Archive pour novembre 2015

Ils arrivent chez nous

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Nous accueillons des réfugiés, des Syriens. 0n en parlait depuis longtemps. Maintenant, nous passons à l’acte. Ces néo-canadiens nous arrivent comme des volées d’outardes. En grand nombre. Ils atterrissent et, dans leur atterrissage, ils changent la couleur de nos régions.

Ils arrivent chez nous. Ils ne sont pas simplement de la visite qui s’arrête quelques jours pour prendre des nouvelles et en donner. Ils viennent pour rester. Ils sont des milliers, au moins 25000, selon les organisateurs. Ce ne sont pas des envahisseurs. Au contraire, c’est dans la discrétion qu’ils se présentent.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


30 novembre : l’apôtre André par lui-même

Ce texte est tiré en partie du chapitre « André, fils de Jonas » de mon livre Jésus raconté par ses proches, p. 93-103.

Comme Jean et Jacques, je suis né à Bethsaïda, en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. J’ai été disciple du Baptiste avec eux, avant de suivre Jésus et de ne plus le quitter. Fils de Jonas, je résidais à Capharnaüm dans une maison voisine de mon frère aîné Simon, dit Pierre, mais depuis ma rencontre avec le Maître tout a changé.

saint André

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Justice et charité s’embrassent

Article rédigé par Gérard Laverdure et publié dans le webzine Sentiersdefoi.info, repris ici avec la permission de la revue.

L’Église de Montréal a fêté dernièrement les 20 ans de son programme diocésain de pastorale sociale dans les quartiers : Une vue d’ensemble de ce qui pousse dans ce coin de jardin.

Ce mardi 13 octobre, une cinquantaine d’agents et agentes de pastorale du diocèse de Montréal participent à une journée de ressourcement, animée par l’équipe diocésaine de pastorale sociale sous le thème « Justice et charité s’embrassent » (Ps 85). Tout débute par un « slam à J.-C. » très rythmé qui interpelle l’assemblée, dont voici quelques tirades : « Sortez de vos églises; il vous faut lâcher prise. Délaissez le parvis jusqu’en périphérie; là aussi est la vie. De toute ma Création, qu’en avez-vous donc fait? N’était-ce pas héritage prévu pour un partage, et non pour un carnage? Y a pas que les chrétiens qui peuvent être levain. Sachez vous associer au travail en chantier d’un monde à transformer1. » Le directeur de l’Office de la pastorale sociale, Brian McDonough, rappelle que « la justice sociale fait partie de l’annonce de l’Évangile qui est la mission de l’Église. L’engagement des chrétiens pour la justice, la dignité et le partage se réfère directement aux paroles et aux pratiques de Jésus et des prophètes ». C’est grâce à un engagement financier des paroisses, des communautés religieuses et du diocèse que l’Église lutte sur le terrain, avec les paroisses et les organisations du milieu, contre les injustices, les préjugés, les exclusions et l’appauvrissement.

Cette pastorale s’incarne aussi dans des activités en concertation avec des groupes sociaux sur la solidarité internationale, sous l’égide de Développement et Paix. Elle est présente aussi auprès des personnes emprisonnées, des ex-détenus en vue d’une réinsertion sociale, dans le cadre de l’Aumônerie communautaire de Montréal2, fondée par Brian McDonough en 1995. Cercles de soutien inspirés des cercles de guérison chez les Autochtones, soirées-rencontres, Centre de jour René-Gagnon, rencontres détenus-victimes sont quelques-unes des activités offertes. La pastorale sociale est impliquée également dans des actions de solidarité avec les Autochtones et les travailleurs saisonniers agricoles3, par l’intermédiaire d’une Table de concertation interdiocésaine. Elle a participé à une étude sur l’accueil et le parrainage des réfugiés et favorise l’engagement citoyen pour la protection de l’environnement4.

La pastorale sociale concerne tous les aspects de la vie en société, économie et politique incluses; elle invite les disciples de Jésus et les communautés paroissiales à mieux comprendre l’ampleur des enjeux de fond et leurs liens à l’Évangile, à y discerner l’Esprit déjà à l’œuvre, et à y apporter leur grain de sel en paroles et en actes. Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Anne Bourdon


Attentats de Paris : compassion et foi

On a déjà beaucoup écrit sur les attentats de Paris. Importants les mots, même s’ils sont limités et imparfaits, comme nous. Mais devant une telle barbarie, ils me restent en travers de la gorge. Car il y a aussi Bagdad, Beyrouth, Damas, et d’autres villes où le terrorisme frappe aveuglément, entraînant les pays dans une spirale guerrière. Pourquoi ? Comment s’en sortir ? Les mots sont impuissants à répondre, le silence s’impose pour laisser place à une prière de compassion.

Attentats Paris

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Ce n’est pas la fin du monde

Au 33e dimanche du temps ordinaire, nous entendons Jésus parler de sa seconde venue en termes apocalyptiques : le soleil qui s’obscurcit, la lune qui perd son éclat, les étoiles qui tombent du ciel. On se croirait dans un film de science fiction. Il y a de quoi nourrir les imaginations et aligner les dates. On a prévu la fin du monde tant de fois et pourtant nous sommes encore là. Jésus a bien spécifié à ses apôtres que nul ne connaît le jour et l’heure de sa venue, sinon le Père.

jesus and the apostles

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Jésus par ceux qui l’ont côtoyé

Cela n’arrive pas souvent, mais j’ai tellement aimé l’entrevue que le journaliste Christophe Henning m’a accordée pour l’émission En toutes lettres, diffusée à RCF le 9 novembre, que je vous la partage en toute simplicité. On y parle du livre Jésus raconté par ses proches, bien sûr, mais aussi de mon itinéraire spirituel, que l’on retrouve en épilogue du livre. L’animateur dit lui-même durant l’émission: « À travers votre livre plusieurs regards se posent sur Jésus, les différents disciples que vous mettez en scène; nous-mêmes nous sommes invités à ce regard qui peut être différent et qui peut évoluer au fil du temps. Vous racontez donc en quelques pages, mais vraiment très denses, et très belles aussi, votre itinéraire. »

Comme choix musical pour l’émission, j’ai choisi l’émouvante chanson de Francis Cabrel sur Jésus « Dans chaque coeur », où le chanteur nous conduit sur la colline du Calvaire pour contempler Jésus qui nous aima jusqu’au bout. J’ai choisi également « Pie Jesus » du Requiem de Fauré, dirigé par Andrew Lloyd Webber. Ce compositeur anglais, qui a transformé la comédie musicale avec Le fantôme de l’opéra et Cats, a marqué mon adolescence avec son Jesus Christ Superstar. C’est une façon pour ces deux artistes de répondre à la question de Jésus, toujours actuelle: « Pour vous, qui suis-je? »

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Éloge d’une folie

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Saint Antoine, le père des moines du désert, disait un jour : « Un temps vient où les hommes seront fous et quand ils verront quelqu’un qui n’est pas fou, ils s’insurgeront contre lui, disant : «Tu es fou», parce qu’il n’est pas comme eux.» (Les Sentences des pères du désert. Collection alphabétique, traduites par dom L. Regnault, Solesmes, 1981, p. 19).

Comme il n’avait pas tort, ce bon Antoine qui ne s’est pas gêné de faire lui-même ses propres folies! Au cours d’une eucharistie, Antoine avait entendu la parole de Jésus, invitant à tout quitter pour le suivre. Bouleversé, il se retire au désert et n’en sort qu’au bout de vingt ans! Comme quoi, la messe, ça peut vous déranger un homme ou une femme pour le reste de sa vie.

Et cette autre «dérangée» : Catherine de Sienne qui soigne avec beaucoup de dévouement une vieille prostituée que les M.T.S. ont rendu acariâtre, calomnieuse, méchante; ou qui affronte le seigneur de Milan, un homme cruel, ambitieux jusqu’à tuer pour dominer, et lui dit de se contenter d’être maître de la cité de son âme plutôt que de vouloir conquérir la terre.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


L’obole de ma vie

Les lectures du 32e dimanche du temps ordinaire B nous montrent que Dieu ne juge pas selon les apparences. Une veuve de Sarepta ramasse du bois et n’a rien pour manger, c’est pourtant elle qui va nourrir le prophète Élie. Une autre veuve dépose seulement deux piécettes dans le tronc, en face de la salle du trésor du Temple, et pourtant Jésus fait son éloge, même si beaucoup de riches y mettent de grosses sommes : « Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Mc 12, 44)

L obole de la veuve Dore

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


« J’étais un étranger… »

Réfugiés à la frontière de la Jordanie

La campagne électorale nous a tenus en haleine durant de longues semaines. De rebondissement en rebondissement. Et la saga se poursuit avec la création, cette semaine, du conseil des ministres et la mise en œuvre d’un certain nombre de promesses des élus maintenant au pouvoir.

Pendant ce temps de grande effervescence, d’autres questions sont demeurées dans l’ombre et ont moins attiré notre attention, malgré leur grande importance. C’est le cas en particulier de l’exode des migrants et des réfugiés qui fuient la guerre et le terrorisme.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.