Archive pour octobre 2015

Saints et saintes de tous les temps

Le Seigneur Jésus est glorifié dans ses saints et saintes. Il est le Premier-né d’entre les morts, entraînant à sa suite une foule innombrable de témoins de l’Évangile. On fait mémoire d’eux le 1er novembre, fête de Tous les saints, immense réseau de foi, « foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Apocalypse 7, 9).

Il y a d’abord ceux et celles qui sont béatifiés et canonisés officiellement par l’Église. Il y a aussi les autres qui ne sont pas élevés sur les autels. Ces saints et saintes anonymes, membres du Corps du Christ, sont des phares dans notre nuit. Ils ne brillent pas comme des stars, mais éclairent humblement de la lumière même du Christ.

Toussaint

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


22 octobre: saint Jean-Paul II (1920-2005)

Le 22 octobre 1978, Karol Wojtyla était solennellement intronisé sous le nom de Jean-Paul II. L’Église a choisi ce jour pour célébrer la mémoire liturgique de ce grand pape missionnaire, décédé le 2 avril 2005. Il s’est opposé à toutes les formes d’idéologie qui aliènent la personne, mettant la miséricorde au coeur de son pontificat. Canonisé le 27 avril 2014, il demeure l’un des plus grands témoins d’espérance du XXe siècle. Je lui ai écrit ce poème-prière au moment de son entrée dans la vie éternelle. Mon épouse et moi l’avons choisi comme le patron de notre couple. La photo représente notre rencontre avec lui à Rome le 23 octobre 2003, où je lui ai présenté mon livre J’ai soif, quelques jours après la béatification de Mère Teresa.

Pape 2 livre

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Réciprocité

«Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.» (Jean 15, 12)

Une revue de Suisse,  Changer (no 160, février 1985), propose une traduction en gestes savoureux  du commandement du Seigneur :

«La scène s’est déroulée à Berne. On me jure qu’elle est vraie.

«Or donc, dans un restaurant self-service, une honorable dame de 75 ans choisit un bol de soupe et va s’installer à une table. «Flûte! se dit-elle, j’ai oublié le morceau de pain». Elle se lève, prend son pain, retourne à sa place … et trouve un Noir attablé devant la soupe.

«Et qui est même en train de la manger!

«Alors ça, se dit-elle, c’est la meilleure. Mais c’est sans aucun doute un pauvre homme.  Je ne lui ferai pas de remarque. Mais, tout de même, je ne vais pas me laisser complètement faire».

«Elle s’empare d’une cuiller, s’assied en face du Noir et, sans dire un mot, pioche également dans le bol de soupe. L’homme et la femme soupent ensemble, à tour de rôle, et en silence.

«Puis le Noir se lève. Il va chercher une confortable assiette de spaghetti à la bolognaise et la dispose devant la gentille dame. Avec deux fourchettes! Et ils mangent tous les deux, toujours en silence et à tour de rôle.

«Enfin ils se quittent.

«Au revoir», dit la dame paisiblement. «Au revoir», répond le Noir, avec une douce lueur dans les yeux. Il donne l’impression d’un homme qui est heureux d’avoir été son prochain.

«Il s’en va donc, et la dame le suit des yeux. Du même coup, elle voit, sur la table d’à côté… un bol de soupe qui semblait avoir été oublié.»

 

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Servir par amour

L’évangile de ce 29e dimanche nous montre Jésus qui monte à Jérusalem. Il marche seul, en avant de ses disciples. Il est absorbé dans sa relation avec le Père. Jacques et Jean s’approchent alors de lui pour lui demander une faveur. Jésus leur pose d’abord une question, comme on le voit en d’autres occasions dans l’Évangile, car il aime que nous lui exprimions notre désir : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? » (Marc 10, 36) La réponse des deux frères : que l’un siège à sa droite et l’autre à gauche dans sa gloire. Bref, les deux fils de Zébédée veulent obtenir les premières places.

Prendre sa croix à la suite de Jésus

Alors que Jésus confie à ses disciples qu’il sera livré aux mains des hommes, qu’ils le tueront et qu’il ressuscitera, eux ne comprennent pas et n’osent pas l’interroger à ce sujet. C’est Jésus qui, une fois arrivé à Capharnaüm, va leur demander de quoi ils conversaient en chemin. « Ils se taisent, car […] ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand » (Marc 9, 34).

À la troisième annonce de la Passion, les disciples n’arrivent toujours pas à comprendre pourquoi le Messie doit passer par la croix pour parvenir à la gloire de la résurrection. C’est la gloire tout court qui les intéresse, non la croix qu’ils doivent prendre. Ils sont remplis de bonne volonté, mais ils sont trop centrés sur eux-mêmes. Ils ont du chemin à faire pour boire à la « coupe » de la douleur et être baptisés du même baptême que Jésus. L’expérience de leur faiblesse leur montrera la voie de l’humilité à suivre pour être près du Maître.

La Croix du Christ, éclairée par la résurrection, est le signe de la liberté du Fils de l’homme qui change le pouvoir en service pour nous aimer jusqu’au bout. Le pardon l’emporte sur la violence. Prendre sa croix à la suite du Christ, ce n’est pas mépriser le monde ou glorifier la souffrance, c’est renoncer à ce qui nous empêche d’aimer, de servir, de vivre en plénitude. La croix nous décentre de nous-mêmes, de la soif de pouvoir ou de reconnaissance, pour nous diriger vers les autres avec notre fragilité.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


École de prière (35) Il est là

Dans la prière, il suffit simplement d’être là, parce que Dieu est toujours là. Le curé d’Ars s’exclamait souvent ainsi dans sa prière : « Il est là! Il est là! »

Il y a une grâce à être là. Chaque instant qui passe peut être l’occasion de nous abandonner en toute confiance à la présence amoureuse de Dieu au-dedans de nous. Dieu nous aime au présent. Le passé ne nous trouble plus, on remet à Dieu notre avenir, ainsi nous ne désespérons pas. « Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des vivants » (Ps 114, 9).

Comment vivre de cette présence divine en nous. En y croyant, en la désirant, dans le bruit ou en silence, en marchant ou en travaillant. Nous nous arrêtons quelques secondes, nous faisons un acte de foi : « Seigneur, je crois que tu es présent au plus profond de mon être ». Ce peut être le Père, Jésus ou l’Esprit Saint. On lui parle comme à un ami, mieux, on cause avec lui, on pense à lui en l’aimant, même si nous ne ressentons pas sa présence. C’est cela prier : un acte de foi et d’amour.

Cloître Apprentis dAuteuil

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


La grandeur du monde

monde-beauté

Les plus vieux d’entre nous se souviennent sans doute de l’époque où les journaux annonçaient qu’une fille avait décidé de devenir religieuse ou qu’un garçon avait choisi de faire un prêtre. Habituellement, on intitulait la nouvelle : «Adieu au monde».

Le monde apparaissait comme un lieu dangereux, un lieu où nous pouvions facilement nous perdre. Le mal y foisonnait. Le péché y abondait. On admirait ceux et celles qui avaient le courage de couper avec cet enfer terrestre.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Petit bilan de mon séjour à Paris

L’action de grâce jaillit spontanément de mon coeur à la fin de cette « mission » de 15 jours à Paris qui se termine aujourd’hui, fête de François d’Assise et ouverture du synode à Rome sur la famille. Action de grâce d’être resté en santé malgré un mal de gorge, d’avoir pu donner toutes les conférences avec beaucoup d’ardeur et de paix. Action de grâce pour toutes les rencontres qui ont été pour moi des passages de Dieu. Action de grâce surtout pour l’action de l’Esprit en moi et dans les autres. J’ai touché du doigt une fois de plus sa présence dans l’inattendu des événements et dans le silence de l’oraison.

La première fin de semaine devait se dérouler à Paris, mais j’ai décidé de visiter la famille du poète Patrice de La Tour du Pin (1911-1975) au Bignon-Mirabeau dans le Loiret. J’ai fait mon doctorat en théologie sur ce grand poète. Il a publié La quête de Joie et Une Somme de poésie chez Gallimard. En me promenant dans les bois, en dormant dans son château, ses poèmes ont repris vie. Quelle grâce de continuer à le fréquenter à travers ses entants, petits-enfants, amis. La poésie ne meurt pas. J’ai surtout eu la grâce de visiter son épouse Anne, 94 ans. Une grande délicatesse du Seigneur, car elle décédait quelques jours plus tard. Je n’ai pas pu me rendre à ses funérailles, mais j’ai pu l’embrasser une dernière fois. Ses filles sont venues à l’une de mes conférences à Paris et m’ont remis le feuillet des funérailles qui commençaient avec ce beau poème de Patrice:

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier