Archive pour juin 2012

Comme on rencontre un ruisseau

C’était un petit ruisseau, presqu’un ru. Dans son itinéraire, il nous venait du village voisin. Il traversait chez nous en se faufilant sous le pont. Puis il inventait son chemin jusqu’au fleuve en s’adaptant aux accidents de terrain qui se présentaient à lui.Des saules lui offraient une haie d’honneur presque partout sur son passage. De temps à autre, le vent les faisait danser. Ces jours-là, on avait l’impression que le ruisseau chantonnait plus qu’à son habitude. Des rires en cascades en caressant les roches le long de son parcours.

L’eau était belle. Elle nous arrivait claire et fraîche, pure comme du cristal. La pollution n’avait pas encore atteint ce coin de paradis. Le ruisseau affichait une très bonne santé. Les marguerites et les pissenlits en profitaient ; ils poussaient généreusement entre les arbres.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Epicerie solidaire chez Rosalie

Par Roger Bélisle, agent de pastorale sociale sur le secteur Centre-Sud

En novembre dernier, naissait un projet original dans Centre-Sud, l’Épicerie Solidaire Chez Rosalie.

Raymonde et Ginette

Raymonde et Ginette

Son instigatrice, Madame Raymonde Dubois, est impliquée depuis longtemps dans la Société Saint-Vincent-de-Paul. Elle m’a confié : «J’étais tannée que ce soit toujours à recommencer puisqu’ils reviennent d’une semaine à l’autre.» Aussi a-t-elle décidé de choisir neuf familles avec qui travailler afin d’en amener leurs chefs à se reprendre en main. Les participant-e-s, presque tous responsables d’une famille monoparentale, devaient s’engager à entreprendre des démarches pour tâcher de s’en sortir et cesser de fréquenter le comptoir alimentaire de la Saint-Vincent-de-Paul.

Pour les accompagner dans ce défi, Madame Dubois s’est entourée d’une bonne équipe de bénévoles assez bien « équipés par la vie » pour jouer leur rôle de soutien efficacement et avec discrétion. Une famille croule-t-elle sous les dettes, on lui fera rencontrer sur place, Fanny, une jeune conseillère en gestion de budget employée de la Caisse populaire Desjardins, mais bénévolement associée au projet. Notez que chacune des familles participantes a été visitée de sorte que tous ses membres sont mobilisés.

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Source : Le blogue de Anne Bourdon


«De te laisser parler d’amour…»

Cher papa,
En cette fête des pères, «c’est à ton tour de te laisser parler d’amour», comme dit la chanson de Gilles Vigneault. Ton tour… Peut-on aimer à tour de rôle? L’un après l’autre, et seulement après? Que ce soit son père, sa mère, son parrain, sa sœur, peut-on s’abstenir d’en aimer l’un pour s’adonner à aimer l’autre? «Quand j’aime… j’aime pour toujours», dit une autre chanson, cette fois-ci de Richard Desjardins.

Vigneault chante que le tour consiste à se «laisser parler d’amour». L’expression a ému bien des amoureux depuis qu’elle existe. Elle a donné du fil à retordre à certains qui n’arrivent pas à se laisser parler d’amour. Taisez-vous : c’est trop demander à mon cœur que de laisser de la place aux sentiments, les bons sentiments, surtout celui de l’amour.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


Avec tous mes respects

Madame,
Depuis quelques jours, des photos de votre fils inondent les médias d’un bout à l’autre de la planète. Et cet étalage gigantesque n’a pas pour but de l’honorer. Bien au contraire. Votre enfant a commis un meurtre d’une monstruosité inimaginable. À moins d’être déséquilibré, personne n’approuve ce geste. Et tout le monde respire de soulagement depuis son arrestation.Je pense à vous. Je ne sais pas votre nom. Je ne connais pas votre adresse. Probablement que vous n’avez pas donné d’entrevue ni participé à des conférences de presse. Et je vous comprends.
Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.


L’Éternel dans le temps

Pendant que les manifestants déambulent dans les rues de Montréal et de Québec, casserole en main, le temps fait lui aussi son bout de chemin. En tournant la page du calendrier, le mois de juin m’a surpris. Déjà rendu là! Nous arrivons au milieu de l’année.Pour moi, le mois de juin a des odeurs d’enfance. À l’époque – ce qui est fort loin maintenant ! – c’était le mois des rêves de vacances. Celles-ci arrivaient à la fête de saint Jean-Baptiste avec sa parade de chars allégoriques. Avant le vingt-quatre, nous échafaudions des plans. Nous nous promettions un été à nul autre pareil : des jeux dans le sable derrière la maison, des promenades le long de la rivière, des pique-nique aux jours de beau soleil, des cages pour les écureuils ou les grenouilles, etc. Tout cela se rêvait pendant les dernières semaines de classe.

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Source : Le blogue de Denis Gagnon o.p.