Archive pour août 2016

Le temps de vivre

Avez-vous passé de belles vacances, cet été? Avez-vous eu du beau temps? Avez-vous voyagé? Avez-vous visité la parenté? Par ces questions – toujours les mêmes – nous abordons la rentrée de septembre. Nous accompagnons notre retour au boulot du récit de nos aventures estivales. Nous en avons au moins pour quatre pauses-santé.

Des vacances! Chez certains, les vacances sont rêvées pendant trois saisons et goûtées durant la quatrième, la saison chaude… Nous aimons les vacances. Ce serait, paraît-il, un droit inaliénable! La météo devrait nous fournir du beau temps durant les mois d’été. Si elle est le moindrement gentille. La nature devrait nous offrir ses plus beaux atours. On devrait nous proposer le nec plus ultra en matière de culture et de sport. Et, bien sûr, en vacances, il faudrait une bonne dose de farniente. Nous tenons à ce dépaysement pour refaire nos forces et «changer le mal de place», comme on dit. Le reste de l’année, nous consentons à subir quelques temps gris, mais au temps sacré des vacances, il faut du soleil, plein de soleil! Rien de moins!

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Mère Teresa: une sainte des ténèbres

Mère Teresa de Calcutta sera canonisée à Rome le 4 septembre durant l’Année sainte de la miséricorde. À la suite de Jésus, elle aura été un visage crédible de la miséricorde du Père pour notre temps. Elle se présentait ainsi, non sans humour : «De sang, je suis albanaise, de citoyenneté, indienne ; de religion, catholique ; par ma mission, j’appartiens à tout le monde ; mais mon cœur n’appartient qu’à Jésus». Voici un résumé de sa vie et de son message à partir de mon livre J’ai soif. De la petite Thérèse à Mère Teresa (Parole et Silence), réédité en poche à l’occasion de sa canonisation.

N’être qu’à Jésus

La spiritualité de la sainte de Calcutta pourrait se résumer en trois mots : Tout pour Jésus. «Only for all Jesus», répétait-elle souvent, comme une devise inscrite en son cœur. En avril 1942, elle avait prononcé un vœu privé : donner à Jésus tout ce qu’il peut demander, ne rien lui refuser. Ce vœu s’inspirait de la petite voie de confiance de Thérèse de Lisieux, qu’elle avait lue plus jeune. Elle l’avait choisie pour homonyme parce qu’elle faisait des choses ordinaires avec un amour extraordinaire. Pour les deux Thérèse, la sainteté n’est pas destinée à une élite, auréolée ou non, elle est le devoir de tous,

Agnès Gonxha Bojaxhiu naît le 26 août 1910 de parents albanais à Skopje en Macédoine. Elle est baptisée le lendemain. Son père Nikolle meurt subitement lorsqu’elle a neuf ans. Sa mère Drana va s’occuper de la famille qui compte trois enfants. Son désir d’être tout à Jésus croît avec les années et l’entraîne à devenir postulante à dix-huit ans chez les Sœurs de Notre-Dame de Lorette, appelées aussi « Dames Irlandaises », très actives en Inde. Elle part pour Dublin apprendre l’anglais et commence son noviciat en Inde. Elle prononce ses vœux définitifs dans l’ordre de Lorette le 24 mai 1937.

En 1944, elle est nommée directrice de l’école où elle enseigne. Elle accueille ces responsabilités dans la joie, même si elle ne se sent pas à la hauteur, puisque ses supérieures le lui demandent. Elle ne pouvait rien refuser quand c’était pour Jésus, semant la gaieté autour d’elle, même dans les contrariétés quotidiennes.

Une Québécoise me raconta cette anecdote. Elle était partie quelques semaines avec sa fille pour travailler au mouroir de Calcutta. À la fin de leur séjour, elle voulut prendre Mère Teresa en photo avec sa fille. «No photo, no photo» s’exclama Mère Teresa. La dame insista : «For Jesus, Mother». Elle répliqua en souriant: «Ok! Photo for Jesus, only for Jesus».

Elle montrait par l’exemple que c’est l’intensité de l’amour que nous mettons dans nos gestes qui les rendent beaux aux yeux de Dieu. Cette joie du don ouvre les cœurs blessés à la tendresse et répond à la soif de Jésus qui veut être tout pour tous.

Mère Teresa Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Redécouvrir saint Bernard de Clairvaux (1090-1153)

Dans sa Divine comédie, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, Dante Alighieri (1265-1321) fait du cistercien Bernard de Clairvaux le guide vers la vision suprême de Dieu au Paradis. C’est dire qu’il le considérait comme le mystique accompli des rapports de l’âme avec Dieu. Cette reconnaissance du poète italien exprime l’influence posthume de saint Bernard. Les prédicateurs ont abondamment utilisé ses écrits, il en est resté quelque chose dans la littérature et les arts.

Interlocuteur des rois et des papes, saint Bernard, docteur de l’Église fêté le 20 août, reste un moine authentique et un écrivain spirituel hors pair dont la foi ardente au Christ n’est pas cérébrale. Contemplatif dans l’action, sa prédication jaillit de son oraison intérieure. Elle attise dans l’âme le feu de l’amour divin pour que cette flamme entraîne d’autres chercheurs à sa suite. Ses œuvres mystiques révèlent une vie spirituelle intense, une science théologique sûre et un grand pouvoir d’attraction qui marqueront les générations à venir.

bernard chapitre

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Miséricorde olympique

Rio, aux premiers jours des compétitions olympiques de natation. Huit nageurs prennent place sur les petits socles de départ au bord de la piscine. « À vos marques » dit le préposé au départ. «  Prêts », ajoute-t-il presqu’aussitôt. Les nageurs sont penchés, tendus de tout leur être. D’une seconde à l’autre, le signal sera donné. Or, le starter tarde un tout petit peu à lancer la course et alors se produit une catastrophe pour l’un  des nageurs : il vacille sur son socle, perd l’équilibre et bascule misérablement, comme au ralenti, dans la piscine. Toute la procédure de départ est annulée. Les autres nageurs descendent de leurs socles. Le jeune nageur qui n’était pas parmi les favoris sort de la piscine et se met à  pleurer. Il sanglote comme l’apôtre Pierre après son reniement. Il connaît les conséquences de sa maladresse : la disqualification automatique. Son rêve de participer aux Jeux olympiques s’évanouit. Tant d’années d’efforts et de sacrifices en vain! C’est l’humiliation planétaire. Quelle bévue! Il ramasse ses affaires et retourne péniblement dans le vestiaire. La foule silencieuse le suit des yeux et mesure le drame du jeune homme. Quelques instants plus tard, le nageur ressort du vestiaire, dépose ses affaires près de son point de départ et remonte sur son socle comme les autres nageurs. Le juge a estimé en effet que le starter avait « peut-être » mis un peu trop de temps avant de sonner le départ, ce qui pouvait excuser le faux mouvement du nageur fautif. Ovation monstre de la foule qui avait le cœur brisé pour le pauvre sportif un peu gauche et qui souhaitait visiblement qu’on lui fasse miséricorde.

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Abbé Alain Roy


École de prière (43) Prier Marie avec le rosaire

Nous avons besoin d’objets et de signes qui soutiennent notre prière : un texte, un chant, une image, une icône, une croix, un cierge, un chapelet. En ce mois d’août, où nous célébrons l’Assomption de Marie, jetons un regard sur la prière du rosaire qui conduit à la contemplation du Dieu fait homme.

Chapelet 2

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Deux enfants, l’été

Enfants

Le saut de l’enfant

Une botte de foin, deux enfants, un chat, et le champ comme terrain de jeu. La fillette saute de joie, en équilibre, comme si elle voulait toucher le ciel menaçant. L’autre, plus terre à terre, lui dit : «Regarde». Elle n’entend pas, elle chante. Le chat hésite, le vent se lève : rester ou descendre. L’horizon n’est pas le même pour tous, mais un même rythme les unit : l’insouciance de l’enfance.

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier