Archive pour octobre 2016

Le bonheur a aussi ses histoires

Je tourne les pages du journal. Rien de bon. Que des mauvaises nouvelles : des attentats, des assassinats, des empoisonnements, de la violence conjugale, de la pollution, des hold-up, des détournements de fonds. Etc. Etc. Etc.

Premièrement réaction : les journalistes se plaisent dans les tragédies. Que ce soit dans les journaux en papier ou dans les bulletins de nouvelles à la télé ou à la radio, il semble que les journalistes choisissent le sensationnel. Le spectaculaire fait bien leur affaire.

Donc, les médias nous racontent les horreurs de l’heure. Et ils le font dans un style qui nous cloue sur nos chaises. L’émotion nous gagne. Les sentiments chavirent en nous. Autrement dit, pour que nous demeurions de fidèles spectateurs ou de bons lecteurs, il faut nous garder en haleine, sur le qui-vive. Il faut nous attacher par l’émotion.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Zachée le Grand

C’est la fête dans le cœur de Zachée. Il a rencontré Jésus, celui dont tout le monde parle. Il a fallu vaincre bien des obstacles : la foule qui s’interposait entre Jésus et lui, son incapacité de le voir à cause de sa petite taille, sa réputation de chef des collecteurs d’impôts, sa richesse, la moquerie des uns … Mais cet homme inquiet et curieux avait un grand désir : «il cherchait à voir qui était Jésus» (Luc 19, 3). C’est par ce désir que Jésus va se frayer un chemin jusqu’à lui, l’invitant à prendre le beau tournant du salut : «Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer chez toi» (Luc 19, 5).

Zachée

Être vu par Jésus

Qu’il est attachant ce personnage évoqué seulement par l’évangéliste Luc. On retrouve chez lui tant de candeur et de grandeur. Son désir de voir Jésus est plus fort que tout. Faisant fi de son rang social, il court et grimpe sur un sycomore comme un gamin. Jésus l’aperçoit. Il a soif de son amour, de son salut. «Aujourd’hui, il faut…» Et Zachée qui pensait voir est d’abord vu. Il n’y a rien de trop petit pour Jésus. Et de l’exclu, il en fait un hôte. C’est l’aujourd’hui du salut de Dieu. On comprend que Zachée jubile : «Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie» (Luc 19, 6).

Le salut va entrer dans cette maison parce qu’il y a eu échange de deux désirs, de deux regards. Certes, les gens récriminent de voir Jésus loger chez un pécheur. Ils sont trop grands, trop sûrs d’avoir raison, pour bien voir Jésus et être vus par Lui. Zachée n’a que faire de ce qui se passe à l’extérieur. Son cœur est complètement chamboulé. Il se laisse transformer par Jésus. Son regard s’intériorise, devient pure écoute de la Parole.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Saint Jean-Paul II, pape de la prière

Jean-Paul II est « entré dans la vie » le samedi 2 avril 2005, veille du 2e dimanche de Pâques, qu’il avait institué dimanche de la Miséricorde divine. Il est mort comme il a vécu, en priant. Sa vie prend tout son sens à la lumière de la prière et de la miséricorde. Canonisé le 27 avril 2014 par le pape François, l’Église a fixé la date de sa mémoire liturgique le 22 octobre, jour de son intronisation à Rome comme pape le dimanche 22 octobre 1978.

Un grand priant

La méditation de la Bible et la contemplation du mystère de Dieu auront inspiré les vingt-six années de pontificat de Jean-Paul II. Sa capacité de recueillement étonnait et sa grande intériorité pacifiait. J’en fus témoin lors d’une audience avec lui, quelques jours après la béatification de son amie mère Teresa en octobre 2003. D’autres l’ont dit avant moi, ce Polonais était un bloc de prière. Il pouvait prier partout, seul ou entouré de milliers de personnes, avec autant de profondeur.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


18 octobre: Luc l’évangéliste, compagnon de Paul

Nous connaissons peu de choses de Luc. Paul l’appelle « le médecin bien-aimé » (Col 4, 14). Irénée de Lyon écrit dans son livre Contre les hérésies que « Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l’Évangile que prêchait celui-ci ». La tradition chrétienne le considère comme l’auteur des Actes des Apôtres qui constitue en quelque sorte la seconde partie d’un même ouvrage commencé avec l’Évangile.

Les deux écrits sont adressés à un certain Théophile, nom qui signifie en grec, « aimé de Dieu ». Cet homme, peut-être un converti comme Luc, nous reste inconnu, mais il peut désigner tout lecteur chrétien : « Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis » (Ac 1, 1)

Saint Luc

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Avons-nous encore besoin de Dieu?

Il était assis posément devant moi. Encore jeune malgré la trentaine forte. La vie lui souriait depuis plusieurs années : une bonne copine, un bon emploi, de bonnes relations… Beaucoup de bonnes choses lui assuraient un bonheur tranquille.

La question surgit doucement pendant que nous butinions d’un sujet de conversation à l’autre : « Avons-nous encore besoin de Dieu? » Dans cette question, deux mots attirent mon attention : « encore » et « besoin ».

« Encore » laisse entendre que nos ancêtres croyaient par besoin. Il est vrai que nos parents et grands-parents nageaient dans la foi comme des poissons dans l’eau. Ils mordaient dans le petit catéchisme comme d’autres dans un Big Mac! Ils priaient matin et soir, manquaient la messe dominicale que très rarement. Leur charité chrétienne contenait un gros minimum de respect des autres et de la politesse, un goût prononcé pour l’entraide fraternelle et la solidarité villageoise.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


École de prière (46) Prier sans se décourager

L’évangéliste Luc rapporte deux paraboles où Jésus montre qu’il faut toujours prier sans se décourager. La première raconte l’histoire d’un homme importuné par un ami, qui, au beau milieu de la nuit, lui demande trois pains. L’autre refuse; la porte est fermée et ses enfants sont couchés. Jésus affirme : « Eh bien! je vous le dis : même s’il ne se lève pas pour donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut » (Luc 11, 8).

Foi et ténacité

La lecture de l’évangile du 29e dimanche du temps ordinaire C présente la deuxième parabole sur ce thème. Jésus y insiste de nouveau sur l’importance de persévérer dans la prière. Un juge ne respecte pas Dieu et se moque des hommes. Or, une veuve lui demande justice contre ses adversaires. Le juge refuse, mais cède finalement à cause de la persévérance de la femme. « Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit? Les fait-il attendre? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice » (Luc 18, 7-8).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Dieu merci!

Fin de semaine de l’Action de grâce. Dans des journaux montréalais, deux textes incitent les lecteurs à profiter de la fin de semaine pour faire action de grâce et « remercier la nature » pour ses merveilles et ses bienfaits au moment où les forêts de feuillus semblent s’enflammer dans des tons de jaune, d’orange et de rouge et où les pommiers regorgent de fruits qui ne demandent qu’à être cueillis.

« Remercier la nature »??? Comment s’y prend-on pour remercier une chose, un arbre, un fleuve, une montagne, le soleil? Moi, je ne peux remercier qu’une personne pour un bienfait reçu d’elle. Quand on admire une belle toile, on ne la remercie pas, on remercie son auteur, le ou la peintre habile à qui nous la devons. Voilà le hic! L’athéisme galopant au Québec fait en sorte que dans l’opinion publique, on ne veut plus faire un rapport entre la nature et un créateur. Il semblerait désormais que le monde se soit fait tout seul et nous nous adressons à lui comme si c’était quelqu’un. N’entend-on pas des gens dire « merci la Vie » suite à un événement heureux ou encore « j’ai lancé cela dans l’univers » à propos d’un vœu qui autrefois se serait appelé une prière? C’est le retour du panthéisme c’est-à-dire de la divinisation de la nature dont Jésus nous avait pourtant délivrés en nous révélant son Père, créateur et origine du monde visible et invisible, comme le dit le credo.

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Source : Le blogue de Abbé Alain Roy


Voix qui rend grâce

Automne 3

Comme le lépreux qui rend grâce,

je veux te glorifier à pleine voix,
Seigneur Jésus.
Merci de venir vers moi,
de me guérir,
de me sauver.
Ton amour sans réserve
ne connaît pas de frontières.
Il grandit avec moi,
m’aide à devenir ce que je suis.
Je te rends grâce pour ton Eucharistie
et tes sacrements qui m’unissent à toi.
Je veux chanter ma gratitude
pour tout ce que tu fais
et tout ce que tu feras.
Merci de m’ouvrir les bras à chaque instant.
Mes temps sont dans ta main.
C’est toi qui vis en moi
dans l’alternance des jours et des nuits.
Ton automne est un océan de beauté
dans lequel je me baigne.
Tiré de mon recueil Prières de toutes les saisons, p. 168.
Source : Le blogue de Jacques Gauthier


École de prière (45) Expérience de la prière

Réalité commune à toutes les religions et sagesses, la prière est loin d’être démodée dans nos sociétés sécularisées. Des enquêtes montrent qu’à certains moments de leur vie les gens prient, pas nécessairement en public, mais dans le secret de leur cœur. D’ailleurs, les livres sur la prière et la méditation ne manquent pas. Il suffit d’entrer dans une librairie pour s’en rendre compte.

Priere experience

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Le grain de moutarde et la partie de dés

Premier dimanche d’octobre. À la messe de 11 heures, douze servants de messe de 8 à 16 ans profitent de la première messe familiale de l’année pastorale pour raconter aux paroissiens ce qu’ils ont vécu avec d’autres servants durant leur camp de fin de semaine à la fin de juin. Chaque année, cinq ou six bénévoles les convient à célébrer leur année de service liturgique par une fin de semaine récréative et spirituelle dans un chalet des Laurentides. Je les accompagne comme un grand-père qui s’amuse et s’émerveille de ce que deviennent ses enfants et petits-enfants. Je partage leurs jeux autant que leurs réflexions. J’apprends leurs prénoms par cœur. Nous nous taquinons beaucoup, nous mangeons joyeusement ensemble, nous chantons autour du feu, nous jouons aux dés, nous célébrons le repas du Seigneur.

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Source : Le blogue de Abbé Alain Roy