Archive pour juillet 2015

Le bonheur vient des autres

Une nuit, dans un rêve, un homme se retrouva en enfer. Il vit là un bien drôle de spectacle. Les habitants de l’enfer entouraient une grande table de banquet, garnie de mets succulents et de belles pièces montées. Chaque convive regardait la nourriture dans son assiette, l’air affamé. Tous avaient une faim de loup.  Mais personne ne pouvait manger parce que tous avaient les coudes barrés et ne pouvaient, avec leurs mains, porter la nourriture à leur bouche.

Dans le même rêve, l’homme fut conduit au ciel. Là aussi était dressée une table aux mets délicieux. Là aussi, les convives avaient les coudes barrés et leurs mains ne pouvaient porter la fourchette à leur bouche. Mais tous étaient heureux et de bonne humeur. Chacun pouvait manger grâce au convive assis en face de lui, qui lui offrait la nourriture avec son bras barré.

En naissant, chaque être humain a reçu de Dieu une place à la table d’un grand banquet. Au menu de ce festin, le bonheur est le plat de résistance. Un bonheur bien apprêté, très appétissant. Tous les humains ont de l’appétit en face du bonheur, tous veulent en manger.

Seul, isolé, chaque personne ne peut manger du bonheur. Pour  avoir la possibilité de se nourrir de ce trésor, nous devons absolument compter sur les autres. Le bonheur nous vient des autres. C’est la tendresse, l’attention, la sympathie d’un autre ou d’une autre qui permettent à un humain de goûter au bonheur. (1)

N.B. Ce court billet sur le bonheur vous accompagnera durant les prochaines semaines. Nous vous reviendrons avec de nouvelles réflexions un peu plus tard. Bon été!

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1. L’anecdote qui ouvre ce billet n’est pas de moi.  Je ne me souviens plus qui me l’a contée. Je remercie l’anonyme qui m’en a fait cadeau.

 

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


25 juillet : saint Jacques apôtre, dit le majeur

Fêté le 25 juillet, Jacques est l’un des premiers apôtres de Jésus avec Jean, André et Pierre. Cette ancienneté lui vaudra l’appellation de « majeur », en opposition à son homonyme, Jacques d’Alphée, cousin de Jésus. Frère aîné de Jean l’évangéliste, les deux sont fils de Zébédée, un patron pêcheur du lac de Tibériade. Disciples de Jean Baptiste, ils ont suivi Jésus après son baptême pour devenir des pêcheurs d’hommes. Leur mère Marie Salomé suivra également le Maître avec d’autres femmes.

jacques compostelle 1

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Rencontre avec sainte Marie Madeleine

Le 22 juillet, la liturgie fait mémoire de sainte Marie Madeleine. Elle se confie à nous dans cet extrait d’un chapitre de mon livre Jésus raconté par ses proches (Parole et Silence, septembre 2015).

Je ne faisais pas partie du groupe des Douze, mais cela ne m’a pas empêché d’être très proche de Jésus. Il est venu me chercher loin, le Fils de l’Homme inespéré, pour me délivrer des démons et des passions qui m’enchaînaient à d’autres ports. Sa parole m’a soufflé le cœur à l’ombre des palmiers de Magdala. J’ai rejoint le groupe des femmes-disciples pour le suivre avec ses apôtres. J’ai pleuré sur son corps ensanglanté à la croix, à côté de la mère immaculée. De grand matin, j’ai enjambé l’aurore au tombeau. Je l’ai vu et reconnu quand il a prononcé mon nom. C’est ainsi que j’ai été la première à témoigner de sa résurrection aux disciples incrédules, devenant ainsi l’apôtre des Apôtres.

On m’appelait la Madeleine. Je vivais à l’extérieur de moi-même. Je m’engouffrais dans le plaisir éphémère de la chair pour échapper à mon âme qui s’affaissait avant le corps. C’est tellement délicat, imperceptible, une âme qui se meurt, comme une fleur flétrie au jardin, une source tarie dans la forêt, une flamme éteinte au bord du lit. Il fallait quelqu’un pour la ranimer.

Jésus ne m’a pas jugé. Il est venue me chercher par ses paroles de bonté, moi sa brebis perdue. Alors qu’il avait été invité à manger chez un pharisien, j’entrai dans la maison. Je me dirigeai vers Jésus et m’agenouillai près de ses pieds. Je posai par terre un flacon d’albâtre en forme d’amphore contenant un parfum. J’enlevai le voile de ma tête ainsi que les bagues de mes doigts et je pris dans mes mains les pieds de Jésus en délaçant ses sandales. Je les mouillai de mes larmes, les essuyai avec mes cheveux, les couvris de baisers et je répandis sur eux le parfum. Jésus tourna lentement la tête et fixa sur moi son regard de pardon. Je pleurai de repentir. Il dit au pharisien Simon :

« Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » (Lc 7, 44-47).

marie madeleine

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


École de prière (33): Prier durant l’été

La période estivale peut être un temps privilégié pour approfondir notre vie de prière, notre relation avec le Seigneur. Que nous soyons en vacances ou non, il faut souvent nous adapter à une spiritualité du grand air où règnent l’inconnu et l’imprévu. Mais la vie de foi et de prière n’est-elle pas cela aussi : ouverture à l’inconnu, rupture avec le train-train quotidien, attente de ce qui n’est pas encore, disponibilité à ce qui advient, abandon à l’inattendu de l’Esprit qui souffle où il veut dans l’instant présent.

Chmpb maison retraitante

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Témoignage: Thérèse de Lisieux dans ma vie

Cette année, Alençon et Lisieux fêtent les bienheureux Louis et Zélie Martin les 11 et 12 juillet. Cette fête revêt un sens inattendu puisque le pape François a annoncé la canonisation des époux Martin, parents de la petite Thérèse, le dimanche 18 octobre 2015 à Rome durant le synode sur la famille. Ce sera le dimanche des missions; petit clin d’oeil à leur fille, patronne des missions avec François Xavier.
Je vous partage ce témoignage qu’on m’a demandé pour la chronique Grand témoin de la revue Thérèse de Lisieux et qui porte sur la présence de Thérèse dans ma vie. C’est paru dans le no 966, juin 2015, p 10-11.

Danse avec Thérèse

(Je danse avec Thérèse. Photo prise par une amie à la chapelle Notre-Dame du Sourire, Ermitage Sainte-Thérèse, Lisieux).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Tournée œcuménique pour la justice et le climat…

Tournée Justice 2015

Tournée Justice 2015

En avril et mai 2015, le Centre Justice et Foi en lien avec l’Office de la Pastorale sociale a permis l’accueil d’une délégation de dirigeants religieux de plusieurs Églises chrétiennes. Ceux-ci sont venus s’informer des réalités régionales et des engagements concrets déjà à l’œuvre, dans la lutte à la pauvreté au Canada et dans le sens d’une plus grande justice climatique.

Les représentants des Églises chrétiennes étaient Révérende Dr. Susan Johnson, évêque nationale de l’Église luthérienne évangélique du Canada, Révérend Willard Metzger, directeur administratif de l’Église mennonite du Canada, Révérende Karen Hamilton, secrétaire générale du Conseil canadien des Églises, et Mgr Noël Simard, évêque de Valleyfield, qui s’est joint à la rencontre en cours de journée.

Cette Tournée Justice est une initiative du Conseil Canadien des Églises (CCE) en partenariat avec un organisme laïc : Citoyens pour une politique juste. Elle a rendu visite à Vancouver, Edmonton, Saskatoon, Winnipeg, Kitchener, Halifax, Montréal et Ottawa et a fait rapport, immédiatement à son retour, au bureau du Premier Ministre ainsi qu’au Conseil de direction du CCE. Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Anne Bourdon


Suite…Tournée œcuménique pour la justice et le climat

Dans le cadre de la Tournée Justice 2015 qui s’est arrêtée à Montréal, le mardi 12 mai dernier au Centre Justice et foi, une soirée ouverte au public a permis des échanges entre les dirigeants religieux* de 4 Églises différentes, les intervenants et le public.

Deux intervenants prennent la parole, Norman Lévesque, jeune théologien et environnementaliste, directeur du Réseau des Églises vertes, et Alessandra Santopadre, agente de pastorale sociale à Laval-Ouest, et très active auprès des immigrants et des réfugiés.

Norman Lévesque et Alessandra Santopadre

Norman Lévesque et Alessandra Santopadre

Norman Lévesque nous pose la question : « Pourquoi devrions-nous, comme chrétiens, pourquoi devrions-nous, comme Église, prendre soin de l’environnement? »

« Parce que nous croyons en un Dieu, Créateur du Ciel et de la Terre et nous croyons que cette création n’est pas le résultat du hasard, mais d’un acte de bonté. Et puisque nous sommes à l’image de Dieu, il nous appartient de continuer à promouvoir la vie (et les conditions de la vie) sur Terre », répond-il.

C’est une écothéologie et une écospiritualité que proposent le Réseau des Églises vertes**, et pour susciter prises de conscience et engagements concrets dans les communautés de foi, ce réseau offre des activités de sensibilisation et des actions qui réduisent l’empreinte écologique de leur Église. Ainsi prêche-t-elle par l’exemple…

Actuellement, ce réseau compte une cinquantaine d’Églises : catholiques, réformées, évangéliques, orthodoxes, présentes en Colombie britannique, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse, et il continue de rallier de nouveaux soutiens… Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Anne Bourdon


École de prière (32): Le chant et la musique

Dans l’encyclique Laudato si’ sur l’écologie intégrale, François reprend les premiers mots du Cantique des créatures du Poverello d’Assise : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre » (n. 1). Il termine par deux prières, invitant les croyants à la louange pour ne pas sombrer dans le pessimisme et le relativisme : « Marchons en chantant ! Que nos luttes et notre préoccupation pour cette planète ne nous enlèvent pas la joie de l’espérance » (n. 244).

Nous rapprocher de Dieu

Le chant accompagne nos rites et nos fêtes. Il donne de l’élan à nos prières, soutient notre foi et nous rapproche de Dieu, comme l’exprime cet extrait de la Préface eucharistique IV : « Tu n’as pas besoin de notre louange, et pourtant c’est toi qui nous inspires de te rendre grâce : nos chants n’ajoutent rien à ce que tu es, mais ils nous rapprochent de toi, par le Christ, notre Seigneur. »

Le chant nous aide à méditer la Parole de Dieu avec tout le corps en nous ouvrant à sa puissance de libération. Que l’on pense au récitatif biblique où l’on intègre un passage de la Bible par le balancement, la mélodie et le geste. La Parole prend chair en nous par le souffle et la voix pour bénir et remercier Dieu. Les juifs ont montré avec les Psaumes que la relation que nous avons avec Dieu est un rapport de bénédiction. C’est un « merci » que nous lui rendons pour tout ce qu’il fait de beau et de bon dans notre vie, malgré la présence du mal.

Que ce soit à l’église ou à la maison, lors d’une eucharistie ou d’une soirée de prière, le chant chrétien fait jaillir la louange du plus profond de l’être. En chantant debout, la beauté du Ressuscité s’enracine dans notre vie et nous rend joyeux. La magnificence des chants, la poésie des textes, la participation active de l’assemblée, évoque le mystère pascal qui nous dépasse. Cette dimension mystagogique de la liturgie favorise la piété et la contemplation, comme en témoigne saint Augustin qui disait que celui qui chante prie deux fois :

« Combien j’ai pleuré à entendre vos hymnes, vos cantiques, les suaves accents dont retentissait votre Église! Quelle émotion j’en recueillais! Ils coulaient dans mon oreille, distillant la vérité dans mon cœur. Un grand élan de piété me soulevait, et les larmes ruisselaient sur ma joue, mais elles me faisaient du bien » (Cité dans Catéchisme de l’Église catholique, no 1157).

musique liturgique d6d18

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


3 juillet : saint Thomas, apôtre

Né près de Jérusalem, Thomas est l’un des trois apôtres judéens avec Simon le Zélote et Judas. On l’appelle Didyme, ce qui veut dire jumeau en grec. On a surtout retenu de lui son incrédulité après la résurrection. Oui, il a douté, comme les autres, mais cela lui a valu une expérience unique avec le Christ ressuscité. Nous nous reconnaissons dans son doute et son geste de foi. N’oublions pas, qu’après avoir touché les plaies de Jésus, il lui a donné son véritable titre, la proclamation la plus claire de sa divinité : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20, 28).

Saint Thomas

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier