Denis Gagnon o.p.

L’enfant de Bethléem, une révélation de nous-mêmes


Le temps de Noël tire à sa fin. Depuis la mi-décembre, nous avons repris les vieux récits de la naissance du Christ. Nous avons pénétré dans leurs mystères, de bien des façons. Nous les avons enrobés de poésie et de merveilleux. Nous avons déployé les Écritures Saintes jusque dans le folklore et les arts.

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Noël à coeur d’année

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Dans le village voisin de celui de mon enfance vit une artiste. Elle fait des chansons comme d’autres pétrissent du pain. Ses refrains dégagent des odeurs qui vous réveillent les plus belles nostalgies. Elle vient de commettre un nouveau disque où elle se demande : «Qui suis-je…».

Parmi les toutes premières perles de Monique Miville-Deschênes, il en est une qui revient me hanter à chaque fin de décembre depuis au moins quarante ans : «Noël à cœur d’année, que ne viens-tu paraître!» Je n’en ai retenu que cette phrase. Elle me harcèle depuis la première guirlande pendue au plafond jusqu’au sapin sur le banc de neige à la fin des festivités.

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Le bonheur a aussi ses histoires

Je tourne les pages du journal. Rien de bon. Que des mauvaises nouvelles : des attentats, des assassinats, des empoisonnements, de la violence conjugale, de la pollution, des hold-up, des détournements de fonds. Etc. Etc. Etc.

Premièrement réaction : les journalistes se plaisent dans les tragédies. Que ce soit dans les journaux en papier ou dans les bulletins de nouvelles à la télé ou à la radio, il semble que les journalistes choisissent le sensationnel. Le spectaculaire fait bien leur affaire.

Donc, les médias nous racontent les horreurs de l’heure. Et ils le font dans un style qui nous cloue sur nos chaises. L’émotion nous gagne. Les sentiments chavirent en nous. Autrement dit, pour que nous demeurions de fidèles spectateurs ou de bons lecteurs, il faut nous garder en haleine, sur le qui-vive. Il faut nous attacher par l’émotion.

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Avons-nous encore besoin de Dieu?

Il était assis posément devant moi. Encore jeune malgré la trentaine forte. La vie lui souriait depuis plusieurs années : une bonne copine, un bon emploi, de bonnes relations… Beaucoup de bonnes choses lui assuraient un bonheur tranquille.

La question surgit doucement pendant que nous butinions d’un sujet de conversation à l’autre : « Avons-nous encore besoin de Dieu? » Dans cette question, deux mots attirent mon attention : « encore » et « besoin ».

« Encore » laisse entendre que nos ancêtres croyaient par besoin. Il est vrai que nos parents et grands-parents nageaient dans la foi comme des poissons dans l’eau. Ils mordaient dans le petit catéchisme comme d’autres dans un Big Mac! Ils priaient matin et soir, manquaient la messe dominicale que très rarement. Leur charité chrétienne contenait un gros minimum de respect des autres et de la politesse, un goût prononcé pour l’entraide fraternelle et la solidarité villageoise.

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Le temps de vivre

Avez-vous passé de belles vacances, cet été? Avez-vous eu du beau temps? Avez-vous voyagé? Avez-vous visité la parenté? Par ces questions – toujours les mêmes – nous abordons la rentrée de septembre. Nous accompagnons notre retour au boulot du récit de nos aventures estivales. Nous en avons au moins pour quatre pauses-santé.

Des vacances! Chez certains, les vacances sont rêvées pendant trois saisons et goûtées durant la quatrième, la saison chaude… Nous aimons les vacances. Ce serait, paraît-il, un droit inaliénable! La météo devrait nous fournir du beau temps durant les mois d’été. Si elle est le moindrement gentille. La nature devrait nous offrir ses plus beaux atours. On devrait nous proposer le nec plus ultra en matière de culture et de sport. Et, bien sûr, en vacances, il faudrait une bonne dose de farniente. Nous tenons à ce dépaysement pour refaire nos forces et «changer le mal de place», comme on dit. Le reste de l’année, nous consentons à subir quelques temps gris, mais au temps sacré des vacances, il faut du soleil, plein de soleil! Rien de moins!

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Croire, c’est protester

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Georges Orwell, dans son livre 1984, lança cette idée abominable : «Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain … éternellement». L’image est monstrueuse; elle fait frissonner d’horreur. Mais dans quelle mesure pouvons-nous l’éviter? La terre nous communique un spectacle dont plusieurs scènes évoquent l’action pernicieuse du mal. En Afrique, le drame de la faim est entretenu par des combats politiques et des haines raciales. En Amérique latine, le commerce de la drogue et la misère font bon ménage sur le dos des petits et des faibles. Amnistie internationale possède des dossiers volumineux sur des actes de torture dans de nombreuses prisons du monde. Et que dire de l’État islamique, de ces monstruosités qui manifestent que l’homme est un loup pour l’homme?

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Devant la souffrance

Parlons de la souffrance. Pensons à un moment ou l’autre de notre vie où des événements nous ont profondément blessés, jusqu’à laisser des cicatrices. Peut-être avez-vous connu des moments sombres au cours de votre mariage. Vous avez peut-être eu de la difficulté à vivre avec une maladie, celle que vous avez subie ou qu’un de vos proches a connue. La mort vous a enlevé un ami très cher. Son départ vous est difficile à supporter. Peut-être vous sentez-vous mal dans votre peau, sans harmonie avec le reste de l’univers. Vous portez péniblement  votre existence.  Peut-être  que la solitude vous pèse atrocement. Ou la présence des autres vous est insupportable. Vous souffrez parce qu’un ami, un parent est malheureux.

Tenons-nous devant Jésus avec ces souffrances et bien d’autres que nous pourrions nommer. Écoutons ce qu’il a à nous dire.

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Dieu est catholique!

Un jour, une fillette de 8 ans m’affirma très sérieusement: « Jésus a été baptisé par Jean-Baptiste et il est devenu un catholique». L’affirmation fait sourire. Cependant, elle n’est pas totalement fausse.

Le mot « catholique» veut dire : « universel». En présence de l’Esprit Saint, Jésus commence, à son baptême, un long voyage vers toutes les contrées de la terre, à travers les siècles jusqu’à nous. En ce sens, Jésus est très catholique. Son Évangile est catholique.

À la Pentecôte, des langues de feu manifestent le don de l’Esprit. Jusque-là, on croyait que Dieu ne parlait qu’en hébreu. Dorénavant, il se manifestera dans toutes les cultures de la planète. Le feu de l’Esprit Saint enflammera toutes les langues de la terre. Dieu est catholique!

Depuis la venue de l’Esprit, c’est dans un langage de feu qu’on fait  connaître le Fils de Dieu avec nous jusqu’à la fin du monde. Présence mystérieuse, présence qui ne se découvre que progressivement avec l’aide indispensable de l’Esprit.

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Aimés éternellement

Qui peut dire qu’il possède son laissez-passer pour entrer au paradis? Autrefois, on croyait que les mères de prêtre ou de religieux accédaient au royaume des cieux automatiquement. On n’ose plus avancer de telles certitudes aujourd’hui. Ou du moins, on ne les avance plus pour les mêmes raisons. Ni avec le même absolu.

Nous n’avons pas plus de lucidité que nos pères et mères. Nous ne sommes pas plus mauvais qu’eux. Mais nous avons bien des chances de nous retrouver au paradis, vous et moi. Pourquoi? Parce que Dieu est le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, le Dieu de Claudette, celui de Jean-Pierre, de Lise, d’Hélène, de chacun d’entre nous.

Pouvez-vous imaginer que Dieu soit le Dieu de quelqu’un qui va disparaître? Dieu peut-il aimer des morts en sursis? Au contraire, quand Dieu aime, il donne la vie et une vie qui ne meurt pas. Il donne sa propre vie.

C’est ce que Dieu a réalisé en Jésus à sa résurrection. Et nous sommes, nous, les héritiers de cette résurrection. En nous aussi, Dieu veut enraciner sa propre vie. C’est beaucoup plus que  ce que pensent les adeptes de la réincarnation. Dieu ne nous promet pas un simple retour à la vie. Il veut nous faire participer à sa vie à lui.

Et nous passerons notre éternité à lui manifester notre reconnaissance comme les anges le font depuis toujours et pour toujours.

Quant à savoir si, au ciel, les programmes de télévision seront intéressants ou s’il va falloir mettre des bigoudis pour rester frisés, cela est sans importance. Nous pouvons laisser trotter notre imagination, cela sera toujours de la science-fiction.

L’essentiel : Dieu nous aime, et nous aimera éternellement. Et nous l’aimons et l’aimerons éternellement. Et nous aimerons tout ce qu’il fait, y compris ces êtres attachants que nous aimons profondément dans le temps présent.

Nous serons ensemble pour aimer Dieu, nous aimer les uns les autres, et nous laisser aimer par lui éternellement.

 

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Résolument

Dans quelques mois, nous mangerons de bons légumes et de bons fruits, frais cueillis de nos jardins. Au printemps, les jardiniers se contentent de mettre en terre des graines de semence mais, grâce à la persévérance de la terre, à la persévérance du soleil et de quelques bonnes pluies, grâce à la persévérance des graines qui ont suivi patiemment le processus de leur germination, nous goûterons au doux plaisir de manger ce que la nature nous offre de meilleur.

Si chacun de nous avait abandonné l’école quand, en première ou en deuxième année, il a subi un échec retentissant (entendons-nous : retentissant pour un enfant de six ou sept ans!), il ne serait pas là aujourd’hui à jongler avec des concepts, à faire des plans, à élaborer des projets.

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