'études supérieures, il est bien préparé
pour entreprendre une carrière de professeur de lettres. Avec intérêt
et passion, il livre à ses étudiants ses connaissances, les éveillant
aux beautés des langues française, latine et grecque. Estimé
par les confrères et les étudiants, chacun réclame de lui
une information, un conseil, un service. Pour tous, il est la source où
on va puiser. Après cinq années d'enseignement, il est déjà
prêt à exercer la tâche prestigieuse de préfet des études.
On reconnaît en lui l'homme de lettres et de culture, doué d'un sens
de l'organisation, possèdant la souplesse et la vision pour voir les problèmes
et s'adapter aux changements qui s'annoncent dans les structures de l'enseignement
secondaire et collégial. La
réputation de ce "petit homme vigoureux, plein de finesse, débordant
de culture, de jovialité et d'humour", comme le dépeint l'un
de ses confrères, ne tarde pas à franchir les murs du collège.
En 1961, l'abbé Jean-Paul Rivet est demandé pour organiser les sections
classiques de la CECM et bientôt pour diriger l'Office de l'enseignement
de l'Archevêché de Montréal. Délégué
de l'Archevêque au Conseil d'administration du jeune Collège Saint-Paul
et quelques années plus tard de son Collège, l'abbé Rivet
conserve avec son Alma Mater des liens privilégiés. J'ai le souvenir
de sa grande disponibilité et de son désintéressement dans
l'accomplissement de chacune de ses tâches souvent exigeantes en cette époque
de changement. Après
vingt ans de fidèles services, après avoir donné le meilleur
de lui-même, je lui présentais mes sentiments de reconnaissance en
soulignant la confiance de son évêque à son endroit : "Que
d'heures passées au Collège, pour donner à cette institution
la structure adéquate, capable de s'adapter à la réalité
nouvelle de l'Église et de la société, désormais disposées
à donner aux laïcs la place qu'ils doivent occuper dans une institution
régie jusqu'alors par des clercs. Toutes ces heures passées à
la Corporation et au Conseil d'administration, elles se prolongeaient souvent
jusqu'à la nuit, sans tenir compte du retour à Montréal,
beau temps mauvais temps, et du travail du lendemain. " C'est
toujours avec la même disponibilité et la même fidélité,
par affection pour son Alma Mater et par souci de lui conserver les valeurs fondamentales
reliées à l'éducation chrétienne, que Jean-Paul Rivet
a tenu le coup durant toutes ces années. Avec la même intelligence
et le même discernement, il a su travailler avec ses pairs dans différents
conseils, faisant l'expérience de la laïcité et de la sécularisation,
apportant au débat les nuances nécessaires, sans jamais sacrifier
l'essentiel. Il est heureux que le Collège de l'Assomption, en ces années
décisives, ait pu profiter de cet esprit clairvoyant. Parfait humaniste,
capable de s'ouvrir sur les visions de l'avenir, sans renoncer à ses racines,
Jean-Paul Rivet, dans le respect des autres, savait intervenir au bon moment,
faire le point avec clarté et fermeté, pour ramener les échanges
sur des voies réalistes et lumineuses. C'est l'expérience qu'il
a laissée au Collège et qu'il a poursuivie au service de son évêque. Mgr
Rivet, en effet, a travaillé avec la même conscience professionnelle
pour Mgr Paul Grégoire comme secrétaire particulier et vicaire général.
Au même moment, il a dirigé la revue diocésaine, "l'Église
de Montréal", nous partageant sa pensée dans un liminaire toujours
actualisé. Dans ses différentes fonctions, il s'est toujours appliqué
à son travail avec dévouement et une grande liberté d'esprit.
Dans une langue alerte et un style châtié, il a laissé un
grand nombre d'écrits qui révèlent l'homme modeste et bien
articulé qu'on se plaît encore à lire. Mgr
Rivet a laissé sa marque en éducation et en différentes fonctions
administratives, mais il ne fut pas moins en même temps un vrai pasteur.
A travers ses occupations quotidiennes, le prêtre trouvait le temps et l'énergie
pour le ministère pastoral. Chaque dimanche, il se retrouvait au cur
d'une communauté chrétienne pour le service de la Parole et de l'Eucharistie.
Une Parole méditée et priée, livrée avec chaleur.
Il aimait aussi partager avec les couples mariés leurs préoccupations
de parents, leurs inquiétudes spirituelles, leurs joies d'époux
et d'épouses, apportant soutien, réconfort et l'éclairage
de la pensée de l'Église. S'il n'en eut tenu qu'à lui, le
prêtre aurait consacré plusieurs années, particulièrement
les dernières de sa vie active, au ministère pastoral dans une petite
paroisse, un désir souvent exprimé à son évêque,
qu'il a dû sacrifier pour être de plus près à son service. Cette
participation généreuse et éclairée mérite
reconnaissance et admiration. Je sais avec quel désintéressement
et dévouement Monseigneur Jean-Paul Rivet a donné le meilleur de
lui-même à tout ce qu'il a touché. Par sa présence
et son action, il a livré le trésor de la sagesse, l'héritage
de l'humanisme chrétien et de sa foi, parfaitement intégré
en sa personne. Pour ce don inestimable, la reconnaissance de l'Église
de Montréal et mon témoignage d'amitié.
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| | | | Mgr
Ivanhoë Poirier, p.s.s. 1925 2006 | | | Monseigneur
Ivanhoë Poirieur, prêtre de Saint-Sulpice, est né à Saint
Chrysostome (Québec) le 13 juin 1925, il fait ses études classiques
au collège de Montréal et au Séminaire de Philosophie. Au
terme de ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal,
il est ordonné pour le diocèse de Valleyfield le 3 juillet 1949. | Après
l'obtention de la licence en théologie de l'Université de Montréal,
il entre dans la Compagnie de Saint-Sulpice en 1951. Il enseigne les sciences
religieuses et la philosophie au Séminaire de Philosophie jusqu'en 1952
alors qu'il poursuit, à L'Institut d'études médiévales
de Montréal, des études en philosophie. À compter de 1954,
il enseigne de nouveau au Séminaire de Philosophie où il devient
directeur des études en 1958. En 1965, il occupe le poste de supérieur
au Grand Séminaire de Montréal. Par la suite, en 1968, il entre
à l'Office du clergé du diocèse de Montréal dont il
occupe le poste de directeur, l'année suivante. En 1969, il devient vicaire
épiscopal, puis, en 1981, vicaire général. Il est nommé
curé de la Paroisse Notre-Dame-de-Montréal en 1992. Il prend sa
retraite au Séminaire de Saint-Sulpice en 1997. Durant ses dernières
années. il apporte son aide aux aumôniers des religieuses.
Mgr
Ivanhoë Poirier, p.s.s. est décédé le dimanche 25 juin
2006 à l'âge de 81 ans. Les
funérailles ont eu lieu le samedi 1er juillet, 10h00, en la Basilique Notre-Dame,
sous la présidence de Monsieur le Cardinal Jean-Claude Turcotte. L'inhumation
a été faite dans la crypte du Grand Séminaire de Montréal.
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