Jean-Guy Roy

Quand mai nous enivre!

Enfin, le soleil et la chaleur de mai viennent nous redonner goût à la vie et nous font oublier ce mois d’avril somme toute assez maussade merci. Le fameux dicton « En avril, ne te découvre pas d’un fil ; en mai, fais ce qu’il te plaît.» semble se vérifier admirablement cette année. Et qui plus est, les météorologues nous annoncent d’excellentes températures en ce mois de toutes les promesses. Le mois de mai fait rêver un peu quoi ! C’est de tradition le début de la fameuse saison des mariages un peu partout. En mai, le muguet odorant sera à l’honneur et la verdoyante nature de notre coin de pays se révélera dans toute sa splendeur pour notre plus grand ravissement. Nous en aurons plein les yeux au cours des prochaines semaines. Il n’y a pas de doute, la vie renait pour notre plus grand plaisir. Depuis quelques jours, les terrasses se remplissent, les rires éclatent, les oiseaux sillonnent le ciel bleu, la nature s’évade enfin de cette saison hivernale toujours trop longue.

Lire la suite de cette entrée »

Irrésistible bonheur!

Bonheur où es-tu? Qui que nous soyons, nous sommes tous orientés ou tendus vers une certaine qualité de vie et d’harmonie. Nous cherchons tous à tâtons, plus ou moins intensément, des espaces de satisfaction et de bien-être. Les marchands de bonheur et d’illusions ne manquent pas autour de nous, ils foisonnent même. Ils sont toujours à l’affût et connaissent fort bien notre soif avide de plaisirs, voire notre béance immense de bien-être. La grande Toile du cyberespace fourmille de ces marchands au profil quelque peu arnaqueurs offrant des trucs factices et caducs à des âmes esseulées en quête d’un nirvana immédiat. Mais le bonheur, en dépit de tout ce qui se raconte, c’est quelque chose de sérieux tout de même. Les grandes recherches en psychologie signalent presque toutes que chacun d’entre nous possédons un certain «seuil de bonheur» que plusieurs évaluent globalement à 50% à la génétique et qu’un bon pourcentage dépend entièrement de nous, de notre capacité de jongler avec les aléas de la vie. Certains tenants en psychologie positive parlent même du bonheur en termes d’un choix de vie. Au fond, il faut se permettre d’être heureux!

Lire la suite de cette entrée »

Avons-nous perdu le Nord?

Notre bonne vieille terre tourne toujours sur elle-même! Certes, mais il n’y a pas une journée, où l’avenir de la planète n’est pas au cœur de nos échanges, voire de nos débats. Avec tous ces conflits armés, ces actes terroristes, cette pollution éhontée, ces famines scandaleuses, ces cataclysmes naturels, il y a bien des raisons de s’inquiéter. À huit mois du sommet mondial de Paris sur les changements climatiques peut-on s’attendre à un possible accord pour prendre des mesures afin de freiner les changements climatiques? Plus près de nous, les débats font rage sur la production de pétrole au Québec, l’aménagement d’un port pétrolier, l’oléoduc de TransCanada, la relance du développement minier du grand Nord et j’en passe. Avons-nous perdu le Nord ma foi? En cette semaine où nous célébrons mondialement le 22 avril le Jour de la Terre, il est bon de prendre le temps de se conscientiser et de poser des gestes pertinents pour l’avenir de notre planète.

Lire la suite de cette entrée »

Le Cardinal Jean-Claude Turcotte, un grand communicateur

Depuis l’annonce du décès du Cardinal Jean-Claude Turcotte, les messages fort nombreux de sympathie et d’hommage bien sentis n’ont pas tardé à se manifester.  Homme de son temps, l’archevêque de Montréal a fait sa marque et elle restera longtemps imprimée dans le cœur de milliers de montréalais.  On s’y attendait à ce départ éminent car le dur combat contre les effets ravageurs d’un diabète pernicieux ne lui laissait guère de repris et chance de survie.

À 78 ans, ce prêtre à la carrure athlétique et au parcours exceptionnel nous lègue un héritage imposant.  Depuis son ordination presbytérale en 1959, Jean-Claude Turcotte a été de toutes les luttes qui mènent au respect de la vie humaine, au soulagement des plus démunis, aux libertés individuelles et collectives, aux principes et valeurs de l’Église catholique. Il n’avait pas peur des mots et des débats, lui qui fut pétri comme tant d’autres de son époque à l’école de l’Action catholique et aux décapantes transformations sociales de la Révolution tranquille. Il en a mené des dossiers cet homme du peuple au destin étonnant!

Lire la suite de cette entrée »

Femmes de nos vies!

Nous vivons dans un monde où faire sa place soulève un défi de taille! Depuis cinquante ans, il y a bien des choses qui ont changé dans ce Québec aux espaces infinis. La population québécoise s’est certes diversifiée à un rythme rapide, les manières de vivre se sont aussi modifiées, en particulier dans les grandes agglomérations, les points de repères collectifs sont de plus en plus diffus. Au fil des récentes décennies, les femmes d’ici ont pris davantage leur place et cela au prix de lourds sacrifices. Nous le savons tous, les femmes du pays n’ont pas toujours eu les mêmes droits que les hommes dans les diverses sphères de la société canadienne, québécoise. À tous les ans, la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, s’avère somme toute un rendez-vous annuel important pour réfléchir et faire le point sur le rôle indispensable et cruciale des femmes dans nos vies et dans notre collectivité.

La création de cette journée mondiale en 1977 avait suscité beaucoup d’espoir au sein des mouvements qui militent pour les droits des femmes et avait donné un appui certain à des revendications justes en matière de reconnaissance et d’équité dans ce monde où les tendances masculines dominatrices se manifestent depuis belle lurette. Depuis l’initiative lancée par l’ONU, qu’en est-il? Lors des premiers jours de mars, les paroles du mythique chanteur québécois Claude Dubois remontent toujours avec justesse en moi : « Femme de rêve, femme d’espoir heureux ».

Lire la suite de cette entrée »

Soubresauts en éducation

La vie en politique n’est pas une sinécure. Après onze mois au pouvoir, le gouvernement Couillard l’apprend royalement : on ne patauge  pas longtemps sans contrecoup dans des sables mouvants et en terrain miné. La démission du ministre de l’Éducation Yves Bolduc, souhaitée de toute part depuis des mois, était tout à fait prévisible. La tension accumulée s’avérait trop forte sur le titulaire qui n’a cessé de commettre bourde après bourde et de donner des signes d’incompétence depuis qu’il occupe ce poste névralgique. Les nombreuses déclarations de l’ex-ministre ont suscité plusieurs controverses et fait monter aux barricades ceux et celles qui œuvrent dans le secteur de l’éducation. Son départ n’annonce pas nécessairement des jours tranquilles, même s’il soustrait un embarras au gouvernement.

Lire la suite de cette entrée »

(464) Faire de son mieux!

Dans ce siècle de la vitesse, de la performance et de l’efficacité, nous avons toujours l’impression d’être en retard pour donner suite à ceci ou à cela, d’être d’un autre temps, dépassés quoi! Nous vivons comme l’on peut dans l’économie à haute vitesse, devant faire face à  l’innovation sans fin et à l’apparition de compétences super spécialisées. Le 21e siècle est vraiment celui de la culture numérique et, évidemment, des exigences et des effets collatéraux qui en découlent. Plus nécessaire d’interagir avec quelqu’un aujourd’hui, tout se fait par le bout de ses doigts. Nous assistons à l’émergence de nouveaux rapports qui se profilent entre les divers acteurs sociaux. Petit à petit, se met en place un monde vraiment différent de la circulation de l’information et un nouveau contexte culturel. Bombardés d’informations tous azimuts par l’Internet et par les réseaux sociaux, nous nous retrouvons souvent aux prises avec un lot de données la plupart du temps non validées. Crédibilité et confiance seront sans contredit des atouts majeurs en ce siècle décidément renversant à bien des égards. Et cela ne fait que commencer!

Lire la suite de cette entrée »

Pour plus de justice sociale

Depuis quelques mois, le régime d’austérité mis de l’avant par le gouvernement Couillard suscite passablement de remous un peu partout dans la province. Bien que la population ne rejette pas une saine gestion de finances publiques et certaines coupures nécessaires, plusieurs tenants en provenance de tous les horizons trouvent que c’en est trop, voire insensible. Avec toutes les coupures annoncées dans les systèmes de santé et d’éducation, sans compter dans les officines gouvernementales, ça risque de chauffer dans les mois qui viennent. Assisterons-nous à un second Printemps érable? Les milieux syndicaux s’y préparent de longue main. Nombre d’analystes signalent que ce n’est pas que dans le superflu que malheureusement le gouvernement coupe, mais dans tout sauf dans l’avoir des plus nantis. Il faut demander aux assistés sociaux ou aux gens survivant avec leur maigre salaire minimum ce qu’ils en pensent. Les inégalités sociales existent, perdurent et prennent même de l’ampleur au détriment de qualité de vie des plus vulnérables dans une société fort développée.

Lire la suite de cette entrée »

(462) La terrible indifférence!

Dans ce monde des nouvelles technologies et du cyberespace, des milliers de personnes souffrent lourdement de solitude, d’isolement. Le phénomène même de l’itinérance a pris de l’ampleur au fil des années dans notre coin de pays. De nombreuses personnes se retrouvent à la rue, sous un ciel pas toujours étoilé, sans toit et sans le sou. Des drames humains se profilent sous nos yeux, des gens pauvres et démunis meurent dans l’indifférence totale. On le répète ad nauseam que notre société est individualiste, hédoniste et marqué du sceau de l’indifférence! Gilbert Bécaud, Monsieur 100000 volts, chante avec pertinence cette réalité gravement triste, mais combien réelle : « Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais. Ce qui détruit le monde c’est : L’indifférence. Un homme marche, tombe, crève dans la rue. Eh bien personne ne l’a vu. L’indifférence » Oui, c’est bien tristement vrai!

Lire la suite de cette entrée »

Montréal à la une!

Il y a des nouvelles qui font plaisir à entendre et qui font bomber avec fierté quelque peu le torse. Eh! oui, le centre d’études économiques du prestigieux magazine britannique The Economist, a désigné la ville de Montréal, selon plusieurs critères, la deuxième meilleure ville au monde où il fait bon vivre. Dans l’impressionnante énumération des villes célébrissimes, elle est précédée par Toronto et devance de loin Paris, New York, Los Angeles, Tokyo, Rome. De quoi réjouir par les temps qui courent la mine basse de nombreux Montréalais aux prises ces jours-ci avec le chaotique déneigement des rues et le mauvais déglaçage des trottoirs des dernières semaines et sans compter les infrastructures routières qui s’écroulent au fil des mois. Quand on se compare, on se console parfois!

Il est vrai que Montréal n’est plus la même! Sur le vieil album Longue distance, notre Robert Charlebois national chantait: «Je reviendrai à Montréal dans un grand Boeing bleu de mer. J’ai besoin de revoir l’hiver et ses aurores boréales. J’ai besoin de sentir le froid (…) Je reviendrai à Montréal me marier avec l’hiver.» C’était en 1976! Il y a beaucoup de neige qui est tombée, mon cher Robert, depuis ce temps où nous voguions sous l’ère faste des Jeux Olympiques de l’incomparable et ineffable Jean Drapeau. Avec ce froid sibérien qui s’abat sur Montréal ces jours-ci, ce sont des paroles qui sont en plein dans le ton. Toutefois, je suis pas mal convaincu que les snowbirds québécois ne sont pas prêts de si tôt à revenir se marier avec l’hiver.

Lire la suite de cette entrée »