Archive pour décembre 2013

La bénédiction du Jour de l’an

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La liturgie nous présente toujours ce texte au début d’une nouvelle année: « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi » (Nombres 6, 24-25). Bénir signifie vouloir du bien, souhaiter ce qu’il y a de meilleur, transmettre la lumière, faire grandir. La prière de bénédiction est au cœur de la tradition juive. Rien de magique là-dedans. La bénédiction est une parole qui a du poids, parce qu’elle rend léger ; parole qui engage et qui nous rapproche des autres.

Prenons l’exemple de la bénédiction du Jour de l’an qui était très populaire au Québec. Cette tradition se perd de plus en plus dans nos sociétés sécularisées. Dommage, car nous avons besoin de rites qui expriment le sacré. La bénédiction du Premier de l’an est une liturgie familiale célébrée dans cette petite église domestique qu’est la maison. Plusieurs d’entre vous se souviennent de ce moment sacré, chargé d’émotion, où le temps semblait s’arrêter.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


Trente-cinq ans de mariage. Lettre à mon épouse

Le 30 décembre 1978, nous disions devant Dieu et les hommes : « Oui, je le veux ». Tu parles d’une idée de se marier entre Noël et le Jour de l’an, même si les arbres avaient revêtu leurs habits de noce. Trop fatigués pour fêter cet anniversaire chaque année, nous avons préféré le 1er mai, jour où l’on s’est dit « je t’aime » la première fois. De l’absolu de cet amour fondateur découle tout le reste.

Trente-cinq ans, déjà ! En me réveillant ce matin, je t’ai dit : « T’as beaucoup ronflé cette nuit ». Pas très romantique, n’est-ce pas ? Et de me répondre : « Après trente-cinq ans, la marchandise est non échangeable ». L’humour, voilà une première pierre à conserver sur le chemin quand on jette un coup d’œil au rétroviseur de notre vie à deux. Humour, humilité, pour être capable de rire de soi, de notre couple, sans blesser. Un couple qui rit est un couple uni, comme on disait jadis d’une famille qui prie était une famille unie.

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Source : Le blogue de Jacques Gauthier


La grande noirceur…?

Les débats autour de la laïcité ramènent sur le tapis les souvenirs d’une période de la vie de la société québécoise que beaucoup ont désignée comme l’époque de « la grande noirceur ». De l’Après-guerre jusqu’à la mort du premier ministre Maurice Duplessis (1945-1959), les forces de changement ont été étouffées par des courants plus conservateurs. L’Église omniprésente a été accusée, non sans raisons, d’avoir été complice de cette asphyxie et d’avoir freiné le développement et l’épanouissement de la société québécoise. La Révolution tranquille amorcée par le gouvernement de Jean Lesage (1960-1966) a donné un essor à un peuple qui, aux dires de certains, avait été emprisonné dans l’obscurantisme. Et depuis ce temps, l’étiquette de « grande noirceur » est restée accolée à l’Église.

Source : Le blogue de Abbé Alain Roy