École de prière (30) Accueillir l’Esprit Saint

Après que Jésus fut enlevé au ciel, les Apôtres demeurèrent neuf jours en prière avec Marie dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. (Actes 1, 14).

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La diversité culturelle, un enjeu majeur

À l’ère de la mondialisation, les frontières deviennent de plus en plus perméables, les informations se font instantanées et continues, les mouvements migratoires des individus s’imposent. Le Québec n’y échappe pas. La province a connu au cours des dernières décennies des bouleversements majeurs sur tous les plans. L’ouverture de ses frontières aux arrivées de milliers de ressortissants étrangers annuellement a progressivement changé le tissu social de nombreuses agglomérations, principalement dans les arrondissements montréalais. La province accueille tous les ans environ 50 000 immigrants, le Canada quelque 250 000. En fait, depuis 2002, c’est au-delà de 600 000 immigrants qui ont franchi les frontières de la province pour s’y établir et trouver un avenir meilleur Comme nous le savons pertinemment, la majorité d’entre eux a choisi la région montréalaise pour s’y établir. Nous pouvons comprendre assez facilement les défis colossaux qui se posent aux communautés d’accueil et les mesures nécessaires pour y favoriser l’intégration de tous ces gens qui débarquent sur cette terre où tous les rêves semblent encore possibles. Depuis l’émergence des demandes d’accommodements raisonnables et des audiences de la Commission Bouchard-Taylor, le vivre-ensemble s’avère socialement et politiquement un enjeu de taille dans plusieurs régions du Québec.

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21 mai : Saint Eugène de Mazenod (1782-1861)

Lors de la canonisation d’Eugène de Mazenod le 3 décembre 1995, Jean-Paul II déclara dans son allocution : « Eugène de Mazenod fut l’un de ces apôtres qui préparèrent les temps modernes, notre temps. Il porta toute sa vie une attention particulière à l’évangélisation des pauvres, où qu’ils se trouvent […] Son apostolat consistait dans la transformation du monde par la puissance de l’Évangile de Jésus Christ. Saint Eugène voulait faire en sorte que, dans le Christ, chacun puisse devenir un homme complet, un chrétien authentique, un saint crédible. » Brossons quelques traits de cet homme, ce chrétien, ce saint.

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Une histoire de famille

Nous avons tous des histoires de famille plus ou moins marquantes à raconter. En cette Semaine québécoise de la famille, qui se tient du 11 au 17 mai, il est bon de faire un plongeon dans nos racines familiales. Pour un bon nombre d’entre nous, la famille demeure le lieu fondamental de notre éveil au monde et de nos apprentissages. Il n’y a pas de doute, l’aventure familiale que nous avons vécue a façonné en grande partie ce que nous sommes devenus aujourd’hui. En 1993, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 15 mai de chaque année Journée internationale des familles. Cette journée est une manifestation qui reflète sans nul doute l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde. Et qui plus est, par cette initiative, elle incite les gouvernements à faire porter leurs efforts sur des politiques familiales harmonieuses et stimulantes.

Nous sommes bien conscients que les modes passent si rapidement, que les générations se succèdent à un rythme fou et que le monde change sans cesse et d’une manière étonnante. Nous vivons à l’ère de l’immédiateté, du choc des civilisations, de l’inédit et nous avons peine à suivre tout ce qui se passe autour de nous. Dans ce monde en pleine mutation, le Québec n’y échappe pas et les habitudes de sa population se sont transformées profondément. Toutefois, les données récentes de la fécondité, de la mortalité et des mouvements migratoires, selon les chercheurs, ne font plus état d’un déclin éventuel de la population québécoise. Bonne nouvelle, mais la question fondamentale de l’avenir de la famille, cellule de base de notre société, mérite qu’on s’y attarde un peu. Quelle famille?

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Abandon et confiance

« L’abandon, ce fruit délicieux de l’amour », disait Thérèse de Lisieux. L’abandon est beaucoup plus qu’un simple lâcher-prise. Le croyant se remet entre les mains de Quelqu’un qui le connaît, qui l’aime, et cet abandon est cause d’une grande joie. S’il aime Dieu pour combler un vide intérieur, Dieu l’aime toujours pour lui partager sa plénitude. Il n’est qu’amour, et cet océan de beauté, sans fond et sans âge, n’a pas de limites. En se fiant à lui, nous nous abandonnons librement à son amour créateur. Dieu ne peut donner que son amour.

Fragilité de l’amour

Le fidèle s’abandonne dans le silence d’une prière de pauvre pour y rencontrer la solitude de son être. Dieu l’attend dans cet abandon confiant, ressenti parfois comme un manque, comme une blessure. La fragilité n’est pas un obstacle à cet appel de l’infini d’un amour. « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12, 10). Elle devient un moyen de nous offrir totalement à l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit. Il s’agit beaucoup plus de descendre dans nos faiblesses et pauvretés que de monter vers Dieu par nos mérites et nos vertus.

Le bon grain et l’ivraie continuent à pousser durant la nuit. Ainsi, Dieu nous fait grandir de jour comme de nuit. Il tient notre être dans sa main, le place près de son cœur, sans jamais forcer la liberté. S’endormir dans cette foi confiante en l’inouï de sa présence, c’est lui confier nos fragilités. Il n’y a pas de rendez-vous manqué avec lui. Notre sommeil devient offrande, insomnies ou pas. « Je dors, mais mon cœur veille » (Cantique des Cantiques 5, 2).

La confiance qui conduit à l’amour

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Livre : Derniers fragments d’un long voyage

Les livres nous attendent. Nous pouvons les lire n’importe où et n’importe quand, même plusieurs années après leur parution. Ils n’ont pas de date de péremption.

Christiane SingerMon épouse a lu récemment le livre de Christiane Singer, Derniers fragments d’un long voyage. (Albin Michel, 2007). Elle m’a dit : « Lis cela ! Tu vas aimer ». En effet, j’ai beaucoup aimé. Je connaissais déjà cette auteure d’une vingtaine de livres, femme de lumière et de paix, amoureuse de la langue française qu’elle maîtrisait d’une manière remarquable. Elle écrit : « Et si j’ai occupé dans la vie de certains une place lumineuse, le sens de l’aventure est désormais de le remplir vous-mêmes : soyez ce qu’en moi vous aimez » (p. 32).

Christiane Singer raconte les derniers moments de sa vie. Atteinte d’un cancer, le médecin lui confie qu’il ne lui reste plus que six mois à vivre. Ce livre est le carnet de bord de ses jours et de ses nuits. Elle tient ce journal comme on tend la main à un ami. On y entre avec pudeur comme dans un espace neuf, une saison verticale. Nous suivons son âme qui s’étale sur le papier : « Je m’accompagne partout où l’âme me mène » (p. 23).

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4 mai : Bienheureuse Marie-Léonie Paradis (1840-1912)

Écrire sur un témoin du Christ est pour moi une grâce. J’ai souvent pris le temps de relever ce défi, car j’aime le Christ et ses amis. Mais écrire sur une religieuse du XIXe siècle qui a fondé une communauté dont la mission se résume à servir Jésus, en les personnes des prêtres et des évêques, ce n’est pas très « gagnant », comme on dit aujourd’hui. J’ai pourtant accepté cette demande des Petites Sœurs de la Sainte-Famille de faire connaître leur fondatrice, et j’ai été séduit par sa bonté, d’où la parution de ce livre en 2012: Les chemins de l’Évangile. Entetiens acec Marie-Léonie Paradis.

Marie Leonie

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Quand mai nous enivre!

Enfin, le soleil et la chaleur de mai viennent nous redonner goût à la vie et nous font oublier ce mois d’avril somme toute assez maussade merci. Le fameux dicton « En avril, ne te découvre pas d’un fil ; en mai, fais ce qu’il te plaît.» semble se vérifier admirablement cette année. Et qui plus est, les météorologues nous annoncent d’excellentes températures en ce mois de toutes les promesses. Le mois de mai fait rêver un peu quoi ! C’est de tradition le début de la fameuse saison des mariages un peu partout. En mai, le muguet odorant sera à l’honneur et la verdoyante nature de notre coin de pays se révélera dans toute sa splendeur pour notre plus grand ravissement. Nous en aurons plein les yeux au cours des prochaines semaines. Il n’y a pas de doute, la vie renait pour notre plus grand plaisir. Depuis quelques jours, les terrasses se remplissent, les rires éclatent, les oiseaux sillonnent le ciel bleu, la nature s’évade enfin de cette saison hivernale toujours trop longue.

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29 avril : Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

Au temps de Catherine, des fléaux s’abattent sur l’Europe : peste, famines, guerres. L’Église elle-même traverse une crise majeure de son histoire. Un pape est à Rome, l’autre à Avignon. La chrétienté se divise en deux. Le clergé délaisse de plus en plus le soin des âmes pour le luxe et la décadence. C’est dans ce contexte que Catherine travaillera à réformer l’Église et la société par la prière, le dialogue et l’espérance invincible en l’amour du Christ. La liberté que lui donna l’Esprit nous inspire encore aujourd’hui.

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La cellule intérieure

Caterina naît à Sienne, le 25 mars 1347, jour de l’Annonciation. Elle est le vingt-troisième enfant de Lapa dei Nuccio et du teinturier Giacomo Benincasa. À l’âge de six ans, elle reçoit une apparition du Seigneur sur le chevet de l’église des Dominicains. Il lui sourit et la bénit. Émerveillée par la beauté du Christ, l’enfant n’aura plus d’autre espoir que de lui appartenir entièrement. Elle se retire souvent dans une pièce obscure de la maison familiale pour prier et espérer en son divin Époux.

Sa famille souhaiterait un autre époux, en chair et en os celui-là, pour la jolie fille qui vient d’avoir douze ans. Mais après la mort en couches de sa sœur Bonaventura, en 1362, Catherine se coupe les cheveux et mène une vie austère. La famille fait d’elle la servante de la maison et lui retire sa chambre. C’est alors qu’elle découvre sa « cellule intérieure » que personne ne pourra lui enlever. Elle ne sort plus de ce lieu puisqu’elle y retrouve la présence de son Bien-Aimé. Pour elle, la vie est un pont, on la traverse sans y fixer sa demeure. Le Christ est le vrai pont qui va de la terre au ciel.

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28 avril : Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Ce saint français, contemporain de Louis XIV, a eu une grande influence sur bien des gens. Peu d’hommes ont travaillé autant que lui à répandre la dévotion mariale. Il a ouvert le chemin d’un authentique culte marial.

Saint Louis de Montfort

Le 13 octobre 2000, Jean-Paul II avait confié aux membres du 8e Colloque international de Mariologie, réunis à Rome pour réfléchir sur la possibilité que Grignion de Montfort soit proclamé docteur de l’Église : « Pour moi, saint Louis-Marie Grignion de Montfort constitue une figure de référence significative, qui m’a éclairé dans des moments importants de ma vie » (zenit.org). Sa devise Totus tuus s’inspirait de la célèbre formule du grand apôtre de Marie : « Tout à Jésus par Marie. »

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