Pierre et Paul: des passionnés du Christ

StPierre-StPaulSimon, originaire de Bethsaïde, est un solide pêcheur au coeur tendre. Une question de Jésus l’interpelle: «Pour vous, qui suis-je?» (Matthieu 16, 15). Il répond avec enthousiasme : «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant». Jésus touché par la confiance de Simon change son nom et fonde l’Église sur son acte de foi : «Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle» (Matthieu 16, 18).

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Hasard ou providence?

Mon neveu a 25 ans. En septembre dernier, il a complété une brillante maîtrise en marketing dans une université de Dublin, en Irlande, et cela, au prix de nombreux sacrifices. À son retour, il croyait trouver un emploi facilement compte tenu de ses nouvelles qualifications. Erreur! Il lui a fallu six mois avant d’en décrocher un, modeste, dans une petite agence de publicité. Deux mois plus tard, il attendait encore d’être payé pour ses services. Il a vite compris que l’agence était au bord de la faillite et qu’il devait recommencer l’envoi de son c-v à d’innombrables entreprises (une soixantaine). Pas de réponse. Au bord du découragement et de l’amertume, il accompagne son père, un matin, à son bureau, histoire de lui donner un coup de main et de se sentir utile pendant quelques heures.

Au moment de la pause, il va chercher deux cafés dans un commerce de la rue Sainte-Catherine et croise alors un itinérant qui lui tend la main. Mon neveu engage la conversation et lui donne les deux derniers dollars qu’il avait dans ses poches. En revenant au bureau, il dit à son père : « Je suis tellement dans la dèche que même un itinérant aura fait plus d’argent que moi durant sa journée! ». Deux jours plus tard, la firme Québécor l’appelle et lui offre un emploi sur mesure pour lui, tout à fait dans son champ de compétence, avec de belles perspectives d’avenir et un salaire fort intéressant. Un hasard?

Moi qui ai prié pour lui durant des mois, je crois plutôt que le Seigneur lui a fait un clin d’œil. Le Seigneur s’occupe de ceux et celles qui donnent tout. Il les fait parfois languir mais il ne les oublie jamais. C’est ce que les chrétiens appellent la « providence » c’est-à-dire l’expérience de Dieu qui pourvoit, qui « voit » à ses enfants. À l’Accueil Bonneau, une religieuse parlait d’un « Esprit du don ». Elle avait vu l’Esprit du don à l’œuvre, la providence en action. Des dizaines de fois, elle avait été témoin de dons inattendus mais qui tombent pile, de « coïncidences », de hasards qui sont trop des hasards pour n’être que des hasards. Quand tu donnes tout, tu vis dans l’Esprit du don et il te rattrape au bon moment. Parles-en à mon neveu…

Bonnes vacances!

Alain Roy, curé de St-Joachim

 

 

Après l’école, vive les vacances!

« Youppi! Youppi! L’école est finie! » clamaient de nombreux enfants et adolescents au sortir de la classe ces jours derniers, à la veille de la fête nationale du Québec! Plus d’un million d’étudiants ont pris le chemin de la maison pour les prochains mois; il y avait bien entendu quelques larmes et un peu d’émotion. Quant aux profs, ils quitteront à leur tour dans quelques jours pour souffler un peu, revoir leur année épuisante ou prendre leur retraite tant désirée. Les élèves du primaire et du secondaire terminent une année bien remplie en apprentissage et en découvertes nombreuses. Une vieille chanson de Sheila me revient en tête en cette fin de juin : « L’école est finieDonne-moi ta main et prends la mienne La cloche a sonné ça signifie La rue està nous que la joie vienne Mais oui Mais oui…» C’était en 1962 et ce fut un tube à l’époque, comme disent si bien nos cousins les Français. Vous en conviendrez avec moi, l’école québécoise a bien changé au cours des récentes décennies.

Pour beaucoup de gestionnaires et d’éducateurs, ce sera le temps des bilans. L’année scolaire 2014-2015 n’aura pas été sans soubresauts. Le ministère de l’Éducation, qui célébrait tout de même ses cinquante ans d’histoire, a connu sans aucun doute des heures de gloire au fil de ces années. Cependant, les défis qui ont émergé au cours de la dernière décennie ne sont toutefois pas négligeables : rebondissements de la réforme, taux trop élevé du décrochage scolaire, pauvreté du français écrit, popularité croissante du secteur privé, mécontentement du corps professoral, grèves étudiantes lors du printemps érable, sous-financement des universités, insubordination des écoles juives, contestation du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, désuétude des établissements, remise en question du bien-fondé des commissions scolaires, etc. L’éducation demeure sans contredit une des valeurs les plus importantes aux yeux des Québécois selon divers sondages. Cela dit, comment résoudre ce qui semble parfois insoluble aux yeux de plusieurs observateurs.

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Bel été!

L’aube de ce dimanche annonce une journée tout ensoleillée. Après un hiver bougon qui a attaqué les nerfs de plusieurs d’entre nous, à la suite d’un printemps pas beaucoup plus festif, nous nous apprêtons à entrer en période estivale.

Du soleil! Du soleil! Vivement du soleil! Qu’il luise avec entêtement. Même jusqu’à faire hurler de sécheresse les jardins et les champs, si le cœur lui en dit. Car nous avons grand besoin de l’astre du jour. Il nous faut cette thérapie lumineuse. Il nous faut cette caresse chaleureuse pour nous rééquilibrer.

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L’expérience ecclésiale de l’adoration eucharistique

Avec la solennité du Corps et du Sang du Christ, appelée aussi la Fête-Dieu, nous célébrons notre fête, puisque l’Eucharistie nous introduit dans la vie même de Dieu : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6, 54) C’est l’occasion de rendre un culte au Christ présent dans le pain et le vin consacrés en se donnant des temps d’adoration devant le Saint Sacrement, ce « pain vivant » descendu du ciel.

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Une histoire de pics….

Il y a certains événements dans la vie qui ne passent pas inaperçus et dont la signification frappe aisément l’imaginaire collectif. Ceux-ci soulèvent plus souvent qu’autrement des questionnements sur de sérieuses problématiques sociales qui atteignent parfois un niveau d’intolérance assez criant. L’histoire du fameux muret muni de pics, installé devant l’édifice abritant le réputé magasin Archambault Musique sur la rue Ste-Catherine, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours et avec raison. Il a été installé dans le dessein d’éloigner d’abord les personnes itinérantes qui nuisent, semble-il, aux allées et venues de la clientèle. Dans un geste assez spectaculaire, l’incomparable maire Denis Coderre a déclaré devant les caméras, il va de soi, son indignation et a donné l’ordre sur le champ d’enlever le fameux muret de la honte. Savait-il cependant que ce muret existe depuis trois ans?

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L’unité de la Trinité

Chaque dimanche après la Pentecôte les catholiques célèbrent la Sainte Trinité. Ce mot « Trinité » n’est pas employé dans la Bible, bien qu’on parle du Père, du Fils et de l’Esprit. Le théologien Tertullien crée ce mot à la fin du 2e siècle, qui suggère le pluriel (tri) et l’unité (unitas). Il est le fruit de la réflexion ecclésiale de presque deux siècles sur les activités différentes des trois personnes divines qu’elles exercent dans l’unité et la communion.

trinite roublevDieu est unique mais il n’est pas seul. Jésus le révèle comme un Père plein de tendresse et de miséricorde qui prend plaisir à pardonner. Il envoie son Fils qui nous communique l’Esprit. La Trinité n’existe qu’en se donnant, en se recevant, en se partageant. Autrement dit, Dieu n’est qu’amour. Il est l’anti-pouvoir, l’anti-Narcisse, l’anti-indifférent.

La Trinité est toujours en état de don et de rayonnement, d’où sa joie. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jean 3, 16-17).

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13 juin : saint Antoine de Padoue

Qui ne connaît pas saint Antoine de Padoue? Sa statue se niche dans bien des églises. Le saint franciscain est souvent représenté avec l’Enfant Jésus dans les bras; parfois il tient un lys ou un livre, symbole de sa connaissance de la Bible. La tradition populaire en a fait le « spécialiste » pour retrouver les objets perdus. On a même retrouvé son visage. Le 10 juin 2014, des scientifiques ont reconstitué en 3D le visage du saint au Musée d’anthropologie de l’Université de Padoue.

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Un lendemain de Pentecôte avec saint Séraphim de Sarov

Voilà! En ce lendemain de veille à l’Esprit Saint, j’aurais bien aimé qu’on prolonge d’une semaine la Pentecôte, comme on le fait pour Pâques avec l’octave pascale. Mais n’est-ce pas tous les jours le temps de l’Esprit? Je me suis rappelé l’entretien que saint Séraphim de Sarov avait eu avec le laïc Motovilov à la fin novembre 1831. Cet entretien témoigne de la transfiguration qu’opère l’Esprit Saint dans la totalité d’une personne devenue lumière, chaleur, douceur, paix et silence. Mais avant de lire des extraits de l’entretien, voici un bref rappel de la vie de Séraphim de Sarov pour qui le but de la vie chrétienne consistait à acquérir le Saint-Esprit.

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La Pentecôte dans nos vies

Dieu a entendu mon premier cri de bébé. Sans doute que ce fut là ma première prière. Je n’étais même pas conscient que je m’adressais à Dieu. D’ailleurs, je ne me souviens pas de mes premières professions de foi. C’est venu comme ça, probablement à en voir d’autres prier, à voir mes parents prier, à les entendre parler de Dieu. Je ne me souviens pas quand j’ai commencé à dire le Notre Père. J’ai l’impression plutôt que cette prière fait partie de moi depuis ma conception. Elle m’habite depuis longtemps. Et je crois que c’est l’Esprit qui prie en moi depuis le jour de mon baptême.

Il m’arrive de porter attention à d’autres personnes, de reconnaître en elles les traits du Christ. Dans leur bonté, je reconnais la bonté du Christ. Dans leur amour, l’amour du Christ. Dans leur espérance, l’espérance du Christ. Dans leur passion, la passion du Christ. Je n’ai pas l’impression d’avoir choisi tout seul de reconnaître le Christ dans les autres. Je crois que l’Esprit du Christ lui-même me guide sur ce chemin d’Évangile.

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