Archive pour avril 2014

30 avril : sainte Marie de l’Incarnation

Le 3 avril 2014, le pape François a fait tout un cadeau à l’Église canadienne et à sa population. Il a inscrit au catalogue des saints sœur Marie de l’Incarnation (1599-1672), fondatrice du couvent des Ursulines à Québec, et François de Laval (1623-1708), premier évêque canadien et fondateur du Séminaire de Québec. Ces canonisations dites «équipollentes», c’est-à-dire sans miracle et sans qu’une célébration formelle n’ait lieu, nous montrent que la vie de ces deux modèles d’évangélisateurs est en quelque sorte un miracle.

Nouvelle France

Si François de Laval est considéré comme le père de l’Église canadienne, Marie de l’Incarnation en est la mère. La vie et les écrits de cette grande mystique continuent toujours d’attirer des gens. Certains se réunissent ici et là pour approfondir son message. Née Marie Guyart, elle est devenue madame Martin, puis sœur Marie de l’Incarnation. Femme d’action et de contemplation, elle a planté son expérience spirituelle et missionnaire dans le jardin de sa vie quotidienne. Elle a contribué à mettre au monde un peuple de croyants et de croyantes en terre d’Amérique, après avoir si bien intégré le service du prochain et l’amour de la Trinité.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Tes désirs sont désordres

Ces jours derniers, un débat troublant a occupé l’espace médiatique. Un artiste connu a révélé que son conjoint et lui s’étaient procuré des ovules aux États-Unis pour qu’une fécondation de jumelles soit faite  en laboratoire et que l’embryon ainsi constitué soit implanté dans le ventre d’une de leurs amies prête à servir de mère porteuse. On se croirait en plein roman de science-fiction. Or, parfois la réalité dépasse la fiction. Dans le cas présent, je dirais même que la réalité dépasse l’affliction. Je trouve en effet bien affligeant, bien triste qu’on en soit rendu à de telles pratiques.

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Source : Le blogue de Abbé Alain Roy


Qu’est-ce que la sainteté?

Au lendemain des canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II, une amie Facebook me demande: « qu’est-ce que la sainteté »? Je partage ce que j’ai écrit aux mots « canonisation », « saints » et « sainteté » dans mon Petit dictionnaire de Dieu. Mais d’abord, une remarque. Nous sommes tous appelés à la sainteté par notre baptême, ce qui ne veut pas dire que nous serons canonisés. La sainteté découle de notre être baptismal, la canonisation est une reconnaissance de l’Église envers l’un de ses membres.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


En terrain miné

Depuis quelques semaines, tous les observateurs internationaux ont les yeux tournés vers la situation chaotique de l’Ukraine. Le géant russe a les bras longs, mais surtout l’esprit envahisseur, nostalgique de la puissance de l’Union soviétique d’antan. Vladimir Poutine rappelle un tsar de toutes les Russies qui naviguerait dans des eaux troubles la  tête haute, affichant la fermeté. L’envahissement illégitime de la Crimée a pour conséquence que les pays limitrophes redoutent l’esprit machiavélique du géant russe et s’imaginent fort bien les ambitions à peine voilées de l’impétueux Vladimir 1er. Le récent support de l’Occident au gouvernement de Kiev a tout de même donné un peu de tonus au pouvoir ukrainien qui tente tant bien que mal de s’imposer dans l’est de son propre territoire face à cette milice rebelle et résolue, soudoyée par le pouvoir russe. Il faut tout de même reconnaître que le gouvernement de Kiev n’est pas sans faute dans cette flambée de violences qui surchauffe le 2e plus grand pays d’Europe et ses 46 millions d’habitants. C’est vraiment un terrain miné!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Faut-il encore des dimanches?

Les anciens disaient de la semaine de Pâques : un grand dimanche long de toute une semaine! Et le temps pascal : une semaine de longs dimanches!

Le dimanche! Ça s’entendait bien autrefois! Quand on ne travaillait pas ce jour-là. Quand toute la population s’endimanchait et se rendait à l’église pour l’eucharistie. Et qu’on passait le reste de la journée à se visiter. Aujourd’hui, la plupart des gens travaillent le dimanche, chez eux ou ailleurs, et c’est la minorité qui se rassemble à l’église.

Devant un tel changement, une question s’impose : faut-il encore des dimanches? Les dimanches sont-ils des restants d’une vieille institution, dépassée dans la culture actuelle?

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Jean-Paul II: un bloc de prière

« Les exemples des saints sont devant nos yeux ». Jean-Paul II a fait cette confidence à la fin de sa Lettre apostolique pour l’année de l’Eucharistie 2005, Reste avec nous Seigneur. Il sera lui-même canonisé avec Jean XXIII le 27 avril, 2e dimanche de Pâques, qu’il avait institué dimanche de la Miséricorde divine.

Un grand priant

Pape 2 livre

Jean-Paul II est mort comme il a vécu, en priant. C’est ce trait que je garde surtout de ce grand pasteur. Sa capacité de prière étonnait et sa grande intériorité pacifiait. Mon épouse et moi l’avons constaté lors d’une audience avec lui, quelques jours après la béatification de son amie mère Teresa en octobre 2003. C’était dans le cadre de notre 25eanniversaire de mariage et lui le 25e de son pontificat. Je lui avait remis mon livre J’ai soif. De la petite Thérèse à Mère Teresa. Quelle émotion ! Il a regardé longtemps la couverture sur laquelle figurait celle qu’il avait béatifié et la petite Thérèse qu’il avait nommé docteur de l’Église.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


23 avril : Journée mondiale du livre

Le 23 avril a été déclaré Journée mondiale du livre et du droit d’auteur par l’UNESCO en octobre 1995.

Écrire et lire: deux moments de silence partagés. Quand on reconnaît la même voix, il y a rencontre. Temps pour écrire, temps pour lire ; temps pour se taire, temps pour parler. Même partage.

J’écris et je lis beaucoup. Il me faut une étincelle pour écrire un livre, pour que le feu prenne, pour que je sente le livre en moi. Il me faut le temps qui coule comme une rivière pour lire un livre. Écrire, c’est brûler; lire, c’est se baigner. Écrire en remontant à la source, lire en se laissant porter par le courant. Je vis ces deux aventures: auteur et lecteur.

L’écrivain est présent dans son œuvre, un peu comme Dieu, et invisible entre les lignes. Il loge dans les marges du silence. Il doute, efface, travaille, recommence. « Le métier d’écrivain n’est plus un métier, c’est une aventure, et d’abord une aventure spirituelle ». (Georges Bernanos, Correspondance, décembre 1945).

La lecture me transporte dans l’autre pays, celui de mes désirs et de mes rêves. Elle me fait voir des paysages de parole et de silence qui évoquent la vie inexprimable, celle que je ne connais pas : terre vierge de l’enfance, quête de joie, infini d’une ardente présence. Et si tout n’était que lecture, du début à la fin ? Dans un très bel essai, Suzanne Jacob écrit: « Au début, lorsque nous arrivons, nous sommes accueillis par des visages qui nous entourent de leur désir de nous lire. C’est comme ça que ça commence, notre arrivée au monde : par une histoire de lecture » (La bulle d’encre).

Nous achetons des livres, nous en recevons, et nous les lisons plus tard, car les livres, ces amis en papier, nous attendent aussi. Cette amitié commence dès la naissance, alors que parents et amis déchiffrent notre corps habillé de mots, jusqu’au jour où le livre nous tombe des mains. Et si toute notre vie était un livre où Dieu écrit pour nous parler ?

Dieu? Tout un personnage, qui transcende la littérature. Mais à quoi bon faire de la littérature devant lui ? « Ce n’est pas par la littérature qu’on arrive dans le voisinage de Dieu, on doit Lui parler avec des paroles appropriées, des paroles éprouvées. Les paroles peuvent être muettes. Le silence de la méditation parle » (Eugène Ionesco, La Quête intermittente).

« Ami, c’en est assez. Si tu veux lire encore / Va, et deviens toi-même et le livre et l’essence » (Angelus Silesius, Le Pèlerin chérubinique).

J’ai écrit ce billet à partir de quelques mots de mon Petit dictionnaire de Dieu.

 

 

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


« Chocolat que c’est bon! »

Pâques a tiré sa révérence! Nous avons sans doute eu diverses manières de souligner cet arrêt bénéfique au terme d’un hiver, vous en conviendrez, assez costaud merci. Dans plusieurs journaux du pays, les articles n’ont pas manqué sur ce que signifie et ce que pourrait encore exprimer aujourd’hui cette fête dont la dimension religieuse a basculé pour un bon nombre dans les calendres grecques. On n’a quand même pas tout perdu, le congé pascal fait sans équivoque le bonheur de tous. Pour les 60% de Québécois qui s’affichent toujours croyants, selon un récent sondage CROP, il reste tout de même un peu de sacré dans cette fête printanière malgré le lessivage à grande vapeur émanant de la Révolution tranquille. Eh oui, la fête des chocolateries fines garde toujours de son attrait pour les palais et les gourmets de ces produits aux goûts exquis et aux prétendues vertus thérapeutiques. Pâques, c’est aussi cela pour un bon nombre de nos contemporains fervents de sensations fortes et avides de bonnes bouffes.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Pâques!

Avec Flavie qui vient de naître,
Avec François qui passe les premiers jours du printemps dans un hôpital psychiatrique,
Avec Léon qui rêve de transformer le monde entier,
Avec Justin qui songe au suicide chaque fois que ses camarades l’intimident,
Avec Julie prisonnière de son cancer du sein,
Avec Raymonde qui ne se remet pas du départ de Jean-Claude,
Avec Lorraine en quête d’un emploi,
Avec Claudine et Jean-Pierre qui préparent leur mariage,
Avec Simon qui vient de décrocher le contrat de sa vie,
Avec Fernande qui est six fois grand-mère,
Avec les gens heureux, les moins heureux, les pas heureux du tout,
Avec ceux et celles qui vivent un beau printemps
comme avec ceux et celles qui traversent un hiver insupportable,

je veux vivre la saison pascale,
offrir Pâques et son chant de liberté,
faire goûter les générosités de Dieu,
dresser la vie plus forte que la mort,
laisser Dieu réinventer le bonheur pour ses enfants.

À tous ceux et celles qui se croient concernés par la Pâque du Christ,
je souhaite une espérance au-delà de toute espérance.
Aux autres, j’espère assez de confiance dans la vie
et assez de joie à partager avec leurs proches.

Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


La victoire de Pâques

Lumière au froid tombeau de pierre,
éveil d’un chant nouveau sur terre,
Christ est ressuscité!
Alléluia!

Enfance au passage du vivant,
joie d’un jour nouveau sur les temps,
Christ est ressuscité!
Alléluia!

Renaissance au jardin de gloire,
fruit d’un vent nouveau sur l’histoire,
Christ est ressuscité!
Alléluia!

FRESQUE-MONASTÈRE-DE-LA-CROIX

Fresque de l’église du monastère des Petits frères de la Croix dans Charlevoix au Québec.

Tiré de mes Prières de toutes les saisons (Bellarmin / Parole et Silence).

 

 

Source : Le blogue de Jacques Gauthier