Archive pour mars 2014

Au cœur des débats!

La campagne électorale bat son plein et les jeux ne sont pas encore faits, loin de là. Tout est à prévoir au cours de cette période électorale aux allures quelque peu étonnantes, voire renversantes. On peut s’attendre à tout sur ce parcours assez sinueux pour les différents partis d’ici le soir du 7 avril. Au cœur de tous ces débats savamment préparés, ces programmes de parti tape-à-l’oeil, ces promesses souvent creuses, ces écarts de langage parfois offensants, on a souvent l’impression que l’on oublie royalement les besoins et les vraies aspirations du peuple. Les gros autocars, arborant les images flamboyantes des chefs de parti, sillonnent le Québec pour courtiser l’électorat qui essaie tant bien mal de comprendre ce qui se passe réellement. Chacun des principaux partis cherche à gagner avant tout. C’est une course contre la montre et tous les coups sont permis ou presque. Je lisais récemment sur Facebook un message d’une candidate qui disait: «On est là pour gagner!» J’aurais bien aimé lire surtout, nous sommes là pour servir, pour répondre aux besoins réels de la population.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


L’Annonciation: Réjouis-toi

annonciation

Réjouis-toi

Fille de la terre
à l’aurore de l’Esprit,
l’éclair de l’ange qui te traverse,
miroir parfait de l’amour
dès le premier jour,
pour devenir de l’Éternel
un jour la Mère,
réjouis-toi.
Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Soif de Jésus, soif de la Samaritaine

Au 3e dimanche de Carême A, l’Église propose un récit qui ne laisse personne indifférent, celui de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob (Jn 4, 5-42). Jean est le seul à rapporter cette histoire aux multiples interprétations. J’y vois surtout un enseignement très construit sur la soif de Jésus, « Donne-moi à boire » (Jn 4, 7) et celle de la Samaritaine. La scène se développe en trois étapes : le puits, le mari de la Samaritaine et les croyances des Samaritains.

Ce récit est l’histoire d’une rencontre de deux désirs et de deux regards : celui de Jésus et celui de la Samaritaine. Il y a ici un contact qui va toucher le cœur des deux personnages, symbole de ce puits intérieur où nous sommes appelés à y boire l’eau vive. Jésus va révéler à cette femme, malgré les interdits, la vérité profonde qui l’habite. Son regard sur elle-même va changer; elle va se voir comme Jésus la voit. Cette révélation sera sa métamorphose.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


« Les discrètes »…

Le samedi 22 février dernier, à la Bibliothèque nationale du Québec, Les Rendez-vous du cinéma québécois nous propose plusieurs films,  dont « Les discrètes » sur la communauté fondée par Émilie Gamelin, les sœurs de la Providence. C’est un film de Hélène Choquette, réalisatrice de plusieurs documentaires engagés. La salle est remplie et les sœurs nombreuses…

Elles sont étonnantes ces femmes, comme l’étaient Émilie Gamelin et ses compagnes. Malgré leur âge avancé – 85 ans en moyenne et l’une d’elle aura 100 ans en 2014-, elles sont actives, compatissantes et pleines d’humour.

Plusieurs correspondent assidûment avec des femmes de la prison Tanguay. Lors d’une rencontre avec les religieuses à la prison, les émotions et la gratitude sont palpables de part et d’autres. Ailleurs, une femme de la rue est accueillie avec ses bagages et bénéficiera de l’oreille attentive d’une religieuse. Pour cette femme hébergée c’est cette écoute attentive qui sera essentielle. Les personnes pourront trouver ensuite par elles-mêmes leur chemin de vie et les solutions à leurs problèmes…

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Source : Le blogue de Anne Bourdon


Toute une semaine!

Eh oui, nous venons de franchir la mi-mars avec quelques soubresauts surprenants de cet hiver qui ne finit plus de s’étirer! Le raz-de-bol est assez généralisé dans la population quelque peu distraite ces jours-ci par une campagne électorale aux allures assez rocambolesques. Fort heureusement, il n’y a pas que la campagne et ses excès de langage. En effet, il y aura tout un menu d’activités en perspective cette semaine. Du 19 mars au 22 mars, tenez-vous bien, on marquera pas moins de 17 journées et semaines internationales. Vous avez bien lu, 17 et pas une de moins. Donc, une semaine riche en réflexion plus qu’en action sans doute et qui pourrait remplir assez facilement le petit agenda électronique des mordus de causes humanitaires. Mais saviez-vous que c’est aussi la fête de Saint-Joseph le 19 mars, certes celui de l’Oratoire, mais aussi parce que ce dernier est le patron de l’Église canadienne. Cela nous regarde un peu tout de même, même si pour beaucoup de gens ce patronage spirituel ne signifie plus grand chose dans le contexte d’aujourd’hui. « Autre temps, autres mœurs » dirions-nous!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


D’une montagne à l’autre

À cause de son élévation vers le ciel, la montagne est considérée dans plusieurs traditions religieuses comme un lieu de paix qui rapproche de Dieu. Jésus lui-même se retirait sur des montagnes pour prier. On retrouve quelques montagnes dans la Bible où se vit l’expérience de la rencontre de Dieu: Sinaï, appelé aussi Horeb; Sion qui désigne Jérusalem; les montagnes, sans nom, de la multiplication des pains chez Jean, des béatitudes chez Matthieu, de la transfiguration, connue sous le nom de Thabor.

Mont ThaborCette montagne est une véritable oasis de paix qui surplombe la Galilée. J’ai eu la grâce de m’y rendre un jour lors d’un cours biblique en Isrël et je n’oublierai jamais le calme qui y règnait. Vous avez peut-être ressenti à un moment donné cette expérience de plénitude intérieure que l’on vit après un corps à corps avec la montagne. L’air devient plus frais à mesure que l’on monte, le corps se fatigue et l’âme lui vient en aide comme un vieux couple qui avance en silence. Tout s’intériorise. Arrivé au somment, l’immensité se découvre et l’on devine parfois le mystère d’une présence plus grande que soi, intime et lumineuse. Nous vivons alors une sorte de transfiguration.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Pape François, un an plus tard

« Et arriva le pape François« . C’était le titre de mon blogue du 13 mars 2013, jour de l’élection de celui qui allait surprendre le monde en prenant le nom de François, en référence au Poverello d’Assise. Il manifestait ainsi son désir d’une Église pauvre pour les pauvres, ouverte sur une culture de dialogue et de rencontre. Qu’en est-il un an plus tard?

Le style c’est l’homme

Pape FrançoisAlors que les religions sont souvent dénigrées et l’Église catholique mal comprise, qui aurait pu prévoir que le nouveau pape deviendrait une vedette, bien malgré lui ? Il caracole en tête des réseaux sociaux et des moteurs de recherche, fait la une des magazines comme Time et Rolling Stone. Lui se voit plutôt comme un homme normal, un pécheur, « choisi parce que pardonné », selon sa devise. Il répète sans cesse que c’est le Christ qui est au centre, pas lui. De fait, il ne brille pas comme une star, il éclaire comme un témoin, sa lumière vient d’un autre. Le 18 mai, lors d’une veillée de prière avec les mouvements ecclésiaux, il faisait ce reproche fraternel à la foule: « Vous avez tous crié sur la place ‘François, François, le pape François !’. Mais Jésus où était-il ? Moi, j’aurais voulu que vous criiez : ‘Jésus, Jésus est le Seigneur, et il est au milieu de nous ! » 

Ce qui frappe d’abord chez François, c’est son style chaleureux, décontracté, libre, qui le rend proche des gens. Il prêche par l’exemple, traduit l’amour en actes, surtout envers les plus pauvres, les plus souffrants. C’est un homme de paix qui croit en la fraternité. Il prend sa joie dans le don de soi, le service, le partage. S’il refuse d’habiter les appartements pontificaux pour résider à la Maison Sainte-Marthe, ce n’est pas à cause du luxe, dira-t-il, mais pour ne pas être seul, de peur de déprimer. Il est ainsi François, direct et juste, en cohérence avec ce qu’il est, en toute simplicité.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Le Carême est bien là!

Nous sommes bien en Carême depuis le 5 mars dernier! Dans l’Islam, diront certains, il y a le Ramadan; chez les chrétiens existe le Carême. Oui, c’est une longue période de préparation à la fête de Pâques qui débute traditionnellement par le mercredi des Cendres. Quarante jours où plus de deux milliards de chrétiens du monde entier sont invités selon la coutume millénaire à prier,  à méditer, à faire l’aumône, à jeûner même. L’importance et la rigueur du carême varient évidemment selon les traditions religieuses des différentes confessions chrétiennes. Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Carême, n’est-ce pas un mot qui semble quelque peu étrange dans notre société lessivée par le sécularisme ambiant où les tenants d’une certaine laïcité pure et dure ont de plus en plus de mordant sur notre vivre ensemble? Il n’y a pas si longtemps tout de même, cette période rythmait le parcours quasi normal de notre cheminement collectif qui nous menait à la grandiose fête de Pâques. Mon grand-père aimait bien répéter sur un ton solennel : « Eh ben, préparez-vous, demain on tombe en carême! » Que de souvenirs de ce temps révolu!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Livres: Le Jour du Seigneur, hiver 2014

– La Bible. Traduction officielle liturgique. Fleurus-Mame. Conférence des évêques catholiques du Canada.

BbileLe carême est un temps par excellence pour lire la Bible, méditer la Parole de Dieu. Voici la traduction officielle liturgique qui est le fruit de 17 années de travail par un groupe de 70 experts. Louis-André Naud, directeur de l’Office national de liturgie, a déjà parlé de cette Bible dans un reportage au Jour du Seigneur. Cette traduction complète de la Bible sera celle qu’on va utiliser dans nos liturgies, à mesure que les lectionnaires seront révisés.

– Les Évangiles. Marc. Matthieu. Luc. Jean. Traduction par soeur Jeanne d’Arc, Desclée de Brouwer.
Cette très belle traduction des quatre évangiles par soeur Jeanne d’Arc est déjà parue il y a près de vingt-cinq ans. C’est réédité en quatre volumes chez DDB. Ça demeure un coup de coeur pour moi. Le texte français colle au texte grec. On perçoit le rythme de la phrase, la poésie du texte, les versets sont détachés comme ceux d’un poème. À lire pour redécouvrir la nouveauté des Évangiles.

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Femmes de nos vies

« Femmes… je vous aime. Vous êtes ma mère, je vous ressemble », chante si bien et avec justesse Julien Clerc. Annuellement nous revient la Journée internationale de la femme libellée aussi Journée internationale des droits des femmes. L’historique de cette journée remonte, selon certaines sources, à Lénine qui décréta la Journée internationale des femmes le 8 mars 1921 et qui s’étendit assez rapidement dans les pays de l’ancien bloc de l’Est. Mais ce n’est qu’en 1977 que l’ONU en fait l’une des 87 journées thématiques retenues et initiées par l’organisation internationale fondée en 1945. C’est sous le thème : « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous. » que nous sommes invités à célébrer cette journée par diverses activités et événements.

Nous le savons tous, l’exploitation de la femme et la violence envers elle perdure dans de nombreux pays sur la planète. On estime à quatre millions par an, dans le monde, le nombre de femmes et de fillettes achetées et vendues à un mari, un proxénète ou un marchand d’esclaves. La traite des êtres humains représente le secteur d’activités criminelles qui connaît la plus forte croissance à l’échelle mondiale. Selon la GRC, le « Canada constitue une porte d’entrée pour ce type de traite. » Les villes de Vancouver, Toronto, Montréal et Winnipeg sont identifiées comme points chauds du commerce des femmes à des fins d’exploitation sexuelle.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy