Archive pour décembre 2015

Ma prière pour les familles

Merci, Seigneur,
pour la famille que tu nous donnes.
Elle n’est pas parfaite, mais c’est la nôtre,
elle n’est pas idéale, mais c’est la tienne aussi.
Nous t’accueillons avec ce que nous sommes
dans la trame des relations
que nous tissons au fil des saisons.
Nous prenons notre joie en toi,
au secret de nos enfants
qui perpétuent ton alliance avec le monde.
Nous nous laissons prendre par ton souffle
pour la grande traversée de la vie,
beau temps, mauvais temps,
année après année.
Ô Dieu d’amour et de tendresse
apprends-nous à te prier au jour le jour,
avec Jésus, Marie et Joseph,
ta sainte famille sur la terre.
Fais qu’à leur exemple nous soyons
des témoins de ta miséricorde
dans notre fragile Église domestique.
Nous sommes tes enfantssainte famille
et tu as besoin de nous,
Père aimant,
Fils sauveur,
Esprit sanctificateur,
l’unique Dieu qui demeure
au-delà de nos différences.
Tiré de ma prière pour la Sainte Famille, dans Prières de toutes les saisons, p. 34.
Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Recension: Jésus raconté par ses proches

Je vous partage cette belle recension de Jésus raconté par ses proches, écrite par Philippe Oswald et publiée sur Aleteia le 24 décembre. Je l’ai reçue comme un cadeau de Noël et c’est en toute simplicité que je vous la partage intégralement. J’en profite pour vous souhaiter une sainte année 2016, consacrée à la miséricorde et à Jésus Christ, visage de la miséricorde du Père.
http://fr.aleteia.org/2015/12/24/jesus-raconte-par-ses-proches/

Jacques Gauthier a convié ceux qui ont partagé l’intimité de Jésus de Nazareth à nous servir de guides pour aller à la rencontre du Seigneur. Un livre original, simple, pédagogique.

Pour son 71e livre, Jacques Gauthier a choisi le sujet qui lui tient le plus à cœur : Jésus Christ. Et plutôt que de prétendre nous livrer « sa » vision du Christ, une énième vie de Jésus ou quelque fracassante nouvelle étude exégétique, il s’est effacé devant ceux qui ont été les témoins directs de la vie de Jésus : Marie, sa mère, Joseph, son père adoptif, les 12 apôtres dont ses cousins Jacques et Jude d’Alphée dont il imagine les jeux d’enfants avec le jeune Jésus, puis Marie de Magdala et Paul de Tarse. Pour finir, il prend lui-même la parole dans un épilogue qui est une profession de compagnonnage avec Jésus, Jésus plus intime à lui-même que lui-même, Jésus déjà là et toujours à venir, Jésus qu’il aime et qu’il espère en attendant l’éblouissement de la rencontre finale et éternelle.

« Pour vous, qui suis-je ? »

Si l’auteur a puisé dans son imagination pour remplir les « blancs » biographiques des Évangiles, ceux-ci sont évidemment la source principale de ces récits en forme de témoignages. Jacques Gauthier a pour ainsi dire distillé l’Écriture Sainte pour en extraire ce qui concerne les proches de Jésus, ses parents, ceux qui L’ont suivi au cours de ses trois années de vie publique sur les routes de Palestine et Saul/Paul, le persécuteur converti.

Chacun s’exprime à la première personne, et tous ces « je » sont autant de points de vue sur Jésus, autant de regards et de réponses à la question du Christ : « Pour vous, qui suis-je ? ». La palette est large selon que le regard est celui de Marie, Mère du pur amour, de Joseph – il fallait de l’audace pour donner la parole au plus grand « taiseux » de la Bible ! – de Marie-Madeleine, ou des apôtres (chacun entrant en scène selon l’ordre chronologique de son appel), ou même celui, navrant, de l’apôtre qui a trahi, Judas.

Rencontrer le Seigneur Jésus

Cette polyphonie permet d’entrer de plain-pied dans les Évangiles pour y rencontrer le Christ. Convié à se mettre tour à tour dans la peau des intimes de Jésus de Nazareth, le lecteur devient lui-même acteur du drame unique dont le dénouement réside dans sa propre réponse à l’appel éperdu d’amour que lui adresse aujourd’hui le Seigneur Jésus, son créateur et son rédempteur.

Jésus raconté 1

Jésus raconté par ses proches de Jacques Gauthier. Parole et Silence / Novalis, 228 pages, 17 euros, 24,95$.

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


L’aujourd’hui du Dieu fait homme

La fête de Noël arrive à grands pas. Comment la vivrons-nous cette année? Serons-nous seuls, entre amis, en famille? Avons-nous hâte? Sommes-nous débordés par les préparatifs? Pourtant, Dieu est toujours là, au coeur même de notre vie. Arrêtons-nous un peu, si possible devant une crèche, et méditons sa Parole pour reprendre souffle.

