L’évangile au risque du quotidien

De surprise en surprise

Dans les vieilles religions païennes, d’après les Grecs et les Romains, les dieux et les déesses établissaient le destin d’une personne au moment de sa naissance. Tout était réglé une fois pour toutes. Dès les premiers instants de sa conception, le bébé était installé sur des rails et ne pouvait dévier de la trajectoire que lui imposaient les divinités.  Les choses étaient claires : l’être humain n’avait qu’à se résigner et à rouler paisiblement sa bosse, sans poser de question.

Chez les chrétiens, à la suite de nos ancêtres les Juifs, il n’en va pas ainsi. Nous n’avons pas la sécurité des choses toutes décidées d’avance. Il faut nous tenir sur nos gardes et veiller. Tout peut arriver.

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L’espérance ou l’avenir au présent

Il existe une grande différence entre le futur et l’avenir. Il est très important de connaître cette différence pour bien comprendre l’espérance. Le futur, c’est ce qui va arriver. Il se calcule ou se devine à partir du présent et du passé. On peut faire des prévisions, des prospectives, selon les lois de la croissance et du progrès, selon une courbe de probabilité. L’avenir par contre,  c’est ce qui vient, ce qui est en train de venir. L’avenir, on l’anticipe dans le présent sans faire de calcul. Celui qui rêve à ses vacances, en a hâte. Et sa hâte est déjà la joie qu’il connaîtra durant ses vacances. Le futur, c’est la projection du présent dans l’avenir; l’avenir, c’est la projection de l’avenir dans le présent.

Dieu ne se trouve pas dans les prévisions du futur. La science, le progrès ne peuvent pas inventer Dieu. Le passé et le présent ne peuvent pas donner naissance à Dieu. On ne donne pas ce qu’on n’a pas.

«Dieu vient de l’avenir», selon le titre d’un livre de Pierre Talec. Parce que Dieu est notre avenir, nous pouvons déjà le rencontrer dans notre présent, le rêver, l’espérer.

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Aimons-nous quand même

Chaque jour, des milliers d’images déferlent sous nos yeux. La vie quotidienne nous en offre abondamment. Nous en créons nous-mêmes. Les autres en projettent pour nous tout en dessinant pour beaucoup d’autres. Sur la place publique, nous sommes bombardés. Les médias en font leur spécialité.

Les images nous affectent d’une façon ou d’une autre. Celles qui projettent le bonheur nous réjouissent. Elles donnent de l’élan à nos journées. Il n’en va pas ainsi pour les images qui étalent des situations tragiques, des malheurs, des désastres. Souvent, ces tristes images s’accrochent à nous, même longtemps après être passées sous nos yeux.

Depuis quelques semaines, je suis particulièrement bouleversé par la haine que présente la télévision. Les caméras balayent des paysages où la monstruosité blesse et tue des gens.  On terrorise. On assassine. On écrase la vie sans aucun respect pour elle.

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Des placements

La foi demande du courage. Elle exige de prendre des risques.

Voici quelques exemples. Jésus a donné la première place aux personnes. Celles-ci doivent rester aux premiers rangs dans notre vie. Si, en défendant un faible, je risque de perdre sur mon capital social, je dois accepter ce risque. Ma foi l’exige.

Entre le confort que je pourrais m’offrir avec des économies et l’aide à apporter à un pauvre, je dois choisir d’aider le pauvre. Ma foi l’exige.

Devant une injustice, je ne peux me permettre de me taire. Le silence serait une démission pour ma foi.

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D’abord servir

Souvent, dans les évangiles, Jésus conteste le comportement des pharisiens et des scribes. Il ne ménage pas ses mots. Au contraire. Toutefois, je n’ose pas applaudir. Ne m’arrive-t-il pas de mériter les blâmes du Seigneur? Moi-même comme ceux et celles qui lisent ce billet, sans doute. En chacun de nous se cache un pharisien à la recherche de places d’honneur. Ou un scribe qui veut imposer ses idées. Peut-être même un dictateur en quête de pouvoir. Nous aimerions que tout marche selon nos plans.  Que nos désirs aient la priorité. Nous voudrions maîtriser notre environnement immédiat, soumettre les autres à notre volonté, pouvoir faire à notre tête, être obéis. Etc.

Bien sûr, nous n’étalons pas nos travers ostensiblement. Nous ne nous accusons pas publiquement. Mais au fond de nous-mêmes, nous prenons conscience de temps à autre de ces petits et grands défauts qui nous habitent. Et qui font notre honte!

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Au-delà de l’échec et de la mort

Quand l’automne avance, que c’est presque l’hiver, les arbres ont perdu leurs feuilles et ressemblent à des squelettes tout tordus. Le vent est froid. Les premiers flocons de neige émigrent au Québec. À ce moment de l’année, la nature semble mourir et disparaître. Nous savons cependant que l’hiver laissera sa place à une autre saison où tout va recommencer.

Actuellement, la terre traverse une épreuve. Mais elle est appelée à renaître. Elle renaîtra plus vivante. Les branches seront plus fortes, les bourgeons plus nombreux encore. Le rythme des saisons proclame : la mort peut donner naissance à la vie, à plus de vie.

Les êtres humains vivent de semblables transformations.

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‘’Ce serait une bien bonne chose!’’

Dans une entrevue, on demandait à Gilles Vigneault : ‘’Que pensez-vous de la justice dans le monde?’’ Et notre poète national de répondre : ‘’Ce serait une bien bonne chose!’’

À regarder la planète et ses nombreux conflits, la paix, ce serait une bien bonne chose!

Avec bien des difficultés, les êtres humains parviennent à communiquer entre eux. Des gens mariés s’entredéchirent. Des adolescents ruminent de l’angoisse. Des personnes âgées sont oubliées. Dans une société où la rentabilité, le profit, l’argent comptent plus que tout le reste, le bonheur arrive difficilement à se tailler une place. Oui, le bonheur se serait une bien bonne chose.

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La pierre

Dans la très longue histoire de l’humanité, aucun personnage n’est parvenu à déranger autant que Jésus Christ. Depuis plus de vingt siècles, des milliards d’hommes et de femmes rencontrent l’homme de Nazareth. Devant lui, ils ne peuvent demeurer indifférents : ils l’accueillent ou ils le refusent.

Un peu comme une pierre qui se trouve sur mon chemin. Je dois en faire le tour, l’enjamber ou la rouler sur le bord de la route. Je peux aussi la ramasser, m’en servir pour bâtir une maison. Elle peut même devenir la pierre angulaire, la pierre fondamentale d’un édifice.

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Le trésor

Quand j’étais enfant, mes parents nous racontaient des histoires pour nous endormir, pour occuper les jours de mauvais temps et surtout pour nous émerveiller. Il en est une que nous aimions plus que toutes les autres. Une histoire qui est presque devenue une légende familiale.

Au grenier d’un vieil oncle de ma mère dormirait depuis fort longtemps une carte au trésor. Un marin, sur son lit de mort, aurait donné cette carte à quelqu’un de notre parenté. Les seuls indices que nous ayons : le trésor est enfoui au pied d’un bouleau sur l’île d’Anticosti. Nous avons beaucoup rêvé cette aventure. Les enfants y croyaient dur comme fer. Les adultes, beaucoup moins. Cependant, je suis persuadé que nous aurions été fous de joie si, un jour, nous avions trouvé le fameux trésor.

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La paix!

L’ONU a déclaré le dimanche 21 septembre : Journée internationale pour la paix.

La paix! Un mot tout court pour exprimer une grande idée, un rêve fou, un trésor fragile et pourtant indispensable. C’est le bonheur des hommes, des femmes, des jeunes, des anciens qui est en jeu.

Des foyers de guerre brûlent sur la planète. Des pays s’entredéchirent. Des haines violentes attaquent. On tue. On viole. On vole. On commet les pires injustices. On prive des gens de leur liberté, de leur droit de vivre décemment. Des pauvres, des petits sont souvent les principales victimes de ces conflits.

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