Archive pour janvier 2014

École de prière (19) Les chaînes de prière

Il m’arrive de recevoir ce qu’on appelle une « chaîne de prière » envoyée à plusieurs. On me demande de prier pour une intention spéciale : guérison d’un enfant, libération d’un otage, paix dans tel pays… À quoi ça sert ?

Chaîne de prière 1Je dirais d’abord à m’unir à une communauté, à être en communion avec d’autres. C’est dans cette perspective que le pape François avait demandé de prier et de jeûner pour la paix en Syrie le 7 septembre 2013. Qu’on pense aussi à toutes ces personnes qui vont en pèlerinage dans les sanctuaires pour demander l’intercession de la Vierge Marie, par exemple.

Il ne s’agit pas ici de ces demandes de prières que l’on retrouve sur Internet, comme avoir du succès, de l’argent, où l’on exhorte à ne pas briser la chaîne, sinon personne ne sera exaucé. Là, on tombe dans la superstition et la pensée magique. Prier, ce n’est pas soumettre Dieu à notre volonté, mais entrer dans son désir de salut et de bonheur pour chacun de nous. Il s’agit de passer de ce que je veux à ce que Dieu veut : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

En demandant ensemble telle faveur à Dieu, on s’abandonne en toute confiance à sa miséricorde, on ose l’espérance, comme Jésus nous y exhorte : « Demandez, on vous donnera; cherchez, vous trouverez; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit; qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira (Luc 11, 9-10.) » C’est au fond un déploiement du mystère de la communion des saints qu’est l’Église, communauté de baptisés qui s’en remettent au Christ ressuscité. Prier pour les autres, en toute humilité et confiance, c’est toujours un cadeau qu’on leur fait.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Une affaire publique?

C’est au plus intime de nous-mêmes que nous rencontrons Dieu. N’est-ce pas ce que laisse entendre Jésus quand il parle de la vraie prière? «Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.» (Matthieu 6, 6) La foi est avant tout une affaire de cœur. Tu aurais beau réciter les plus belles formules de prière, exprimer les meilleurs sentiments dans des gestes d’une grande élégance, si le cœur n’y est pas, cela ne sert à rien. La foi se nourrit du meilleur de soi-même. Elle naît et grandit dans ce qui forme notre identité.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Mémoire de l’Holocauste

Le 27 janvier est la journée mondiale pour commémorer l’holocauste et prévenir les crimes contre l’humanité. C’est un 27 janvier que le camp d’Auschwitz-Birkenau a été libéré par l’Armée rouge en 1945. Il y a eu plus d’un million de victimes à ce camp d’extermination. L’horreur de la Shoah demeure une honte pour l’humanité. Il ne faut jamais oublier.

Pour continuer à garder vivante la mémoire de cette tragédie, je vous partage ces extraits de mon recueil Rêveries au Pont d’Oye, suivi de Métamorphose de la chair, à paraître au printemps 2014 aux éditions du Noroît.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


L’Isle Verte ne sera plus jamais la même!

La petite municipalité de L’Isle Verte, dans le Bas-Saint-Laurent, ne sera plus jamais la même. La tragique nuit de mercredi à jeudi dernier restera longtemps dans la mémoire de ces habitués du grand vent venant du large. Oui, ces amoureux de l’impressionnant fleuve Saint-Laurent savent nous raconter tellement bien la mer sous toutes ses couleurs. Il faut avoir fait un séjour dans ce petit paradis verdoyant et pacifiant pour saisir combien ses habitants sont épris d’une fierté bien légitime. Mais cette nuit-là, sous le coup de minuit, tout a basculé dans ce coin fort pittoresque du Québec. En l’espace de quelques heures, la Résidence du Havre, comptant 52 logements pour personnes aînées, a été rapidement réduite en cendres en cette nuit sibérienne. L’édifice du 25 rue du Quai, propriété de Roch Bernier, abritait aussi un CLSC, une pharmacie et un salon de coiffure. Tout fut anéanti. Un puissant brasier, d’origine encore inconnue, emporta avec lui 32 personnes désemparées et prisonnières devant ce feu destructeur et meurtrier. Rien n’a pu être réellement fait pour freiner le puissant élément destructeur et sa fin dramatique.

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


24 janvier : Saint François de Sales, patron des journalistes

Le 24 janvier 2001, Jean-Paul II avait parlé de François de Sales en ces termes : « Anticipant sur le Concile Vatican II, il a indiqué la voie de la sainteté comme un appel adressé à tout état de vie » (Zenit.org). Puis, il lança cette invitation aux jeunes mariés : « En suivant les enseignements de saint François de Sales, sachez construire chaque jour votre adhésion à l’Evangile dans votre fidélité réciproque à l’amour ».

Ces paroles mettent en évidence trois grandes caractéristiques de la spiritualité de François de Sales : la sainteté accessible à tous, l’Évangile comme règle de vie et l’amour comme unique méthode. Ce n’est pas nécessaire d’être dans les cloîtres, de faire de longues prières, d’avoir tel style de vie pour se sanctifier, l’important est de désirer vivre la sainteté au quotidien, là où nous sommes. François de Sales venait ainsi de simplifier la vie chrétienne. Avec lui, la liberté retrouve sa place au cœur du chrétien et la vie intérieure n’est plus compartimentée en des temps de prière, de travail, de loisir ; elle jaillit de la vie elle-même, au jour le jour.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


L’esclavage existe toujours

Qui d’entre nous, n’a pas visionné le magnifique et intrigant feuilleton télévisé Racines ou lu le roman du même titre d’Alex Haley qui lui valut le Prix Pulitzer? Cet Afro-américain à la retraite décida un bon jour de remonter le fil sinueux du temps afin de découvrir les origines quelque peu nébuleuses de ses ancêtres esclaves. Une aventure périlleuse qui le mena sur le continent africain et qui lui permit de lever le voile sur l’inimaginable et intolérable réalité de l’esclavage humain. L’on se rappelle tous au cours de ce feuilleton du célèbre nom de Kinta Kouté de l’ethnie Mandaigne, musulman de Gambie, capturé et embarqué de force en compagnie de Fanta sur un navire infecte qui les amena avec tant d’autres sur les rives de cet immense terre vierge et inconnue nommée Amérique. Ce n’est pas une page des plus glorieuses de l’Amérique du Nord revisitée en 1976 par Alex Haley, mais, qu’on le veuille ou non, celle-ci fut bien écrite au prix de tant de souffrances et de discriminations au cours de l’histoire. En ce qui concerne cette pratique honteuse et abusive de la traite des humains, légalement abolie depuis belle lurette, sachez qu’elle persiste et existe toujours aujourd’hui sous des formes différentes à travers le monde. C’est loin d’être terminé!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


L’expérience de la foi

La foi est une expérience qui indique une direction par un autre chemin que la science; elle précède le savoir et elle est non vérifiable en laboratoire.

DésertL’expérience de la foi relie l’humain et le spirituel, s’ancre aux grandes questions existentielles, sans verser dans l’individualisme et le relativisme : Qui suis-je ? Quel est le sens et le but de la vie ? Quels sont l’origine et le but de la souffrance ? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur ? Qu’est-ce que la mort? Qui est Dieu?

L’expérience de la foi s’enracine dans ce questionnement qui sourd de notre terreau humain, d’où l’universalité de la religion. La religion chrétienne, comme toute religion, n’est pas une panacée à tous les problèmes, mais elle inspire une interprétation du monde, une manière d’envisager la souffrance, un engagement dans la société, une confiance en un Dieu Père, une paix dans le Christ, une communion dans l’Esprit.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Béatitudes pour gens stressés

Lampe

Heureux qui se lève tôt pour chercher la sagesse,
il la trouve assise à sa porte.

Heureux qui se consacre à l’inutile gratuité,
il entre en vacances chez Dieu.
Heureux qui prend le temps d’exister simplement,
il croise l’Auteur du septième jour.
Heureux qui plonge dans les racines de son être,
il sent la source sourdre en lui.
Heureux qui se reconnaît mendiant d’absolu,
il nomme l’appétit de son cri.
Heureux qui découvre son visage intérieur,
il bascule dans la joie.
Heureux qui regarde l’autre comme Dieu le voit,
il devient ce qu’il contemple.
Heureux qui se repose en Dieu,
il ne fatigue pas les autres.

Écrit à l’occasion de la fête liturgique de l’ermite saint Antoire le Grand, 17 janvier, dans mon florilège Prières de toutes les saisons, p.72.

Source : Le blogue de Jacques Gauthier


« Miroir, que dis-tu de moi? »

Nous vivons dans un monde où les modes se succèdent à vive allure, se bousculent même.  « C’est tendance! » disent les gens branchés, branchés à je ne sais quoi! Nous avons peine à suivre tous les changements technologiques qui surgissent un peu partout.  Nous avons parfois même l’impression d’être des dinosaures, des personnages d’un autre temps à la remorque d’une course effrénée qui carbure au superficiel et à l’éphémère. Tout, ici et maintenant!  Pendant que les gadgets technologiques des plus sophistiqués fourmillent sur les marchés, que les outils de communication d’avant-garde se multiplient à la vitesse du cyberespace,  jamais les gens n’ont autant souffert de solitude, d’isolement.  C’est criant! Que de détresses dans les recoins des grandes villes et dans de nombreuses résidences d’aînés.  Les statistiques ne mentent pas!

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Source : Le blogue de Jean-Guy Roy


École de prière (18) Persévérer dans la prière

Prière 1Tous les alibis sont bons pour ne pas persévérer dans la prière. Qui n’a pas déjà entendu ces remarques? « J’aide les autres, c’est mieux que de perdre son temps à prier. Mon travail, c’est une prière, cela me suffit. Je suis plus de tempérament actif que contemplatif. »

Aimer les autres et faire de son travail une prière, c’est bien, mais pourquoi cela nous éloignerait de la prière personnelle et silencieuse? Si on on consacre un temps quotidien à l’oraison, par exemple quelques minutes le matin, notre travail portera encore plus de fruits et notre action ne dégénérera pas en agitation. Saint Benoît avait visé juste en prenant pour devise : Ora et labora (« Prie et travaille »).

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier