Archive pour juillet 2014

Anne et Joachim, parents de la Vierge Marie

Le 26 juillet, l’Église célèbre sainte Anne et saint Joachim, les parents de la Vierge Marie et les grands-parents de Jésus. Les Évangiles ne disent rien sur eux. Leurs noms sont mentionnés pour la première fois dans un écrit du 2e siècle, le Protévangile de Jacques, attribué à saint Jacques le Mineur. C’est par ce couple béni que va naître Marie qui mettra au monde Jésus le Christ. Selon la tradition, ce couple est stérile. Anne promet de consacrer au Seigneur l’enfant qui naîtrait d’elle. Conformément au voeu, Anne et Joachim amènent Marie au Temple. Elle est âgée de trois ans; c’est là qu’elle recevra son éducation.

Ann-Joachim-Mary-233x300Le culte de sainte Anne est plus ancien que celui de son époux. Ce culte a grandi dans le rayonnement de celui de la Vierge Marie.  Anne est honorée très tôt à Jérusalem. Le 26 juillet marque probablement l’anniversaire de la dédicace d’une basilique dédiée à sainte Anne au 6ème siècle à Constantinople.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Pèlerinage: ce chemin qui nous fait

25 juillet: Jacques le Majeur, apôtre de Jésus le Christ. Je profite de la fête de mon saint patron pour vous partager une brève réflexion sur le pèlerinage à pied, auquel Compostelle reste la figure emblématique.

COMPOSTELLE PELERINAGE SAINT JACQUES COMPOSTELLE

Le champ des étoiles

Au début, c’est un désir, un élan, un appel mystérieux à « faire » Compostelle, qui signifie « champ des étoiles ». Puis, ça devient un rêve assez puissant qui met tout l’être en route. Enfin, le rêve est vraiment en marche quand arrive le fameux premier pas sur l’un des chemins français, – Tours, Vézelay, Puy-en-Velay, Arles – ou sur le chemin espagnol, ces chemins menant tous à Santiago de Compostela.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


La joie de notre coeur

Le philosophe Sören Kierkegaard avait écrit : « Dieu n’a qu’une seule joie : communiquer… Il n’a qu’une passion : aimer et vouloir être aimé ». Est-ce aussi notre joie, notre passion ? Dieu n’est que joie et amour, et nous sommes créés à son image et à sa ressemblance, c’est pourquoi « la joie de notre cœur vient de lui » (Ps 33, 21).

 

Fleur

Dans mon Petit dictionnaire de Dieu (Novalis), j’ai écrit ceci au mot « joie » : « La joie est assise au secret de mon silence. Elle s’installe et je me laisse envahir, impuissant à compter mes mérites. Vouloir la posséder, c’est la laisser faire. Plus elle se cache, plus elle m’appartient. Plus elle disparaît, plus je la connais. Cette joie est fragile comme tout ce qui commence ; une joie d’aube qui ne fait pas de bruit, une joie intérieure pleine de promesses, une joie mystique plus forte que la mort. « Joie, Joie, Joie, pleurs de joie », s’exclamait Pascal dans son Mémorial. La joie est déjà sur le chemin, non au bout de la route. Elle marche sans idée préfabriquée et sans lassitude. Je me repose en sa maison. Elle est plus communicative que le bonheur ; c’est la bonne odeur de l’amour. La joie est la couleur de Dieu qui m’embellit. « Tout ce qui est à moi est à toi » (Luc 15, 31) ». Lire la suite de cette entrée »

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


L’engagement chrétien

Tout ce qui est humain m’intéresse et nourrit ma foi. La foi chrétienne n’est pas une possession tranquille, mais une lutte pour que la vie soit plus humaine, un engagement de tout l’être. Une foi qui aime est une foi qui nous fait sortir de nos sécurités pour aller vers l’autre. La foi des pharisiens peut devenir un piège si elle ne débouche pas sur une foi incarnée dans l’amour, la compassion, la justice, la miséricorde, comme nous le montre si bien le pape François.

L’amour du prochain

Le chemin le plus sûr pour aller vers Dieu passe par l’amour du prochain. Cet amour devient le baromètre de notre amour de Dieu : « Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. » (1 Jean 4, 20) « Le Verbe s’est fait frère », disait Christian de Chergé, prieur du monastère trappiste de Tibhirine, assassiné avec six de ses frères le 21 mai 1996. Ce triste événement a fait l’objet du très beau film Des hommes et des dieux.

05-1La foi nous engage dans ce monde que le Père a tant aimé en nous donnant son Fils unique : « Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle » (Jean 3, 16). S’il n’y a pas de don de soi, la foi reste incomplète. Cet engagement de notre vie dans la foi se concrétise par des œuvres de miséricorde. « Celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte, et on peut lui dire : Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi » (Jacques 2, 17-18).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier