Archive pour février 2014

264 milliards plus tard!

Les élections sont dans l’air! Tout le monde en parle et les conjectures vont bon train sur la date probable de celles-ci. Prérogative de la première ministre de fixer la date de scrutin, il va de soi. Le récent budget déposé la semaine dernière par le ministre Marceau en a indisposé plusieurs et fournit de bons prétextes de contestation aux  partis d’opposition. Budget pré-électoraliste clament les uns et les autres devant l’imminence de la tenue d’élections. Chacun fourbit ses armes dans cette joute politique qui risque de ne pas manquer d’échanges hauts en couleur, quelque peu mordants, parfois proches de l’invective. Mais ce qui est le plus dramatique lorsque l’on parle de chiffres et de dettes publiques, c’est l’insouciance croissante de certains de nos élus et concitoyens devant l’immense précipice financier qui se creuse devant nous. Il y a de quoi frémir!

Imaginez, le chiffrier de notre dette publique nationale file à vive allure et le Québec ne cesse de s’enfoncer profondément et dangereusement. C’est vertigineux! Ce sont plus de 264 milliards à rembourser, ce qui représente en moyenne près de 55 000$ par travailleur québécois. La dette augmente de 25 millions $ par jour, soit 17 670 $ par minute, 294 $ par seconde (IEDM). Ça donne froid dans le dos! La belle province est au cinquième rang des nations les plus endettées au monde après le Japon, l’Italie, la Grèce et l’Islande (OCDE). Ce n’est pas de la fiction, mais un fait bien réel. On ne pourra continuer à balayer sans cesse le problème sous le tapis du pauvre monde. Ne faudrait-il pas apprendre à vivre selon nos moyens et s’attaquer à cette gangrène? Nous le savons tous, le Québec se distingue par la diversité et l’étendue de ses programmes sociaux et de ses services publics dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. Que l’on pense simplement au réseau universel de garderie, au régime public d’assurance médicaments, etc. C’est formidable, mais à quel prix?

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


L’Îlot St-Pierre, un haut lieu spirituel

C’est dans le cadre de l’exposition actuelle Audace et persévérance: l’héritage des Oblats O.M.I.*, que l’Écomusée du fier monde et le Centre St-Pierre ont réalisé un double lancement en décembre dernier: celui d’un documentaire L’Îlot Saint-Pierre – Un héritage pour la communauté qui relate l’histoire de la naissance du Centre St-Pierre, et celui d’une brochure historique La Maîtrise Saint-Pierre-Apôtre – Au coeur de l’action sociale, véritable centre communautaire au coeur de la paroisse. C’était une belle occasion de leur rendre visite et d’écrire un billet qui leur rende hommage. 

Église Saint-Pierre-Apôtre

Église Saint-Pierre-Apôtre

Un peu d’histoire…C’est en 1816 qu’Eugène de Mazenod fonde à Aix-en-Provence la communauté des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, dont l’apostolat se déploie dans des zones défavorisées.

En 1841, les Oblats arrivent au Canada. C’était l’époque où beaucoup de Canadiens-français arrivaient des campagnes et se mêlaient aux Irlandais dans le Centre-sud de Montréal : ils fuyaient tous des conditions de vie devenues de plus en plus difficiles, et la population grossissait… 

En 1848, les Oblats fondent la mission Saint-Pierre-Apôtre à Montréal, à la demande de Mgr Bourget. La Maîtrise Saint-Pierre est créée et est destinée à la formation des enfants de chœur : elle recueille très vite un vif succès. Puis le Cercle Saint-Pierre met en place des loisirs pour la jeunesse. Des citoyens enthousiasmés lancent une campagne de souscription. Les Oblats peuvent acquérir d’autres terrains et font construire.

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Source : Le blogue de Anne Bourdon


18 février: sainte Bernadette Soubirous

sainte bernadetteQui n’a pas déjà vu cette image bucolique de la petite bergère aux sabots de bois? Indissociable de Lourdes et de la « Belle Dame » qui lui est apparue dix-huit fois en 1858, Bernadette Soubirous fait toujours courir les foules à la grotte de Massabielle. Mais sa vie ne commence pas et ne se termine pas avec les apparitions. Pour Bernadette, il y a un avant et un après Lourdes.

Pauvreté et misère

Bernadette ne s’est pas faite toute seule. Fille aînée d’un véritable mariage d’amour entre François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot, elle naît le 7 janvier 1844 au Moulin de Boly en Bigorre, tout près de Lourdes qui compte alors environ 4000 habitants. Elle habite pendant dix ans ce «  Moulin du bonheur », selon son expression, dans l’amour et la simplicité du foyer familial, ces grandes valeurs qui guideront sa vie,

La misère va bouleverser cette petite Église domestique. D’abord, un éclat de pierre d’une meule crève un oeil du père. Plus tard, il est accusé par le boulanger de Lourdes d’avoir volé deux sacs de farine ; il est incarcéré huit jours. Puis, à cause de la sécheresse qui sévit dans la région, les meuniers sont au chômage. François fait faillite. Et comble de tout, le choléra frappe Lourdes. Des centaines de personnes en sont atteintes, dont Bernadette qui, de santé déjà fragile, en portera les séquelles toute sa vie.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Au-delà des médailles!

Les XXIIes Jeux Olympiques d’hiver nous ont réservé jusqu’à maintenant de belles surprises et certes quelques déceptions. Depuis le 7 février dernier, le monde entier a les yeux rivés sur ces hommes et ces femmes à la conquête d’un nouveau record, d’une médaille tant désirée pour eux et pour le pays qu’ils représentent. Plus de 3 milliards de téléspectateurs dans le monde ont regardé la grandiose cérémonie d’ouverture des Jeux de Sotchi. Ils sont près de 2 900 athlètes, dont 220 canadiens, à vivre une aventure unique, une expérience inoubliable. Nous le savons bien, la préparation à ces jeux a demandé des efforts inouïs et des sacrifices quasi héroïques à nos athlètes pour s’y préparer. Andre Agassi, le joueur de tennis bien connu, disait : « Ceux qui ne s’entraînent pas ne méritent pas de gagner. » Il n’y a pas que le talent qui compte!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


Du bonheur et des jeux!

« C’était un petit bonheur que j’avais ramassé. Il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé. Quand il m’a vu passer, il s’est mis à crier : « Monsieur, ramassez-moi, chez vous amenez-moi. » On a probablement tous entendu cette magnifique chanson du célèbre troubadour Félix Leclerc. Ce cher Félix, décédé en 1988, nous a légué une œuvre monumentale, remarquable par son intégrité et son amour de notre pays. Vendredi qui vient, le 14 février, nous soulignerons tous la Saint-Valentin et nous parlerons évidemment d’amour et de bonheur. Les petits cœurs décorent déjà depuis des semaines boutiques et chocolateries. Cette fête arrive quand même dans un temps où la grisaille de l’hiver nous tenaille un tantinet, nous sape quelque peu le moral. Ah! Ces petits bonheurs du quotidien!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


La médaille de la générosité

gilmore-long-track-mens-500Voici une autre belle leçon de vie comme on en voit parfois aux Olympiques. Denny Morrison, patineur de vitesse longue piste canadien, doit une fière chandelle à son coéquipier Gilmore Junio. Celui-ci s’est désisté la veille pour qu’il puisse participer au 1000 m mercredi. Contre toute attente, il gagne la médaille d’argent.

Morrison a déjà remporté en équipe l’argent à Turin et l’or à Vancouver, mais il n’a jamais été à la hauteur pour ses courses individuelles olympiques. Il n’a pas pu se qualifier en décembre 2013 pour le 1000 m à Sotchi. Mais de la manière qu’il patinait récemment, Junio croyait qu’il pouvait gagner, il lui a donc laissé sa place. Bel exemple d’abnégation et d’humilité, d’esprit d’équipe et de solidarité. Junio, âgé de 23 ans, met ainsi fin à ses premiers Jeux olympiques.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Charte de la laïcité ou de l’humiliation

signes religieux

Nous ne sommes pas seuls à habiter la terre. Depuis longtemps, des gens venus d’ailleurs arrivent au Québec avec leurs coutumes et leurs croyances. Ils découvrent un territoire aux saisons bien marquées, s’adaptent en douceur, s’intègrent plus ou moins, deviennent nos voisins. On s’apprivoise mutuellement, nous créons des liens, comme diraitSaint-Exupéry. Tranquillement, la méfiance se transforme en confiance, l’ignorance en connaissance et la tolérance en respect. S’il y a parfois des mésententes, des incompréhensions, si le bon sens ne se fraye pas toujours un chemin d’eux à nous et de nous à eux, on essaie de trouver des accommodements raisonnables. Et on finit la plupart du temps par s’entendre, hors des tribunaux, car ils font partie un peu de la famille, « et les humains sont de ma race » (Gilles Vigneault).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Au secours!

« Mes amis, au secours !» C’est le cri retentissant lancé du fond du cœur par l’abbé Pierre il y a 60 ans sur Radio Luxembourg en France. Une femme morte sur le boulevard Sébastopol par une nuit glaciale souleva chez l’abbé Pierre un appel urgent à soutenir les sans-abri qui, plus que souvent, meurent atrocement de faim et dans l’indifférence totale. Ce prêtre audacieux, épris de justice et de compassion, suscita le 1er février 1954 un élan sans précédent de générosité populaire. Ce bout d’homme à longue barbe, coiffé de son célèbre béret, venait de déclencher ce jour-là, l’insurrection de la bonté dans tout l’Hexagone.  Un cri du cœur qui résonne encore aujourd’hui partout, dans les endroits les plus inattendus du monde. Les médias de masse nous transmettent sans cesse et sans gêne des images plus que bouleversantes de détresses et de drames humains.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


L’histoire à sa hauteur

Au mois de février, la liturgie commence avec une fête bien particulière : la Présentation de Jésus au temple, une fête de la lumière. La tradition propose même de bénir Dieu en faisant une procession avec des cierges allumés. À cause de ces chandelles, on appelle cette fête : la Chandeleur.

Et un dicton circule parmi les anciens : «À la Chandeleur, la neige est à sa hauteur». À partir du début de février, la neige commence à se tasser et les bancs de neige diminuent.

Devant la lecture évangélique de cette fête, je transformerais le dicton en disant : «À la Chandeleur, l’histoire du monde est à sa hauteur». À la Chandeleur, la rencontre entre Dieu et l’humanité est à sa hauteur. Elle est à son sommet, et pour toujours.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


2 février : La fête des lumières

Déjà quarante jours que Jésus est né. En Juifs pieux, Marie et Joseph vont au temple pour accomplir la loi de Moïse : la purification de la mère et la consécration à Dieu de tout premier-né mâle.

Présentation Jésus au TempleLes parents s’avancent dans le temple et offrent au prêtre deux tourterelles, ou bien est-ce deux jeunes colombes? Le prêtre accueille l’humble offrande, fait sur la jeune mère le rite d’absolution, consacre l’enfant. Dieu en son Fils se soumet à la Loi pour nous en délivrer et faire de nous ses enfants bien-aimés. Ainsi s’achève la première procession de la nouvelle Alliance. Les temps sont accomplis.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier