Archive pour avril 2015

29 avril : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Au temps de Catherine, des fléaux s’abattent sur l’Europe : peste, famines, guerres. L’Église elle-même traverse une crise majeure de son histoire. Un pape est à Rome, l’autre à Avignon. La chrétienté se divise en deux. Le clergé délaisse de plus en plus le soin des âmes pour le luxe et la décadence. C’est dans ce contexte que Catherine travaillera à réformer l’Église et la société par la prière, le dialogue et l’espérance invincible en l’amour du Christ. La liberté que lui donna l’Esprit nous inspire encore aujourd’hui.

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La cellule intérieure

Caterina naît à Sienne, le 25 mars 1347, jour de l’Annonciation. Elle est le vingt-troisième enfant de Lapa dei Nuccio et du teinturier Giacomo Benincasa. À l’âge de six ans, elle reçoit une apparition du Seigneur sur le chevet de l’église des Dominicains. Il lui sourit et la bénit. Émerveillée par la beauté du Christ, l’enfant n’aura plus d’autre espoir que de lui appartenir entièrement. Elle se retire souvent dans une pièce obscure de la maison familiale pour prier et espérer en son divin Époux.

Sa famille souhaiterait un autre époux, en chair et en os celui-là, pour la jolie fille qui vient d’avoir douze ans. Mais après la mort en couches de sa sœur Bonaventura, en 1362, Catherine se coupe les cheveux et mène une vie austère. La famille fait d’elle la servante de la maison et lui retire sa chambre. C’est alors qu’elle découvre sa « cellule intérieure » que personne ne pourra lui enlever. Elle ne sort plus de ce lieu puisqu’elle y retrouve la présence de son Bien-Aimé. Pour elle, la vie est un pont, on la traverse sans y fixer sa demeure. Le Christ est le vrai pont qui va de la terre au ciel.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


28 avril : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Ce saint français, contemporain de Louis XIV, a eu une grande influence sur bien des gens. Peu d’hommes ont travaillé autant que lui à répandre la dévotion mariale. Il a ouvert le chemin d’un authentique culte marial.

Saint Louis de Montfort

Le 13 octobre 2000, Jean-Paul II avait confié aux membres du 8e Colloque international de Mariologie, réunis à Rome pour réfléchir sur la possibilité que Grignion de Montfort soit proclamé docteur de l’Église : « Pour moi, saint Louis-Marie Grignion de Montfort constitue une figure de référence significative, qui m’a éclairé dans des moments importants de ma vie » (zenit.org). Sa devise Totus tuus s’inspirait de la célèbre formule du grand apôtre de Marie : « Tout à Jésus par Marie. »

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Irrésistible bonheur!

Bonheur où es-tu? Qui que nous soyons, nous sommes tous orientés ou tendus vers une certaine qualité de vie et d’harmonie. Nous cherchons tous à tâtons, plus ou moins intensément, des espaces de satisfaction et de bien-être. Les marchands de bonheur et d’illusions ne manquent pas autour de nous, ils foisonnent même. Ils sont toujours à l’affût et connaissent fort bien notre soif avide de plaisirs, voire notre béance immense de bien-être. La grande Toile du cyberespace fourmille de ces marchands au profil quelque peu arnaqueurs offrant des trucs factices et caducs à des âmes esseulées en quête d’un nirvana immédiat. Mais le bonheur, en dépit de tout ce qui se raconte, c’est quelque chose de sérieux tout de même. Les grandes recherches en psychologie signalent presque toutes que chacun d’entre nous possédons un certain «seuil de bonheur» que plusieurs évaluent globalement à 50% à la génétique et qu’un bon pourcentage dépend entièrement de nous, de notre capacité de jongler avec les aléas de la vie. Certains tenants en psychologie positive parlent même du bonheur en termes d’un choix de vie. Au fond, il faut se permettre d’être heureux!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Chemin faisant

Sur les routes de la Galilée, des hommes et des femmes marchent ensemble. À leur tête, Jésus. Chemin faisant, le Maître pose une question à ses disciples : «Pour vous, qui suis-je?» (Marc  8, 29)

Après le départ de ses enfants pour l’école, Mme Arsenault entreprend son travail quotidien : faire les lits, passer la vadrouille, faire le lavage, etc. Depuis quelques temps, elle s’ennuie. Elle se sent médiocre. Le cafard l’accapare souvent. Chemin faisant, Jésus lui pose une question : «Pour vous, qui suis-je?»

Le garçon de Mme Côté est en Secondaire V. Malheureusement, cette année, un de ses professeurs lui est antipathique. Entre eux, les relations sont tendues. De l’agressivité, de l’injustice même. Le jeune rêve de fuir. Il aimerait être malade pour ne pas avoir à se présenter aux cours de ce professeur impossible. Chemin faisant, Jésus lui pose une question : «Pour toi, qui suis-je?»

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Communier à la chair du Verbe

Dans cette troisième semaine du temps pascal, l’Église nous fait méditer le chapitre 6 de l’Évangile de Jean. Au début de ce chapitre, on voit Jésus qui multiplie les pains, comme il le fera pour la Pâque chrétienne, l’Eucharistie. Au moment où on veut l’enlever pour le faire roi, il se se retire seul pour prier son Père. Puis, il rejoint ses apôtres sur le lac en marchant sur les eaux. Ils le prennent pour un fantôme, mais il leur dit: « C’est moi. Je suis. N’ayez pas peur ».

La foule le cherche parce qu’elle a mangé et qu’elle a été rassasiée. Jésus leur en fait le reproche à la synagogue de Capharnaüm, sobrement décorée de palmes et d’étoiles en mosaïques. « Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »

Il leur parla qu’au désert, leurs pères avaient mangé la manne, mais que le Père leur donnera le vrai pain venu du ciel, celui qui donne la vie au monde. On lui demande : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Cela ressemble à la demande de la Samaritaine: «Seigneur, donne-moi de cette eau-là». Jésus va leur répondre en révélant le don qu’il est:

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. »

Parole Marthe Robin

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Avons-nous perdu le Nord?

Notre bonne vieille terre tourne toujours sur elle-même! Certes, mais il n’y a pas une journée, où l’avenir de la planète n’est pas au cœur de nos échanges, voire de nos débats. Avec tous ces conflits armés, ces actes terroristes, cette pollution éhontée, ces famines scandaleuses, ces cataclysmes naturels, il y a bien des raisons de s’inquiéter. À huit mois du sommet mondial de Paris sur les changements climatiques peut-on s’attendre à un possible accord pour prendre des mesures afin de freiner les changements climatiques? Plus près de nous, les débats font rage sur la production de pétrole au Québec, l’aménagement d’un port pétrolier, l’oléoduc de TransCanada, la relance du développement minier du grand Nord et j’en passe. Avons-nous perdu le Nord ma foi? En cette semaine où nous célébrons mondialement le 22 avril le Jour de la Terre, il est bon de prendre le temps de se conscientiser et de poser des gestes pertinents pour l’avenir de notre planète.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Un regard qui change tout

On classe souvent les gens en deux catégories : les bons et les mauvais, les purs et les impurs, les amis et les ennemis, etc.

Dans le royaume de Jésus, on ne classe pas par les extrêmes mais par le centre. Ce ne sont pas les gestes extérieurs, les habitudes, les coutumes qui définissent les personnes. On se laisse guider par le cœur.

Dans le royaume, on vit sous le régime de l’amour. Le cœur est la mesure de la vie. Le cœur donne de la valeur à tout ce qui est fait. Si le cœur n’y est pas, les gestes sont vides. Ils ne disent rien. Ils perdent leur sens. Les plus pieuses prières ne vaudraient rien sans le cœur. Mes services auprès de mon prochain ne donneraient pas leur pleine mesure.

Le cœur doit être habité. Habité d’abord de moi-même, puis des autres. Et surtout, il doit habiter le Christ et son Évangile. C’est alors qu’il peut devenir rencontre de Dieu.

Habité par le Christ, le cœur transforme le sens de mon travail. Celui-ci n’est plus alors un esclavage, un écrasement, une aliénation. Mes engagements deviennent plutôt des lieux de service pour les miens, pour la société. Ils me permettent de participer à  la construction d’un monde où le respect et l’attention aux autres sont prioritaires.

Quand mon cœur est habité par le Christ, je pose alors sur ma vie comme sur le monde le regard du Christ ressuscité. Un regard qui change tout.

 

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


16 avril : Benoît-Joseph Labre, le saint marcheur

Marcher plus loin, toujours plus loin. Ne pas s’arrêter au coin des rieurs. Ne pas cacher son visage aux passants qui ricanent. Fouler les sentiers solitaires. Parcourir l’Europe à pied. Suivre la trace de son cœur qui n’a pas de cité permanente. Aller toujours plus haut, vers la Jérusalem céleste. Tel est ce pèlerin de Dieu, Benoît Labre, clochard en haillons, qui suit le soleil et les rivières, qui prie Jésus au rythme de ses pas, afin d’être saisi par lui au détour du pèlerinage terrestre.

Benoît Joseph Labre

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


La fièvre d’un certain dimanche de printemps

Il y a plusieurs années, un film a fait connaître l’acteur américain, John Travolta : La fièvre du samedi soir. J’aimerais bien voir un autre film, un film qui pourrait s’intituler : La fièvre d’un certain dimanche de printemps. Ce film aurait pu être tourné, il y a plus de 2000 ans, en Palestine.  Le scénario n’aurait pas été inventé. La caméra n’aurait  eu qu’à se promener dans Jérusalem, entre un jardin où il y avait un tombeau et une maison où un groupe se tenait derrière des portes verrouillées.

Il devait y avoir de la fièvre, ce jour-là, de l’électricité dans l’air. L’homme qu’on avait déposé dans le tombeau, mort au bout de son sang, le cœur percé par une lance, cet homme n’était plus dans le tombeau! Il était debout, il parlait, il marchait, il mangeait du poisson. On pouvait le toucher. Un mort revenu à la vie. Pas une réanimation  de comateux. De la vraie mort à la vraie vie!

Ça, c’est beaucoup plus extraordinaire qu’une victoire du Canadien sur Toronto ou Chicago. C’est même plus exceptionnel que les exceptionnelles performances de Garry Price. À Pâques, l’impossible est vainqueur. Ce que personne n’avait vu, ce que personne n’avait entendu, l’inimaginable est arrivé. Un événement tellement emballant que je ne serais pas surpris que l’un ou l’autre disciple ait fait une crise cardiaque en apprenant la nouvelle.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Croire ou ne pas croire en Dieu

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu conscience de la réalité de Dieu. Je ne peux pas faire fi de cette expérience qui est le fondement de ma vie : il y a quelqu’un plutôt que rien. Le fait de croire en lui me rend heureux. Si Dieu ne sert à rien, par contre, ça change tout. Certes, il est possible de vivre une vie pleine et heureuse sans Dieu. Chaque personne a ses raisons de croire en lui ou pas, et nul besoin de tourner le croyant ou l’incroyant en dérision pour justifier sa position.

Un acte de foi et d’amour

Pascal parle de la foi comme d’un pari. Nous ne pouvons pas posséder Dieu comme si nous l’avions dans notre poche, encore moins l’enfermer dans une boîte. Il nous échappe sans cesse au foyer de notre conscience, mais son élan de vie crée du sens. Lorsqu’on dit qu’on croit en Dieu, il importe de toujours spécifier à quel Dieu on se réfère, de quel livre sacré on s’inspire et, surtout, comment on l’interprète. Le dialogue avec les autres sera fécond si on connaît bien sa tradition et si on reconnaît qu’on ne sait pas tout de Dieu.

La foi et l’amour sont les moyens par excellence pour connaître Dieu. Ils relèvent de l’expérience, de la prière, d’un désir de plénitude. On connaît Dieu surtout en reconnaissant humblement qu’on ne sait pas grand-chose de son mystère, tant notre raison est limitée. La foi elle-même est en quête d’intelligence, d’où l’importance de la théologie.

Dieu est discret et secret, comme l’amour et la vie. Ce Dieu voilé que la science approche et que la parole balbutie, ce Dieu caché révélé par le Christ mort et ressuscité, plusieurs de nos contemporains le cherchent. Il n’existe qu’en se donnant, qu’en se répandant, qu’en étant miséricorde, comme Jésus l’a montré pour Thomas qui demandait à le voir pour croire. On touche Dieu par la foi et par l’amour, en se faisant proche de ceux et celles avec qui nous vivons.

Saint Thomas

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier