Archive pour septembre 2015

Chez nous

Fuite-en-Egypte-HuntDieu a choisi de nous rejoindre en épousant la condition humaine. Il est devenu l’un de nous pour que nous fassions partie de sa famille. C’est dire la grandeur et la dignité dont nous sommes revêtus.

Jésus a été le «citoyen» de Nazareth. Ouvrier, fils d’ouvrier. Les évangiles ne disent pas grand-chose de la vie qu’il a menée dans son village. Il a dû travailler à la sueur de son front comme beaucoup de ses compatriotes. Il a sûrement partagé les joies et les peines de sa famille et de ses voisins. Les malheurs l’ont bouleversé. Il a souffert dans son corps et dans son esprit. Il a cherché, il a trouvé, il a parlé, il a écouté. Il a été affectueux, aimable, serviable, sensible, convainquant, heureux. Au fil des jours, il a exprimé de mille façons le sens qu’il donnait à sa vie.

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


21 septembre : L’évangéliste Matthieu par lui-même

Ce texte est tiré en partie d’un chapitre de mon nouveau livre Jésus raconté par ses proches.

Mon nom est Lévi, dit Matthieu. Je suis galiléen de Capharnaüm, le dernier apôtre appelé par Jésus. J’étais collecteur d’impôt, donc très impopulaire auprès des gens que je taxais à outrance. J’étais un pécheur, un publicain, à la solde de l’empereur romain. Je comprenais la réaction négative des apôtres quand Jésus m’appela à sa suite.

Un jour, il posa son regard sur moi, comme s’il discernait une urgence. J’étais assis à mon bureau de publicain, près de la place du marché, et je sentis mon âme mise à nue. Ah! le regard de Jésus ce jour-là. Comme il était pénétrant de tendresse, rempli de miséricorde. Il m’appela d’un ton décisif : « Viens. Suis-moi ! »

Alors, je le suivis avec empressement. Je sortis derrière le comptoir sans m’occuper de ramasser les pièces de monnaie éparses, de fermer le coffre. Rien. Je me sentais aimé et non pas condamné. Moi qui étais perdu, il m’avait retrouvé. En me regardant, il m’avait ressuscité, ainsi je m’étais levé. Je lui demandai : « Où allons- nous, Seigneur ? Où me conduis-tu? »

matthieu 80

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Une école de vie

stazione_05Chacun de nous a son lot de difficultés, sa valise de problèmes. C’est un enfant malade dont on ne connaît pas la cause de sa maladie. C’est un conjoint avec qui on ne s’ajuste pas très bien. C’est un cinquantenaire qui ne trouve pas de travail et qui se sent mal par rapport aux autres qui peuvent  travailler. C’est un adolescent qui nous inquiète avec ses allures de gangster. C’est celui qui souffre de ses complexes, qui a de la difficulté à vivre avec ses limites, qui arrive difficilement à s’aimer lui-même. C’est celui qui est déchiré par une haine profonde. C’est le coût de la vie qui nous étouffe. C’est la violence qui fait de plus en plus de victimes. C’est un pays qui se bâtit de plus en plus péniblement. C’est l’Église ballotée par la tempête. Voilà quelques problèmes parmi une liste qui s’étirerait à l’infini.

Les nuages s’amoncellent au firmament de nos vies. Parfois, les problèmes nous dépassent tellement que nous cédons à la panique. Nous avons peur. Nous avons l’impression d’être perdus en forêt, en pleine nuit, bousculés par des vents froids.

Il nous arrive de rêver à une maison où la sérénité nous accueillerait à bras ouverts, un abri chaud, un refuge calme et paisible. Nous cherchons une sécurité. Nous voulons l’harmonie. Nous désirons un foyer que nous partagerions avec les autres, dans l’intimité et la transparence que procure le bonheur.

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


17 septembre : Hildegarde de Bingen (1098-1179)

L’un des beaux fruits du monachisme est la visionnaire bénédictine Hildegarde de Bingen (1098–1170). Elle a été canonisée officiellement en mai 2012 par Benoît XVI, puis il l’a proclamé docteur de l’Église le 7 octobre 2012. L’Église reconnaît ainsi son génie féminin en la célébrant le 17 septembre, date de sa mort qui est sa naissance au ciel. Sa musique, sa poésie, sa médecine naturelle et ses visions théologiques ont trouvé un nouveau public de nos jours. (Lire Le décret apostolique pour la proclamation de sainte Hildegarde de Bingen, docteur de l’Église).

Au service de Dieu

Hildegarde naît en 1098 au château germanique de Bermersheim. Dixième enfant d’une famille très croyante, elle est consacrée à Dieu comme oblate dès l’âge de huit ans au couvent de Disbodenberg. Elle prend le voile à quinze ans, et deviendra abbesse à la mort de la supérieure en 1136. Elle fondera en 1147 un nouveau couvent au mont Saint-Rupert avec dix-huit compagnes, puis un deuxième à Elbingen. Son rayonnement va s’étendre au-delà du Rhin.

hildegardDeBingen

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Des yeux qui parlent


handicapJ’ai déjà travaillé comme animateur de pastorale dans une école qui regroupait uniquement des handicapés physiques : des aveugles, des sourds, des paralytiques cérébraux, des victimes de la thalidomide…

Le plus handicapé de ces enfants était un petit garçon de huit ans. Ghislain ne pouvait bouger aucun de ses membres. Il ne parlait pas, ne pouvait même pas crier. Il n’avait qu’une seule façon de communiquer : ses yeux! Nous lui posions des questions. Quand il voulait répondre oui, il fermait ses paupières une fois. Quand il voulait dire non, il clignait deux fois. Parfois, quand nous le tenions dans  nos bras ou que nous le touchions, nous pouvions sentir dans son corps un frisson qui exprimait une grande joie ou une colère. C’est tout. C’était sa seule façon de communiquer avec l’extérieur.

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


À Paris, avec Thérèse, pour Jésus

Je me prépare de nouveau à partir pour la France et c’est toujours exaltant, quoique plus fatiguant à 63 ans. La première fois, j’avais vingt ans, et toutes mes dents. C’était en mars 1973. Tout était à découvrir. Je désirais vivre l’Évangile à fond, suite à une conversion au Christ le 2 juin 1972. J’ai vécu six mois à l’Arche de Jean Vanier, près de Compiègne, en partageant le quotidien avec des personnes handicapées. Je suis revenu au Québec pour vivre quatre ans comme novice à la Trappe d’Oka. Puis ce furent les études en théologie à l’UQTR et à l’Université Laval. J’ai fait un doctorat sur le poète Patrice de La Tour du Pin, d’où mes nombreux séjours dans sa famille à Paris et au Bignon-Mirabeau, dans le Loiret. Je suis retourné en France à d’autres occasions pour de mémorables tournées autour des livres La crise de la quarantaine et Les défis de la soixantaine. J’ai donné également quelques retraites sur la petite Thérèse à Lisieux et ailleurs en France. Mon épouse m’a accompagné plusieurs fois.

Le dénominateur commun de ces voyages est un nom, une personne: Jésus. Lui seul peut me faire voyager autant, avec sa petite sainte de Lisieux, qu’on appelle aussi Thérèse de l’Enfant-Jésus. Leur amour me presse. C’est pour eux que je retourne à Paris cette année, du 18 septembre au 5 octobre. Je suis invité pour donner des conférences, animer une mini-retraite adaptée aux horaires des travailleurs, signer des dédicaces, durant la 10e Semaine Thérésienne qui se tient au Sanctuaire Sainte-Thérèse (Paris 16e) des Apprentis d’Auteuil. Le thème de cette année est tiré d’un poème de Thérèse. « Qui a Jésus a tout ». Pour en savoir plus, télécharger le programme. Voir également sur mon site mes activités de cette semaine.

Semaine thérésienne

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Élégie au petit Aylan

Petit Aylan
Petit garçon couché sur le ventre,
si semblable à mon bambin d’hier,
quand ses doigts tachés d’encre
dessinaient la terre et la mer,
un jardin de rêves à cultiver.
De quel carré de sable es-tu le jeu,
que tu apparaisses seul sur la plage
dans ce lit mouillé qui n’est pas le tien,
en quête de maison et de pays?

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Un chien et son maître

Ecole des chiensDaniel Guénette, L’école des chiens, Montréal, Triptyque, 2015, 268 pages.

Attristé par la perte de mon Tom (voir le billet du blogue C’était un bon chien), L’école des chiens a été un baume sur mon deuil. Ce beau récit du poète Daniel Guénette évoque, avec pudeur et humilité, les onze années vécues auprès de Max qu’il a dû faire euthanasier à cause d’un cancer. Ils sont rares de tels livres qui traitent si tendrement de la relation entre un homme et son animal de compagnie. Ça parle de vie et de mort, d’attachement et d’amitié, d’enfance et de solitude. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. Je lui ai donné, il m’a remis au centuple. Il est venu et j’ai vécu, autrement, beaucoup mieux » (p. 87).

L’auteur apprivoise lentement son deuil en remontant le fil des souvenirs et des promenades, un peu à la manière de Jean-Jacques Rousseau. L’ami fidèle, issu d’un croisement entre le border collie et le golden, lui sert de guide, et de maître aussi. Se révèle le fort lien affectif qui le relie à Max. « Je viens de réaliser le bien-fondé du discours évangélique qui veut que là où est notre cœur, se trouve notre trésor. Or quel est aujourd’hui cet or qui scintille au fond de moi, si ce n’est cet ensemble de souvenirs que je chéris justement comme le plus précieux de mes biens ? » (p. 87).

Daniel Guénette, que je ne connaissais pas, m’avait écrit ce commentaire à la fin du billet de mon blogue paru dans quelques journaux : « Tom et tous les chiens que nous aimons nous quittent mais nous accompagnent jusqu’à la fin. Ces histoires de chiens ne sont pas insignifiantes. Elles nous apprennent quelque chose ». C’est ce que nous montre son livre : « À l’école des chiens, le maître apprendra » (p. 19).

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


1er septembre : Prière pour la sauvegarde de la Création

Dieu, créateur de l’univers visible et invisible,
notre soeur la terre magnifie ton nom,
mais elle est meurtrie par la pollution, l’exploitation.
Guéris-nous par la puissance de ta miséricorde.

Nous te rendons grâce de nous avoir créés à ton image,
même si notre liberté est blessée par l’orgueil.
Donne-nous un cœur humble, un esprit nouveau,
pour que nous respections cette planète que tu aimes
et que nous protégions la vie que tu veux faire grandir.

Vois! Notre maison commune est dévastée.
Le climat se réchauffe,
la couche d’ozone s’amincit,
l’air se corrompt,
la forêt se dénude,
l’eau se vend,
la mer se vide.
Où est la mesure, Seigneur?

pollution 347818 640

Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier