Archive pour novembre 2016

Louange au Verbe qui vient

Avent 2

L’Avent marque une nouvelle année du cycle liturgique qui culmine à Pâques. Plus qu’au début janvier, c’est au 1er dimanche de l’Avent que les baptisés devraient se souhaiter « bonne et heureuse année ».

L’Avent est un temps de vigilance, d’attente joyeuse de la venue du Seigneur. « Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra » (Mt 24, 44). Saint Bernard (1090-1153) parle des trois venues du Verbe: celle de son incarnation à Noël, de ses visites en l’âme, de sa manifestation définitive dans la gloire. Nous avons donc à sortir de notre sommeil et à revêtir les armes de la lumière, « car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants » (Rm 13, 11).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Amen Leonard Cohen

Leonard Cohen
Il fait novembre et j’ai froid Leonard
je me souviens de mes dix-sept ans
la première fois que j’ai entendu
ta voix caverneuse d’outre-tombe
devenue berceau de ma vie secrète
J’ai voyagé les yeux fermés
rêvant de Suzanne et Marianne
me nourrissant à leur feu au Chelsea Hotel
à la fenêtre givrée de ma chambre vide
mais c’est long et gris la solitude

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Jacques Grand’Maison (1931-2016): une conscience du Québec

Jacques Grand’Maison, illustre théologien et sociologue du Québec, est décédé le 6 novembre à Saint-Jérôme d’un cancer des os. Il avait bien préparé son départ en nous laissant dans un dernier livre son diagnostic sur l’état des mœurs au Québec : Ces valeurs dont on parle si peu. Il signait ainsi son testament spirituel, dénonçant la superficialité et le manque de repères de la société québécoise.

Jacques GrandMaison

Ce constat sévère à la fin de sa vie peut sembler pessimiste, mais l’amoureux du pays s’inquiétait du vide spirituel de ses contemporains et de l’héritage à offrir aux nouvelles générations. Tel un prophète du désert, un veilleur d’aurore, il observait la vie à l’ombre des Laurentides, son puits artésien, pour en chercher le sens et discerner les signes des temps.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


École de prière (47) L’oraison avec Thérèse d’Avila

Thérèse de Jésus (1515-1582), mieux connue sous le nom de Thérèse d’Avila, chercha Dieu dans le château intérieur de son âme en prenant la porte de l’oraison. « Nous pouvons considérer notre âme comme un château, fait d’un seul diamant ou d’un cristal parfaitement limpide, et dans lequel, il y a beaucoup d’appartements, comme dans le ciel il y a bien des demeures » (Le Château intérieur 1, 1). Docteur de l’Église depuis 1970, Thérèse n’a pas fini de nous livrer ses secrets. L’Église la considère comme la mère des spirituels. Nous célébrons sa mémoire liturgique le 15 octobre.

S’entretenir avec Dieu

Thérèse entre au carmel de l’Incarnation d’Avila à l’âge de 20 ans et découvre qu’en se recueillant, elle fixe son attention en Dieu qui la comble par son amour et sa paix. L’oraison devient le lieu de l’amitié et de l’intimité avec le Christ dont elle se sait aimée. Distraite par des amitiés mondaines, elle abandonne l’oraison pendant une douzaine d’années. Elle y revient en lisant les Confessions de saint Augustin. La fécondité de son expérience va s’exprimer par des fondations de nombreux carmels et par l’écriture.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


En avant, la vie!

Lors d’une émission d’Apostrophes, Bernard Pivot avait demandé à sœur Emmanuelle (1908-2008) quel était son mot préféré. La réponse fut immédiate : Yalla!, mot arabe qui signifie : « En avant ! »

La mort est en avant, notre naissance aussi. Nous n’avons jamais fini de naître. Pour les croyants et croyantes, la mort est vue comme le jour de leur véritable naissance. Thérèse de Lisieux, décédée le 30 septembre 1897, écrivait : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie ». De son côté, Félix Leclerc chantait : « C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans ».

Mort

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier