Au rythme des saisons
Dans la diversité
C’est la semaine inter-culturelle à l’Université de Montréal. On souligne la présence d’étudiants et de professeurs venus de tous les continents et de tous les pays de la planète. Tout ce beau monde vient goûter à la culture québécoise. Et ils nous donnent la chance de partager leurs propres richesses culturelles.
Le quartier où se trouve l’Université fourmille de gens différents les uns des autres dans leurs mentalités et leurs valeurs. On y parle plus d’une centaine de langues différentes sans compter les divers dialectes que les ancêtres ont légué à leurs descendants et que ceux-ci transportent dans leurs bagages culturels
Cette semaine nous invite donc à la fête des nations et, si possible, à la fête des nations unies. Une fête sans frontière. Une fête qui nous ouvre à la diversité et, du même coup, à l’accueil les uns des autres, au delà des préjugés et des peurs.
L’art de présider: l’exemple d’une ordination diaconale
Vendredi le 8 octobre, j’ai participé à l’ordination diaconale d’un confrère présidée par le tout nouvel auxiliaire du l’archidiocèse de Montréal : Mgr Thomas Dowd. La célébration aurait dû être filmée afin d’illustrer ce que signifie présider avec profondeur et chaleur, avec dignité et simplicité. Bien que ce fut une toute première présidence d’ordination, Mgr Dowd fut remarquable à plusieurs niveaux.
La situation comportait plusieurs écueils. En effet, le franciscain qui était ordonné, Pierre Charland, travaille dans des milieux très divers: l’enseignement théologique en français, le ministère paroissial en anglais, un comité de quartier dans Parc-Extension (le plus multiethnique du Canada), l’organisation d’importants rassemblements interculturels et interreligieux. À cela, il faut ajouter le fait que la communauté chrétienne elle-même est formée de personnes provenant de plusieurs pays (plus de vingt, m’a-t-on dit). Par la force des choses, la célébration devait être bilingue. Premier écueil d’importance : être compréhensible et intéressant dans les deux langues.
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Une chronique liturgique d’un genre « différent »
Lorsque le diocèse de Montréal m’a approché pour tenir une chronique sur la liturgie, je me suis dit : « Tiens, quelqu’un là-bas me connaît bien ». Rares sont ceux qui peuvent se vanter de connaître mon intérêt pour la liturgie. Depuis longtemps, en fait, mais j’en ai peu fait écho publiquement. J’aime la prière, le silence et la musique. J’aime la Parole et les mots. Mais surtout, surtout, j’aime l’équilibre, le sens du rythme… Bref, j’aime la liturgie. J’accepte donc.
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Tout est une question de rythme
Récemment, un pasteur s’écrie devant moi : « Il y a trop de mots dans la liturgie romaine! » J’ai esquissé un petit sourire. S’il fallait qu’il préside de grands offices orthodoxes ou monastiques… Au fond, je le comprends : nous sortions d’une grande fête. En plus de la séquence, on avait choisi « tout ce qu’il y a de plus long » en terme de préparation pénitentielle, de gloria, de prières d’intercession et de prière eucharistique. La célébration fut très chargée de mots, il est vrai. Le problème? Beaucoup trop de mots… en 45 minutes. Nous étions vidés.
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