Alessandra Santopadre, une protagoniste des personnes migrantes

 

Alessandra-Santopadre-150x150Alessandra petite fille vit à côté du séminaire des Scalabriniens à Rome. À l’image de leur fondateur*, ceux-ci développent un charisme d’accueil, et d’intervention en faveur des migrants. Les parents d’Alessandra connaissent bien les séminaristes scalabriniens, qui viennent de partout dans le monde : leur table leur est grande ouverte, même pour des visites tardives et inattendues. C’est la plus grande école de vie pour Alessandra, qui y entendra parler toutes sortes de langues et se familiarisera à une nourriture des plus variées.  Adolescente, elle commence à donner des cours d’italien et à jouer avec les enfants des personnes hébergées ou réfugiées au centre d’accueil, dont la mission est d’assurer une aide à la fois humanitaire, sociale et religieuse. 

Poursuivant ses études en sciences religieuses, elle obtient un baccalauréat spécialisé en animation des jeunes, dans l’esprit salésien. Elle enseigne au primaire, tandis qu’elle reste toujours en contact avec les Scalabriniens. Elle nourrit alors le désir de vivre une expérience de bénévolat à l’étranger. De 2000 à 2004, elle s’engage auprès des Scalabriniens* dans une maison d’accueil pour immigrants à Tijuana, à la frontière mexicaine avec les USA. Puis dans le désert arizonien elle rejoint une nouvelle maison. Elle partage la foi et l’espoir d’une vie meilleure des personnes présentes, tandis qu’elle est témoin de leurs conditions de vie et de travail très dures, à la frontière de la vie. Certains d’ailleurs succombent. « Dans ces conditions, quel sens a la vie? » s’exclame-t-elle! Touchée par le sort de ces personnes, elle fera sienne la défense de leurs droits face à l’injustice et à l’exploitation, et décidera désormais de toujours partager leur vie et sensibiliser la société à leur cause « pour que la vie soit toujours respectée et aimée »

A suivre…

* Giovanni Scalabrini est né à Fino Mornasco en 1839 et fut évêque de Piacenza jusqu’à sa mort en 1905. Il est le principal idéalisateur et le fondateur d’une intervention globale en faveur des migrants, qui prévoit et pourvoit une assistance religieuse, sociale, humanitaire, répondant à toutes les exigences humaines et chrétiennes de millions d’émigrés. En 1887, il fonda à Piacenza la Congrégation des missionnaires de Saint Charles pour les émigrés (Scalabriniens).

 

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Source : Le blogue de Anne Bourdon


Une réponse à to “Alessandra Santopadre, une protagoniste des personnes migrantes”

  • Gérard Laverdure:

    Voilà une personne qui a l’Évangile dans le coeur. L’accueil des immigrants et surtout des réfugiés demeure un enjeu d’actualité chez nous surtout avec les nouvelles règlementations plus restrictives du gouvernement canadien et l’exploitation et les abus de toutes sortes dont les travailleurs-euses étrangers saisonniers et autres sont victimes chez nous. Histoire de cette femme engagée à suivre…

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