Le Triduum pascal: l’amour plus fort que la mort

triduum pascal

Tout au long de l’année liturgique, Dieu vient à nous et nous allons à lui. Nous célébrons son amour plus fort que la mort. Ce mystère de salut culmine à ce que les premiers chrétiens appelaient « la Grande Semaine », qui va du Dimanche des Rameaux jusqu’à Pâques. Durant cette semaine sainte, l’amour se concentre sur trois jours comme en un point lumineux, un feu divin qui irradie de l’intérieur et qui envahit tout : le Triduum pascal.

Sommet de l’année liturgique, le Triduum commence le soir du Jeudi saint pour se terminer au dimanche de Pâques. Il ne s’offre pas à nous comme un spectacle, mais comme une rencontre avec le Christ. Nous suivons Jésus dans les derniers moments de sa vie, nous faisons nôtres ses sentiments, nous célébrons sa Pâque, c’est-à-dire son passage de ce monde à son Père. Voici quelques gestes que l’Église propose dans sa liturgie et qui nous aide à mieux prier notre libération, à nourrir aussi les petites liturgies que nous pouvons vivre à la maison.

Lire la suite de cette entrée »

Sur le chemin de Pâques

Nous sommes sur le chemin de Pâques, celui de la vie qui éclate en abondance. La nature se réveille lentement du long hiver pour se révéler progressivement à nous dans toute sa splendeur. Au cours des jours qui viennent, nous aurons la possibilité de revivre collectivement et individuellement les derniers moments du parcours inspirant de Jésus de Nazareth; nous appelons la semaine qui rituellement reprend sa marche vers la mort la Semaine sainte. Le Triduum pascal, le jeudi, le vendredi et le samedi, en est le point culminant. Cette semaine, quelque peu oubliée par les temps qui courent, nous ouvre pleinement sur la fête de la lumière, celle du dimanche de Pâques.

Lire la suite de cette entrée »

À dos d’âne

Un homme arrive en ville à dos d’âne. Une scène un peu mystérieuse pour des nord-américains du vingt-et-unième siècle. Pour les contemporains des évangélistes, l’image est claire : Jésus entre à Jérusalem comme un roi. Il n’est pas un roi très puissant. Il n’impose pas par son autorité. Il n’arrive pas dans un appareillage éblouissant. Il est «humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme». Rien d’impressionnant. Jésus ne terrifie pas comme les grands qui font défiler leurs armées et déploient leurs moyens de défense.

Lire la suite de cette entrée »

Petit dictionnaire de Dieu

Petit dictionnaire de Dieu

Je vous partage l’introduction de mon nouveau livre Petit dictionnaire de Dieu, publié chez Novalis et diffusé en France et l’Europe francophone par les éditions du Cerf.

Dans La poétique de la rêverie, Gaston Bachelard confesse que « c’est toujours un dur métier que celui d’écrire un livre. On est toujours tenté de se borner à le rêver. » Il me semble que cela est encore plus vrai pour l’écriture d’un dictionnaire. Ce voyage alphabétique peut devenir une caverne d’Ali Baba aux entrées imprévisibles, un bric-à-brac de mots aimés, une écriture en forme de collage, à l’image de notre monde morcelé. Alors, imaginez lorsque le sujet n’est nul autre que Dieu, cela suppose tout un assemblage. Si Dieu est incompréhensible de nature, les mots et les idées ne manquent pas pour parler de lui. Mais gare aux idoles !

De la racine indo-européenne dei qui signifie « briller », le mot « Dieu » est lié aux notions de jour (dies), de lumière, de la foudre qui renvoie au ciel. Cela donne le nom grec Zeus (génitif de Dios), puis theos, du verbe theaomai qui signifie « je suis bouche bée ». Dieu attire, éclaire, étonne. Il figure depuis longtemps dans les dictionnaires. En voici un exemple, tiré du Dictionnaire universel d’Antoine Furetière de 1694 : « Il ne peut avoir de vraye definition, à cause que c’est un Être infini & incompréhensible. Les hommes le considèrent comme la première Cause, le premier Être qui est de tout temps, qui a tout créé, & qui subsiste de lui-même. »

Lire la suite de cette entrée »

Quand tout va bien ou presque!

Se lever allègrement le matin, s’étirer un peu et avoir le sourire aux lèvres n’est pas le lot de tout le monde! Nos vies quelque peu secouées par les aléas du quotidien, dans une société qui carbure sans cesse au rythme endiablé de l’efficacité et de la consommation à tout prix, sont parfois à bout de souffle. L’équilibre et l’harmonie tant désirés demeurent pour la plupart d’entre nous des quêtes sans fin. En cette semaine, où nous soulignons la Journée mondiale de la Santé, il est peut-être bon de s’arrêter un peu et de prendre conscience de l’importance de notre état de bien-être physique, mental et social. La santé, vous en conviendrez, c’est tout cela et même plus. « Quand la santé va, tout va. » nous rappelle pertinemment le dicton populaire. S’il y a un sujet qui préoccupe vivement les Québécois ces dernières années, c’est bien celui-là. Selon les derniers sondages, il se hisse en tête de liste de leurs priorités et à juste titre.

Lire la suite de cette entrée »

De l’autre bord

tombeau-resurrectionIl y a plusieurs années,  j’étais allé passer quelques jours à la maison paternelle. C’était à la fin de mes études en théologie. Ma grand-mère me posa une question radicale : «Tu vas me dire ce qu’il y a de l’autre bord. Tu as fait des grandes études. Tu as lu de gros livres. Tu vas me dire ce qui se passe quand on est mort.» Une belle question, une grosse question, une question à cent dollars! Une question que nous nous posons tous un jour ou l’autre. Une question inquiétante quand la mort nous frôle.

À grand-maman, j’ai répondu : «Je ne sais pas ce qu’il y a de l’autre bord. Et mes gros livres, si savants qu’ils soient, ne le savent pas non plus. Personne n’est venu nous dire de quoi est faite l’éternité. Lazare que Jésus a ramené de la mort n’a rien dit sur le sujet.

Lire la suite de cette entrée »

Prise de parole au coeur de la cité

Rencontre avec Bernard Perroy pour la revue française Feu et Lumière , no 337, avril 2014, p. 10-11. Le titre de l’article: « Jacques Gauthier. Une prise de parole au coeur de la cité ».

Jgauthier2

Jacques Gauthier, Québécois, est connu pour ses livres et ses conférences sur la petite Thérèse, la famille, les âges de la vie… Époux, père, grand-père, théologien, enseignant, essayiste et poète, il témoigne pour F&L de sa vie de foi et de son engagement de chrétien au coeur de la cité.

Lire la suite de cette entrée »

2 avril: mort de Jean-Paul II

Le 2 avril 2005, Jean-Paul II entrait dans la vie éternelle à l’âge de 84 ans. Neuf ans déjà. C’était la veille du 2e dimanche de Pâques, qu’il avait institué dimanche de la Miséricorde divine, après la canonisation de sa compatriote Sœur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000. Dans le message qu’il aurait voulu prononcer à midi, le dimanche 3 avril, il y avait cette prière : « Seigneur, qui par ta mort et ta résurrection révèle l’amour du Père, nous croyons en toi et avec confiance nous te répétons aujourd’hui : Jésus, j’ai confiance en toi. Aie miséricorde de nous et du monde entier ».

Lire la suite de cette entrée »

Vivre passionnément!

La vie est pleine de rebondissements, de coups durs parfois. C’est assez visible dans la présente campagne électorale. On en voit de toutes les couleurs. La plupart d’entre nous avons trimé fort pour atteindre le standard de vie souhaité, nous avons peine à réaliser les efforts déployés sur nos parcours humains assez rocambolesques parfois. Nous sommes à l’occasion, souvent même, les seuls témoins de nos gestes héroïques. Oui, dans la mesure du possible, il faut saisir au bond les chances que la vie nous offre si généreusement. La résilience, cette capacité de rebondir face aux coups durs, fait partie de nous. Ne faut-il pas cultiver cette force intérieure qui nous fait escalader les montagnes d’épreuves et de défis que la vie nous réserve? La vie est en quelque part passion. Ceux qui partagent ou côtoient la vie de gens passionnés en savent quelque chose et ne s’ennuient littéralement pas. Vivre au quotidien en compagnie de gens passionnés ne manque généralement pas de piquant. En fait, vivre passionnément, pourquoi pas?

Lire la suite de cette entrée »

Au cœur des débats!

La campagne électorale bat son plein et les jeux ne sont pas encore faits, loin de là. Tout est à prévoir au cours de cette période électorale aux allures quelque peu étonnantes, voire renversantes. On peut s’attendre à tout sur ce parcours assez sinueux pour les différents partis d’ici le soir du 7 avril. Au cœur de tous ces débats savamment préparés, ces programmes de parti tape-à-l’oeil, ces promesses souvent creuses, ces écarts de langage parfois offensants, on a souvent l’impression que l’on oublie royalement les besoins et les vraies aspirations du peuple. Les gros autocars, arborant les images flamboyantes des chefs de parti, sillonnent le Québec pour courtiser l’électorat qui essaie tant bien mal de comprendre ce qui se passe réellement. Chacun des principaux partis cherche à gagner avant tout. C’est une course contre la montre et tous les coups sont permis ou presque. Je lisais récemment sur Facebook un message d’une candidate qui disait: «On est là pour gagner!» J’aurais bien aimé lire surtout, nous sommes là pour servir, pour répondre aux besoins réels de la population.

Lire la suite de cette entrée »