Crèche 2015

Photo de notre crèche qui se trouve sous l’arbre de Noël au salon.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Pour une terre plus habitable

Terre-ADN

J’ai vécu un après-midi bien spécial dernièrement. Je me trouvais en compagnie de mon filleul de treize ans. Grande discussion. Habituellement plein d’entrain, ce jour-là Timothée avait le cafard. Ou plutôt il avait peur.

Le jeune mousquetaire envisageait l’avenir avec crainte et tremblement. Il ne se voyait pas heureux sur une planète transformée en dépotoir. Timothée n’exagérait pas. Il avait de notre terre une vision pessimiste mais plutôt juste. Quelques mois avant la conférence de Paris sur le réchauffement climatique, mon filleul était parvenu à des conclusions semblables à celles des cent quatre-vingt-quinze représentants d’autant de pays. À sa façon, Timothée parlait comme le pape François dans sa brillante encyclique sur notre sœur la terre :

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Déjà la cognée…

On était aux premiers jours de décembre. Le vieux Baptiste avait oublié sa hache au pied d’un érable dans la sucrerie du cinquième rang. Et, depuis trois nuits, l’arbre et l’outil entretenaient une conversation animée et rude comme la saison.

Les mots de la hache tranchaient avec autant de vivacité que son fer :

– Va falloir que tu te réveilles, mon grand fainéant!

– Dérange-moi pas, toi!

– T’as rien donné au printemps dernier. Baptiste a essayé ses chalumeaux à trois ou quatre places. Tu ne t’es même pas forcé pour donner une goutte de sève.

– Puis? Je n’aurais pas le droit de me reposer de temps en temps? Les nuits étaient tellement fraîches que j’avais besoin de tout le soleil de la journée pour me réchauffer l’écorce. Le reste de la sucrerie produisait déjà amplement.

– Et la solidarité, qu’est-ce que t’en fais? On ne remplit pas le réservoir en s’en remettant aux autres. Chacun doit faire sa part.

– Quelques litres de plus ou de moins, ça change pas grand-chose.

– Et si ces quelques litres de plus donnaient le pain de sucre qui sortirait Édouard de sa dépression, ou le sirop qui adoucirait la pneumonie de la belle Agnès. Si tu gardes tout pour toi, tu vas pourrir par en dedans. Un arbre pourri, c’est un arbre mort. Ta seule chance de vivre, c’est de donner. Si tu perds, tu gagnes. C’est la loi de la vie. C’est la loi de l’amour.

Les mots étaient graves, le ton solennel. La lune s’empressa d’approuver avec un clin d’œil au coin du fer de la hache. Le vent ramassa les dernières paroles pour les chuchoter entre les branches du grand érable :

-Ta  seule chance de vivre, c’est de donner. Si tu te perds, tu gagnes. C’est la loi de la vie. C’est la loi de l’amour.

Au bruit des voix, une vieille corneille s’était réveillée. Elle ouvrit le bec et, en bonne catholique, ajouta :

-Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.

En frissonnant, elle déploya ses ailes et s’envola du côté de la rivière, là où le soleil avait l’habitude de se lever vers les six heures du matin.

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


L’Année sainte et les oeuvres de miséricorde

L’Année sainte de la miséricorde débute à Rome le 8 décembre 2015 et se termine le 20 novembre 2016. Pour nous faire entrer dans l’esprit de ce jubilé extraordinaire, le pape François a publié un document important : Misericordia Vultus, « Le visage de la miséricorde ». Il en tire la devise de l’Année sainte : « Miséricordieux comme le Père ».

Année de la miséricorde

Un parcours de conversion

Pour François, la miséricorde n’est pas un terme abstrait, mais une personne à rencontrer, une réalité qui engage toute la vie. La miséricorde est l’acte ultime par lequel Dieu vient à notre rencontre; c’est l’amour qui s’abaisse pour nous élever. Elle habite notre cœur lorsque nous aimons les autres afin de devenir comme Jésus un signe efficace de l’amour du Père.

Ce Jubilé extraordinaire est l’occasion pour toute l’Église d’être plus miséricordieuse en se laissant transformer par Jésus, le bon pasteur. Le pape souhaite que cette Année sainte soit un parcours de conversion, un temps de compassion et de dialogue. Il nous invite à nous ouvrir aux personnes qui souffrent et qui vivent dans les différentes périphéries existentielles. Il écrit au no 15 deMisericordia Vultus :

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. »

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Charles de Foucauld, frère universel (1/2)

Assassiné le 1er décembre 1916 devant son ermitage du Sahara en Algérie, Charles de Foucauld a été béatifié à Rome le 13 novembre 2005 par Benoît XVI. L’Église célébre sa mémoire le 1er décembre. Différentes fraternités, associations et amis du bienheureux Charles de Foucauld prévoient plusieurs activités à l’occasion du centenaire de sa mort qui se déroule de novembre 2015 à décembre 2016. Première partie de l’article.

Centenaire Charles de Foucauld

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier