Archive pour août 2015

Le Très-Humble

HumilitéLa Bible et la liturgie nous ont habitués à donner à Dieu des noms grandioses: le «Tout-Puissant», le «Très-Haut», le «Très-Grand», le «Seigneur»!  Et pourtant, l’histoire de la présence de Dieu au sein de l’humanité dit souvent le contraire. Dieu se présente très humble, discret, caché!

Depuis les tout premiers balbutiements de la foi, Dieu se fait connaître dans l’humilité.  Il ne s’impose pas.  Il ne se rend pas évident.  C’est un petit buisson qui brûle.  C’est une brise légère.  C’est un souffle fragile.  C’est une lumière qui souvent vacille.

L’humilité de Dieu s’est exprimée, dans tout son paradoxe, dans un petit enfant, le fils d’une pauvre jeune femme qui a accouché en plein voyage.  Le récit dit qu’à sa naissance le bébé eut pour berceau une mangeoire d’animaux.  Dieu a grandi dans un village qui n’avait pas la réputation de produire de grands personnages.  Il a parcouru les chemins d’un pays sans renom, les sentiers de moutons comme les routes principales.  Il s’est assis à la margelle des puits pour se reposer et de désaltérer, comme tout le monde.  Il s’est penché sur des malades avec bonté, sans allure hautaine.  Il a mangé avec de pauvres gens.  Et il a poussé l’humilité jusqu’à accepter d’être rejeté et condamné afin que «le désir de s’entendre l’emporte sur la guerre», afin que «la soif de vengeance [fasse] place au pardon» et que «l’amour triomphe de la haine» (Prière eucharistique pour la réconciliation II).

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


24 août : l’apôtre Nathanaël, dit Barthélemy

Extraits du chapitre de mon livre Jésus raconté par ses proches, dans lequel Nathanaël, dit Barthélemy, témoigne de sa relation avec Jésus.

Je suis un Galiléen de Cana. On me surnomme Barthélemy, le fils de Tolmaï. J’ai rencontré Jésus à Bethsaïda dans la maison de Pierre, au nord du lac, non loin de Capharnaüm. C’est Philippe qui m’a parlé de lui : « Nous avons trouvé Jésus de Nazareth, fils de Joseph, de la race de David. Celui dont ont parlé Moïse et les prophètes ! »

Connaissant bien les Écritures, je lui répondis :« De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? »

Comme réponse, il m’a simplement dit de venir et de voir. Quand je suis arrivé avec Philippe, Jésus était seul. En me voyant arriver, il me dit: « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. La paix à toi, Nathanaël »

« Comment me connais-tu ? »

« Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »

« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »

« Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, en train de méditer la Loi, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Ce qui pouvait être un blasphème aux oreilles de plusieurs constituait pour moi une confirmation de sa nature messianique. Ma transformation d’israélite en chrétien s’est faite progressivement. Je réfléchissais beaucoup au lieu d’y aller spontanément par instinct spirituel, comme Jean. Jésus appréciait mon honnêteté, ma bonne foi, ma générosité, ma sagesse. J’exprimais avec simplicité les pensées les plus hautes, mais j’étais très attaché aux formules, à la Loi, comme Philippe, ce qui à ses yeux était un défaut. Il ne voulait pas que je sois borné comme un scribe. À son école, j’avais à découvrir un savoir qui ne s’apprenait pas dans les synagogues.

barthelemy de JUSEPE DE RIb

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Taizé: 75 ans de réconciliation

n ce mois d’août 2015, la communauté œcuménique de Taizé célèbre le 75e anniversaire de leur fondation et le 10e anniversaire de la mort de leur fondateur, frère Roger, né en Suisse il y a cent ans, le 12 mai 1915.

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Victime d’une agression au couteau le 16 août 2005, le prieur de la communauté entrait dans la vie à 90 ans pendant la prière du soir, dans l’église de la Réconciliation, au milieu de quelque 2 500 jeunes de différentes nationalités. Il est mort comme il a vécu, en priant. Dans un livre écrit en collaboration avec Mère Teresa, il témoignait de la beauté de la prière : « Dans la beauté d’une prière commune, un voile se lève sur l’inexprimable de la foi, et l’indicible porte à l’adoration. Le regard mystique y voit des reflets du ciel sur la terre. » (La prière, fraîcheur d’une source, Bayard, 2003, p. 67)

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


École de prière (34) Prier sur la montagne

À cause de son élévation vers le ciel, la montagne est considérée dans plusieurs traditions religieuses comme un lieu de paix qui rapproche de Dieu. Jésus lui-même se retirait sur les montagnes pour prier son Père.

On retrouve quelques montagnes dans la Bible où se vit l’expérience de la rencontre de Dieu: Sinaï, appelé aussi Horeb; Sion qui désigne Jérusalem; les montagnes anonymes de la multiplication des pains chez Jean, des béatitudes chez Matthieu, et de la transfiguration, que la tradition identifie comme le Thabor.

Cette montagne est une véritable oasis de paix qui surplombe la Galilée. J’ai eu la grâce de m’y rendre un jour lors d’un cours biblique en Israël et je n’oublierai jamais le calme qui y régnait. Vous avez peut-être déjà ressenti cette expérience de plénitude intérieure quand on prie, seul ou avec d’autres, sur la montagne. L’air devient plus frais à mesure que l’on monte, le corps se fatigue et l’âme lui vient en aide comme un vieux couple qui avance en silence. Tout s’intériorise. Arrivé au somment, l’immensité se découvre et l’on devine parfois le mystère d’une présence plus grande que soi, intime et lumineuse. Nous vivons alors une sorte de transfiguration.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Simon-Pierre et la transfiguration de Jésus

Ce texte est un extrait du chapitre « Simon, fils de Jonas, surnommé Pierre », tiré de mon livre Jésus raconté par ses proches (Parole et Silence / Novalis), à paraître septembre 2015.

J’aime tellement le Maître que je m’emballe toujours très vite à son sujet. C’est tout ou rien, bien que j’oscille entre la foi et le doute. Je marche sur la mer quand je le vois venir, mais je m’enfonce au premier coup de vent. Je veux le suivre partout, mais je refuse qu’il me lave les pieds au dernier repas et qu’il se mette ainsi au bas de l’échelle comme un esclave. Je jure que je ne l’abandonnerai jamais, pourtant je le renie trois fois quand il est arrêté. Jésus m’a toujours pardonné, et il m’a appris l’humilité, m’évitant de sombrer dans le désespoir, en me laissant assumer ma vie et ma foi.

Avec lui, j’ai osé la confiance en acceptant de ne pas tout contrôler, notamment quand j’ai peur, comme lorsque j’ai été témoin de sa gloire sur la montagne. Nous avions cheminé avec les disciples jusqu’à une plaine étroite entre les vertes collines d’oliviers de Nazareth et les montagnes vers l’est. Il me demanda, ainsi qu’à Jean et Jacques, de le suivre jusqu’à la montagne isolée du Thabor. Les autres devaient se séparer par deux pour annoncer sa venue avant d’être réunis tous ensemble le soir même à Nazareth. On commença la montée d’un pas si rapide que j’avais du mal à les suivre. J’étais le plus âgé des quatre, ça paraissait. « Je me reposerai là-haut », me suis-je dit, tout en sueur.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


4 août: saint curé d’Ars (1786-1859)

Au calendrier liturgique, il est saint Jean-Marie Vianney. Pour les foules, il est d’abord le saint curé d’Ars. Cet homme de prière a su vaincre les obstacles qui se dressaient devant lui. Qu’il soit en chaire ou au confessionnal, sa connaissance progressive de la miséricorde infinie de Dieu le brûlera d’amour. Sa bonté joyeuse, sa foi agissante, son accueil inconditionnel de l’autre transformeront la petite paroisse d’Ars en un important centre de pèlerinage pour tous et en un foyer spirituel pour les prêtres.

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(Merci au frère Dominique Savio Marie de l’abbaye bénédictine Saint-Joseph de Clairval (France) pour l’autorisation de reproduire ce tryptique du curé d’Ars)

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier