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Jean-Jacques Lartigue

mgr-jean-jacques-lartigue_1777-1840

En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Jean-Jacques Lartigue est né le 20 juin 1777 à Montréal. Il est fils de Jacques Lartigue et de Marie-Charlotte Cherrier. Son père avait immigré en Nouvelle-France comme chirurgien des forces françaises en 1757. À la fin de la Guerre de Sept Ans, au Traité de Paris, en 1763, il décidera de rester en Amérique et deviendra l’un des deux médecins de l’Hôtel-Dieu de Montréal.
  • Par la famille du côté de sa mère, Jean-Jacques Lartigue est le cousin de Louis-Joseph Papineau dont le père, Joseph, avait épousé la tante de Mgr Lartigue. Cependant, il semble qu’ils ne se soient pas beaucoup fréquentés dans leur jeunesse.
  • Avant d’entreprendre sa carrière ecclésiastique, Jean-Jacques Lartigue s’est adonné quelque peu au loisir de la poésie. D’ailleurs nous est parvenu un poème qu’il avait rédigé probablement en hommage à sa cousine Marie-Perrine Cherrier entre les années 1798 et 1800.
  • Deux de ses oncles se portèrent candidats à l’élection de 1796, Joseph Papineau et Denis Viger. De ce fait, Jean-Jacques Lartigue vivait dans une famille bien aux faits de l’actualité politique de l’époque et qui était grandement impliqué dans le développement de Montréal à cette époque.
  • Jean-Jacques Lartigue fit le grand pas vers la carrière ecclésiastique en l’année 1797, durant laquelle il entra dans les ordres. Après sa tonsure, Mgr Lartigue accumula assez rapidement les différentes tâches; d’abord, il fut sous-diacre et diacre au courant de sa première année, puis, devint secrétaire de l’évêque de Québec, Mgr Pierre Denaut en plus d’occuper la charge de vicaire apostolique à la paroisse de Longueuil.
  • Mgr Lartigue avait commencé à commenter une réédition du Nouveau Testament, traduite de la Vulgate par le Jésuite R.P. Bouhours. De ce fait, il rédigea le premier tome mais ne poursuivi pas son œuvre, nécessitant l’approbation de Rome pour éditer les Livres Saints en langue vernaculaire.
  • Lorsqu’on lui offrit la charge épiscopale, Mgr Lartigue l’accepta avec beaucoup de réticence, sachant très bien que l’île de Montréal appartenait aux Sulpiciens. En effet, les Sulpiciens, prêtres français (dont le nombre avait grandement augmenté à la suite de la Révolution Française puisque nombreux d’entre-eux s’étaient enfuis, apeurés par les politiques antireligieuse du nouveau pouvoir en place). Conséquemment, Lartigue ne voulut pas s’immiscer sur un territoire déjà sous le contrôle d’une autre autorité religieuse. Dès les premières années de son épiscopat, Jean-Jacques Lartigue entrera en rivalité avec Jean-Henry-Auguste Roux, supérieur des Sulpiciens de Montréal.
  • Les Sulpiciens et une partie de la population ne voulaient pas d’évêque à Montréal. En effet, en Juillet 1821, les Sulpiciens s’étaient joint aux marguilliers de l’évêché et avaient retiré de l’église paroissiale le trône réservé à l’évêque!
  • Lorsque Mgr Lartigue bénit la première pierre de son église épiscopale, le 22 mai 1823, seuls les Sulpiciens ne furent pas présents à la cérémonie. En effet, une grande rivalité existait au Bas-Canada entre l’Église séculière et les Sulpiciens, qui croyaient être les seuls maîtres de Montréal. Néanmoins, cette rivalité allait plus loin qu’un simple face-à-face ecclésiastique; les Sulpiciens, depuis la Révolution Française, sont composé en entièreté de français alors que le clergé séculier se compose en grande majorité de canadiens. De fait, Jean-Baptiste Thavanet, secrétaire des sulpiciens à Rome, avait fait état des canadiens :’’ les Canadiens ne sont pas capables de gouverner une communauté. Vous en conviendrez avec moi. Ils sont propres aux emplois secondaires.’’
  • Jean-Jacques Lartigue voit un grand problème avec cette omniprésence ‘’sulpicienne’’. Dans une missive à Bernard-Claude Panet, archevêque de Québec, Mgr Lartigue décrit son état d’âme face à cette congrégation :’’ Depuis dix ans, ce Séminaire est devenu plus nuisible qu’utile à la religion en ce pays et il en sera ainsi tant que les étrangers y domineront.’’
  • Cette rivalité canado-française donne naissance à l’identité canadienne-française puisque ce débat est chaudement délibérer dans les journaux de l’époque, le Canadien, L’Ami du Peuple et La Minerve. On y décèle de nombreux éditoriaux décrivant la bonne nature des canadiens, qui répondent à d’autres éditoriaux faisant l’éloge du calme et du sérieux français. En surcroît, cette période est celle où Louis-Joseph Papineau commence sa carrière politique et, par conséquent, celle où l’idée d’un mouvement patriotique naît, pour aboutir avec les Rébellions des Patriotes en 1837.
  • Jean-Jacques Lartigue a fondé le Séminaire St-Jacques afin de former un clergé ‘’éclairé, savant et capable de défendre l’Église’’.  Cette école fut un centre de formation pour les membres du clergé québécois. Il y régnait une discipline très dure; les journées étaient composé de 6h d’études, 2,5h de prières et deux conférences théologiques d’une heure chaque. Dans le même ordre d’idées, Mgr Lartigue, déçu de l’état du système d’éducation à son arrivée, instaura une politique de scolarisation des jeunes canadiens du diocèse de Montréal. Cette politique se voulait une réponse à l’expansion constante du système d’éducation protestant.

Ignace Bourget

mgr-ignace-bourget_1849-1876En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Ignace Bourget naît dans une famille de 13 enfants, à Pointe-Levis, le 30 octobre 1799. Il reçoit la tonsure au Séminaire de Québec. Dès 1821, il devient secrétaire de Mgr Lartigue.
  • Il a organisé de nombreux synodes(5) pour les ecclésiastiques québécois, aidant grandement à uniformiser les standards quant à l’éducation des fidèles et la pratiques des rites ecclésiastiques. Il fonde, avec l’aide d’Émilie Tavernier Gamelin, l’Asile de la Providence. À chaque hiver, cet Asile accueille 13 000 démunis et 500 familles vers la fin du XIXe siècle. D’ailleurs, Mgr Bourget a grandement travaillé à la coopération avec et entre les différentes congrégations religieuses; il poussa les Sulpiciens à se surpasser s’ils désiraient conserver leur statut spécial. Par son émulation, de nombreux quartiers seront dotés d’institutions religieuses construisent par ces différentes congrégations. Bref, Mgr Bourget a grandement aidé à l’expansion des communautés religieuses sur l’île de Montréal; alors qu’il y avait 152 femmes membres de communautés religieuses en 1840, elles sont 795 en 1865. Les hommes, eux, passent de 25 à 132.
  • En réponse au rapport Durham qui décrivait les Canadiens-français comme un peuple ‘’sans histoire ni culture’’, quatre sociétés culturelles catholiques verront le jour sous l’épiscopat de Mgr Bourget : l’Institut canadien-français, le Cabinet de lecture paroissial, le Cercle littéraire et l’Union catholique. Ces sociétés culturelles faciliteront l’accès à la littérature, à la musique et aux autres arts pour la population canadienne-française par leurs bibliothèques et leurs conférences.
  • Mgr Bourget a connu une grande rivalité, comme son prédécesseur, Mgr Lartigue, avec les Sulpiciens. En effet, ces deux entités rivalisaient avec vigueur pour le contrôle ecclésiastique des ouailles de Montréal. Sous l’épiscopat de Bourget, cette rivalité atteindra son apogée : alors que la ville compte maintenant plus de 80 000 âmes, une seule paroisse, Notre-Dame, régit toute la région de Montréal et est sous le contrôle des sulpiciens. De ce fait, Mgr Bourget désire diviser cette grande paroisse en de multiples plus petits, considérant que les sulpiciens n’administraient pas le service pastoral également à travers toutes les églises de la paroisse. Par exemple, puisque les prêtres de Saint-Sulpice, à cette époque, doivent dormir, à chaque soir, au Grand Séminaire, sur la montagne, ils ne peuvent desservir correctement les églises situées en périphérie de la ville. Par conséquent, Mgr Bourget tente de diviser cette paroisse afin d’offrir un meilleur service pastoral et de raffermir son contrôle sur la population catholique de Montréal.
  • Mgr Bourget a été le grand instigateur de l’Université de Montréal. Alors que Québec avait depuis peu sa propre université, celle de Laval, Montréal était toujours dépourvue de haut lieu de savoir. À la suite de nombreux débats, l’Université de Laval ouvrira trois facultés à Montréal. Bien entendu, ce n’est pas l’université autonome qu’espérait Mgr Bourget, mais il s’agit tout de même d’un pas vers la scolarisation approfondie des montréalais. D’ailleurs, l’Université de Montréal obtient une partie de son autonomie en 1889, alors qu’elle peut nommer elle-même ses propres professeurs.

Édouard-Charles Fabre

mgr-mgr-charles-edouard-fabre_1876-1896

En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Son beau-frère est George-Étienne Cartier. De plus, son père, Édouard-Raymond, est un important personnage du parti patriote et ami intime de Louis-Joseph Papineau. D’ailleurs, à la suite des rébellions de 1837-38, celui-ci se cacha longtemps afin d’éviter le cachot. Il fut tout de même attrapé et jeté en prison et, finalement, gracié puisque sa femme était gravement malade. Puis, il devint maire de Montréal de 1849 à 1851.
  • Une rue et une station de métro portent son nom.
  • Dans sa jeunesse, il fait preuve d’une très grande piété. En effet, pendant qu’il poursuit ses études à Paris, il est présent lors de nombreuses célébrations eucharistiques et dès ses douze ans, il démontre une très grande ferveur chrétienne.
  • Mgr Fabre a attiré, comme bien de ses prédécesseurs, de nombreuses congrégations et groupes religieux afin de l’aider à apporter les ressources nécessaire aux montréalais dans le besoin dont les Petites sœurs des Pauvres, les Trappistes, les Franciscains, etc.

Paul Bruchesi

mgr-paul-bruchesi_1897-1939

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  • Il fut le petit-fils d’un officier romain qui œuvrait dans les forces anglaises. Dès son retour de Rome, après y avoir étudié la théologie et le droit canonique, il accumula les nombreuses tâches au service du diocèse et de l’administration civile : il fut vice-recteur de l’Université Laval, aumônier du Mont-Ste-Marie, président de la commission scolaire de Montréal, commissaire du gouvernement provincial à l’exposition universelle de Chicago, etc. Bref, il occupa de nombreux rôles administratifs avant de s’engager dans l’épiscopat.
  • Il est élu le 25 juillet 1897 4eme évêque de la ville de Montréal. Durant son épiscopat de 41 ans (1897-1939), il fut gravement malade 18 ans, de 1919 à 1938. Pendant cette période, il délégua la charge de travail de l’épiscopat à son auxiliaire, Mgr Georges Gauthier.
  • Durant ses premières années d’épiscopat, deux actions majeures rappellent son épiscopat. D’abord, du 6 au 11 septembre 1910, il accueilli, à Montréal, le XXIe congrès eucharistique international. Cet évènement a fait rayonner la ville dans le monde puisque 3 cardinaux, 1000 évêques et plus d’un demi-million de visiteurs vinrent à Montréal. Ensuite, il aida grandement la cause de l’Université de Montréal. En effet, il obtint le décret officiel de la papauté allouant une autonomie complète à l’Université de Montréal, au détriment de celle de Laval, à Québec. De plus, il encouragea les différents groupes religieux de la ville à fonder des écoles, comme les Sulpiciens l’avait fait bien auparavant, avec leur Séminaire. C’est ainsi qu’ont été créés d’une part, le Pensionnat Saint-Nom-de-Marie, par les sœurs de la congrégation du Saint-nom-de-Marie-et-de-Jésus en 1905, d’autre part, le Collège Jean-De-Brébeuf, par les Jésuites en 1928. Cependant, Mgr Bruchesi se prononcera contre la création d’un ministère de l’éducation sous le gouvernement Marchand, fort probablement inquiet de l’influence qu’obtiendrait le gouvernement sur le système d’éducation, déjà sous le contrôle de l’église.
  • Il appuyait le droit de vote des femmes, avec Marie Gérin-Lajoie, mais s’abstint de pousser trop cette situation, inquiet des répercussions d’un tel appui au Vatican.

Georges Gauthier

mgr-georges-gauthier_1939-1940

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  • Georges Gauthier a eu un épiscopat très court, 1 an seulement. Cependant, il s’est occupé de l’Archidiocèse pendant toute la maladie de Mgr Bruchesi, donc pendant 18 ans. Bref, il connaissait très bien le diocèse de Montréal.
  • Bien que la construction de l’Oratoire St-Joseph ait commencé sous Mgr Bruchesi, c’est Mgr Gauthier qui en vue l’évolution. En effet, Mgr Gauthier était un proche et un confident du frère André.
  • À l’instar de son prédécesseur, Mgr Bruchési, Mgr Gauthier se positionne contre la conscription appelée par le Royaume-Uni et qui était déjà appuyé par une majorité d’évêques canadiens.
  • C’est Mgr Gauthier qui a fait bon nombre de démarches afin d’obtenir l’autonomie de l’Université de Montréal, à la fin des années 10. Enfin, par le décret d’une bulle pontificale, il obtiendra son autonomie complète le 30 octobre 1917, près de 10 ans après avoir commencé les démarches de l’autonomie. D’ailleurs, il en sera également le recteur de 1920 à 1923 et améliora grandement le campus en y instaurant une Faculté des lettres, une Faculté des sciences, une école de science sociales, économiques et politiques et une Faculté de philosophie.
  • Fait cocasse, il a prononcé le sermon à un grand mariage général de 106 couples, en 1939. Évidemment, puisqu’aucune église ne pouvait accueillir les proches de 212 individus, le mariage général fut organisé au Stade de Lorimier, domicile, à cette époque, d’une équipe de baseball (Royaux de Montréal) et des Alouettes de Montréal.
  • Décédé moins d’un an après la mort de Mgr Bruchési, il meurt le 31 août 1940. En cette même année, l’archidiocèse a perdu 3 évêques; Mgr Bruchési, Mgr Gauthier et Mgr Deschamps, l’évêque auxiliaire de Mgr Gauthier.

Joseph Charbonneau

mgr-joseph-charbonneau_1940-1950

En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Joseph  Charbonneau est né le 31 juillet 1892 à Lefaivre, en Ontario. Il est élu évêque de Hearst, ville du nord de l’Ontario le 20 juin 1939.
  • Cet homme était doté d’une très grande intelligence, ayant reçu le Prix du Prince de Galles, à l’âge de 20 ans. De plus, il fonda 25 nouvelles paroisses dans la ville et accueilli huit nouvelles congrégations dans son diocèse.
  • Pendant son épiscopat se déroulait la Seconde Guerre Mondiale en Europe. Afin d’aider les catholiques d’outremer, il écrivit une Lettre sur l’aide aux enfants d’Europe, et envoya même un bateau de dons et de colis en France.
  • Il démissionna, à la demande du Vatican, en 1950, du fait de ses positions contraire au reste de l’épiscopat canadien et fut remplacé par Paul-Émile Léger. Effectivement, il avait, à de nombreuses reprises, soutenu des actions du prolétariat de son diocèse. Deux de ses déclarations ont été particulièrement virulentes. D’abord, dans la Lettre sur l’Action catholique, publiée en 1941, il exhorte le clergé séculier à encourager les jeunes dans leurs parcours professionnels respectifs. Ensuite, en 1950, il est rapporté que Mgr Charbonneau fit un discours devant les ouvriers de l’amiante, en grève à ce moment-là. L’Archevêque présenta la situation comme une conspiration dans laquelle les ouvriers étaient les victimes.

