Attentat dans une mosquée de Québec

L’odieuse attaque à la mosquée de Sainte-Foy nous montre une fois de plus que la vie est fragile et que la paix n’est jamais acquise. Elle s’ajoute à d’autres tueries qui m’ont malheureusement inspiré plusieurs billets de ce blogue depuis six ans. Ma prière va aux victimes et aux familles endeuillées, surtout aux enfants orphelins de leurs pères. Je me sens solidaire de la communauté musulmane, spécialement celle de la paisible ville de Québec. La haine n’a pas de religion.

Chandelle Québec

C’est toujours bouleversant de voir des vies innocentes fauchées par de tels actes absurdes. Que l’attaque arrive dans des lieux hautement symboliques, comme les églises, les mosquées et les synagogues, dépasse l’entendement. Répondons avec plus d’amour et de respect, en dénonçant les discours racistes, en s’élevant contre toute forme de violence.

Nous ne connaissons pas encore les raisons qui ont poussé Alexandre Bissonnette, étudiant en sciences politiques à l’Université Laval, à commettre l’irréparable en tuant six hommes pendant qu’ils priaient et en blessant cinq autres gravement. Victime lui-même d’intimidation dans sa jeunesse, il laisse une famille totalement dévastée.

Nous sommes faits pour aimer, non pour haïr. Comme on le voit dans ce genre de tragédies, les gens se rassemblent, bougies et fleurs à la main, pour se recueillir, vivre la compassion, témoigner leur solidarité. Nous sommes tous frères et sœurs en humanité. Ouvrons-nous aux autres et apprenons à mieux nous connaître par la confiance et le dialogue, le partage et la fraternité. Tendons la main vers l’autre pour que la vie circule entre nous.

Je sais, ce ne sont que des mots, mais que serions-nous sans eux? Les mots peuvent diviser ou unir, éteindre la petite flamme en nous ou apporter la lumière au cœur même de la nuit. Ils peuvent alimenter les préjugés ou les dénoncer, ouvrir les fenêtres ou les fermer. Choisissons-les bien pour garder vivante l’espérance à bâtir un monde meilleur, comme le chante si bien le poète de Natashquan.

 De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c’est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race
(Gilles Vigneault, Mon pays)
Source : Le blogue de Jacques Gauthier


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