Jean-Guy Roy

Après l’école, vive les vacances!

« Youppi! Youppi! L’école est finie! » clamaient de nombreux enfants et adolescents au sortir de la classe ces jours derniers, à la veille de la fête nationale du Québec! Plus d’un million d’étudiants ont pris le chemin de la maison pour les prochains mois; il y avait bien entendu quelques larmes et un peu d’émotion. Quant aux profs, ils quitteront à leur tour dans quelques jours pour souffler un peu, revoir leur année épuisante ou prendre leur retraite tant désirée. Les élèves du primaire et du secondaire terminent une année bien remplie en apprentissage et en découvertes nombreuses. Une vieille chanson de Sheila me revient en tête en cette fin de juin : « L’école est finieDonne-moi ta main et prends la mienne La cloche a sonné ça signifie La rue està nous que la joie vienne Mais oui Mais oui…» C’était en 1962 et ce fut un tube à l’époque, comme disent si bien nos cousins les Français. Vous en conviendrez avec moi, l’école québécoise a bien changé au cours des récentes décennies.

Pour beaucoup de gestionnaires et d’éducateurs, ce sera le temps des bilans. L’année scolaire 2014-2015 n’aura pas été sans soubresauts. Le ministère de l’Éducation, qui célébrait tout de même ses cinquante ans d’histoire, a connu sans aucun doute des heures de gloire au fil de ces années. Cependant, les défis qui ont émergé au cours de la dernière décennie ne sont toutefois pas négligeables : rebondissements de la réforme, taux trop élevé du décrochage scolaire, pauvreté du français écrit, popularité croissante du secteur privé, mécontentement du corps professoral, grèves étudiantes lors du printemps érable, sous-financement des universités, insubordination des écoles juives, contestation du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, désuétude des établissements, remise en question du bien-fondé des commissions scolaires, etc. L’éducation demeure sans contredit une des valeurs les plus importantes aux yeux des Québécois selon divers sondages. Cela dit, comment résoudre ce qui semble parfois insoluble aux yeux de plusieurs observateurs.

Lire la suite de cette entrée »

Une histoire de pics….

Il y a certains événements dans la vie qui ne passent pas inaperçus et dont la signification frappe aisément l’imaginaire collectif. Ceux-ci soulèvent plus souvent qu’autrement des questionnements sur de sérieuses problématiques sociales qui atteignent parfois un niveau d’intolérance assez criant. L’histoire du fameux muret muni de pics, installé devant l’édifice abritant le réputé magasin Archambault Musique sur la rue Ste-Catherine, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours et avec raison. Il a été installé dans le dessein d’éloigner d’abord les personnes itinérantes qui nuisent, semble-il, aux allées et venues de la clientèle. Dans un geste assez spectaculaire, l’incomparable maire Denis Coderre a déclaré devant les caméras, il va de soi, son indignation et a donné l’ordre sur le champ d’enlever le fameux muret de la honte. Savait-il cependant que ce muret existe depuis trois ans?

Lire la suite de cette entrée »

C’était le 6 juin 1944

Juin bat son plein avec un étonnant retour du soleil ces jours-ci. Fort apprécié et assez agréable merci! Il y a 70 ans, par une mer grise et agitée, des centaines de navires convergeaient vers les côtes de Normandie en France avec 130 000 hommes à bord. En vagues successives, des dizaines de bombardiers font pleuvoir une grêle de bombes sur les défenses allemandes où des centaines de guetteurs scrutent anxieusement l’horizon menaçant. Voilà que des milliers d’hommes, le cœur angoissé, se lancent à l’assaut des fortifications allemandes sous une pluie de balles. C’est le débarquement de Normandie, le jour le plus long dans cette seconde et atroce guerre mondiale. L’opération Neptune, planifiée depuis longtemps par les forces alliées, se déploie enfin pour la libération de l’Europe. L’espoir de paix pour le monde passe alors par la victoire sur l’Allemagne nazie.

Lire la suite de cette entrée »

Tout en culture!

L’arrivée du mois de juin donne le coup d’envoi à de nombreux événements culturels un peu partout sur le vaste territoire de la province. Nous le savons tous, le Québec regorge de talents des plus variés sur le plan artistique. Il est réputé aux quatre coins du monde pour son côté festif! Nous aimons éperdument la fête et la saison estivale s’avère le tremplin idéal pour mettre de l’avant notre ingéniosité et notre créativité inépuisables. Et le Québec sait faire en ce domaine. Il y a de tout dans le pays des Gaulois d’Amérique : grandes manifestations culturelles ou sportives, éclatantes fêtes de rues, sympathiques rassemblements de tout genre, etc. Tout est prétexte à la fête ; il n’est donc pas étonnant que l’on dénombre près de 250 festivals dans ce petit coin de pays.

Lire la suite de cette entrée »

Ça sent vraiment l’été!

Tous les signes sont là, ça sent vraiment l’été! En faisant ma course matinale dans les rues d’Hochelaga-Maisonneuve au lever du jour, j’entends les gazouillis des oiseaux, je goûte une douce chaleur sur ma peau et je hume l’odeur de la nature qui explose de partout. Ça réveille son homme quoi! Après cet hiver, long, épuisant, et ce printemps hésitant, les Québécois sont fous de joie de retrouver un peu de chaleur et les couleurs si vives de la nature en pleine explosion. En quelques jours seulement, la nature de ce Québec des grands espaces a changé radicalement d’apparence. Le soleil a redonné vie à tout ce qui nous entoure. Ce réveil de la nature, nous remonte le moral et déjà nous rêvons quelque peu aux escapades estivales. Oui, les grandes vacances approchent à vive allure. Bientôt, dans trois semaines à peine, la cloche sonnera la fin de l’année scolaire pour plus d’un million de jeunes du primaire et du secondaire qui se retrouveront en long congé. Enfin l’été quoi!

Lire la suite de cette entrée »

Un continent en pleine ébullition

Boko Haram, vous connaissez ? Non, ce n’est pas un village à la con-sonance arabe, ni un joueur de soccer à succès ou encore moins une nouvelle griffe de la mode vestimentaire. Depuis quelque temps, on en parle sur toutes les tribunes d’un bout à l’autre de la planète. Il y a de quoi puisqu’il est à la source d’horreurs indescriptibles et de terreurs inacceptables. En fait, Boko Haram est un mouvement insurrectionnel du Nigéria fondé par Mohamed Yusuf en 2002. Depuis 2004, le mouvement s’est radicalisé et dénonce vigoureusement la validité de la constitution nigérienne trop occidentale selon ses adeptes extrémistes et machiavéliques qui désirent à tout prix instaurer la Charia et faire du Nigéria un État islamique. Les actions radicales de ce groupe se multiplient et se caractérisent par des gestes terroristes déplorables comme l’enlèvement de plus de 200 lycéennes à Chibok dans le nord-est du pays.

Lire la suite de cette entrée »

La charte québécoise, c’est bien de valeur!

Après des élections un peu déconcertantes, la Charte des valeurs refait surface ces jours-ci dans la zizanie. L’ex-ministre Bernard Drainville, parrain de la Charte québécoise, se retrouve au pilori. Nous assistons à un chassé-croisé vigoureux sur la question de la véracité des avis juridiques de ce projet fortement controversé. Selon l’équipe gouvernementale nouvellement en place, on n’a rien trouvé dans les officines du ministère de la justice sur un quelconque avis juridique. C’est clair, semble-t-il, on ne trouve rien d’officiel dans les dossiers du gouvernement sur ce projet qui pourtant, selon les sondages, ralliait une majorité de Québécois. L’énergique Bernard Drainville affirmait haut et fort, lors du lancement de la charte, que le projet tenait la route, que des avis juridiques confirmaient la justesse et la constitutionnalité de ce projet sur l’identité québécoise.

Lire la suite de cette entrée »

La presse dérange!

Tout le monde le sait, la liberté de la presse dérange. Ce n’est pas nouveau puisque l’information c’est le pouvoir. Un peu partout dans le monde des journalistes désirant faire consciencieusement leur travail sont menacés, voire éliminés par la force ou la violence. Saviez-vous qu’en 2013, quelques 71 journalistes ont été tués, 826 furent arrêtés, 2160 ont été agressés ou menacés, 77 ont tout simplement fui leur pays, 127 blogueurs furent arrêtés? Métier dangereux que celui d’être au service de l’information. Le 3 mai dernier marquait la journée mondiale de la liberté de la presse. Il est clair que les pays dirigés par des dictatures ne font pas dans la dentelle avec les représentants du monde des médias. Même dans les prétendues démocraties du monde libre, on tend à contrôler et à manipuler l’information au nom de la sécurité nationale. La multiplication des moyens de communication complique un peu plus les contrôleurs et les détracteurs de la liberté d’expression. Ne l’oublions pas, c’est un droit enchâssé dans la déclaration des droits de l’homme.

Lire la suite de cette entrée »

En terrain miné

Depuis quelques semaines, tous les observateurs internationaux ont les yeux tournés vers la situation chaotique de l’Ukraine. Le géant russe a les bras longs, mais surtout l’esprit envahisseur, nostalgique de la puissance de l’Union soviétique d’antan. Vladimir Poutine rappelle un tsar de toutes les Russies qui naviguerait dans des eaux troubles la  tête haute, affichant la fermeté. L’envahissement illégitime de la Crimée a pour conséquence que les pays limitrophes redoutent l’esprit machiavélique du géant russe et s’imaginent fort bien les ambitions à peine voilées de l’impétueux Vladimir 1er. Le récent support de l’Occident au gouvernement de Kiev a tout de même donné un peu de tonus au pouvoir ukrainien qui tente tant bien que mal de s’imposer dans l’est de son propre territoire face à cette milice rebelle et résolue, soudoyée par le pouvoir russe. Il faut tout de même reconnaître que le gouvernement de Kiev n’est pas sans faute dans cette flambée de violences qui surchauffe le 2e plus grand pays d’Europe et ses 46 millions d’habitants. C’est vraiment un terrain miné!

Lire la suite de cette entrée »

« Chocolat que c’est bon! »

Pâques a tiré sa révérence! Nous avons sans doute eu diverses manières de souligner cet arrêt bénéfique au terme d’un hiver, vous en conviendrez, assez costaud merci. Dans plusieurs journaux du pays, les articles n’ont pas manqué sur ce que signifie et ce que pourrait encore exprimer aujourd’hui cette fête dont la dimension religieuse a basculé pour un bon nombre dans les calendres grecques. On n’a quand même pas tout perdu, le congé pascal fait sans équivoque le bonheur de tous. Pour les 60% de Québécois qui s’affichent toujours croyants, selon un récent sondage CROP, il reste tout de même un peu de sacré dans cette fête printanière malgré le lessivage à grande vapeur émanant de la Révolution tranquille. Eh oui, la fête des chocolateries fines garde toujours de son attrait pour les palais et les gourmets de ces produits aux goûts exquis et aux prétendues vertus thérapeutiques. Pâques, c’est aussi cela pour un bon nombre de nos contemporains fervents de sensations fortes et avides de bonnes bouffes.

Lire la suite de cette entrée »