Paul-Émile Léger

cardinal-paul-emile-leger_1950-1967

En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Né en 1904 à Valleyfield, Mgr Léger fut un grand personnage de l’univers du catholicisme québécois du XXe siècle. D’abord ordonné prêtre dans sa ville natale en 1929, il en sorti assez rapidement et garda, tout au long de sa vie, un goût pour l’étranger qu’il saura satisfaire. En effet, dès 1929, il devînt assistant aux novices et professeur de droit du Séminaire d’Issy, en banlieue de Paris. À la suite de trois années d’enseignement, il fut appelé à établir un séminaire des Sulpiciens à Fukuoka, au Japon, comme l’avait fait Queylus, un peu moins de trois cent ans plus tôt, à Montréal. Tristement, cette entreprise dût être abandonnée. Il resta néanmoins au Japon, obtenant un ministère près du Mont Fuji et la cure de la cathédrale de Fukuoka. Ayant appris à parler avec fluidité le japonais, il fut même professeur de philosophie dans un nouveau séminaire, en 1938. Son goût du voyage ne s’arrêta pas là. À la conclusion de son archiépiscopat de Montréal, en 1968, il alla deux ans en Afrique, afin de prendre soin des lépreux au Sénégal et au Bénin et des enfants handicapés au Cameroun. Bref, à l’opposé de ses prédécesseurs, il passa bon nombre d’années dans sa vie hors du Québec.
  • Il fut le premier archevêque de Montréal à recevoir le titre de cardinal et deviendra délégué apostolique.
  • Son frère, Jules Léger, a été un personnage politique important sur la scène fédérale. En effet, celui-ci a travaillé comme secrétaire pour le Premier Ministre du Canada, Louis Saint-Laurent. En surcroît, celui-ci a été gouverneur-général du Canada de 1975 à 1979. Ce dernier a même été représentant du gouvernement fédéral lors de la cérémonie qui fit de son frère un cardinal.
  • Le cardinal Léger a reçu de nombreux doctorats honorifiques d’universités canadiennes et américaines : Laval, McGill, Ottawa, Montréal, Sherbrooke, Alberta et Memorial.
  • En 1967, Il pose un geste sans précédent dans l’histoire de l’Église : il renonce à son titre d’archevêque afin de devenir missionnaire en Afrique. Le 11 décembre, il quitte Montréal pour le Cameroun.
  • Paul-Émile Léger s’éteint le 13 novembre, après une vie remarquable vouée aux autres. Il laisse bien vivantes trois œuvres internationales, trois œuvres au Québec et une œuvre au service de l’international et du Québec qui verront à poursuivre sa mission contre la misère et pour la paix.

Paul Grégoire

cardinal-paul-gregoire_1968-1990

En tout, 10 évêques se sont succédé depuis l’érection du diocèse. Voici certains faits cocasses sur le parcours de ces pasteurs qui ont marqué notre histoire.

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  • Mgr Grégoire a aussi fondé l’Institut catholique de Montréal (1978), en vue d’assurer la formation catholique des futurs enseignants des écoles primaires et secondaires du Québec.
  • Mgr Paul-Émile Léger, nouvel archevêque de Montréal, se présente au séminaire et lui annonce sur un ton péremptoire : « Monsieur l’abbé Paul Grégoire, je vous nomme aumônier des étudiants de l’Université de Montréal ». L’année universitaire est entamée depuis un mois, mais qu’importe. Il succède alors au charismatique abbé Robert Llwellyn, rappelé à Paris par son archevêque. À l’époque, l’Université de Montréal compte 16 facultés et 6 000 personnes, soit l’équivalent d’une paroisse.

Jean-Claude Turcotte

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  • Monseigneur Turcotte, avant d’être nommé cardinal en 1990, a grandement travaillé à l’accueil du pape en 1984. Lors de la visite de ce dernier, Mgr Turcotte l’a accompagné dans nombre de ses déplacements. D’ailleurs, il a corrigé plusieurs des discours prononcé par le pape, que le Vatican avait envoyés au préalable, puisqu’aucun des conseillers du Saint-Père n’était trop au fait de la situation montréalaise. De plus, selon Mgr Turcotte lui-même, ces rencontres auraient pu aider sa candidature à l’office de cardinal.
  • Au début de sa carrière au sein du clergé, il a occupé de nombreux postes afin de rester en constant contact avec les jeunes. De fait, il occupa les postes d’aumônier des scouts, des guides, des loisirs et de la Jeunesse Ouvrière Catholique. D’ailleurs, ces responsabilités ont toujours été ses favorites. De surcroît, il semble que Mgr Turcotte ai appris a à prier au sein de la Jeunesse Ouvrière Catholique.
  • Il a participé, aux côtés du pape, aux Journées mondiales de la Jeunesse, à Denver, au Colorado. Également, l’archevêque a grandement aidé à la fondation du Relais Mont-Royal, centre spirituel pour les 18 à 35 ans.
  • Jean-Claude Turcotte était évêque titulaire de Suas, diocèse in partibus, seulement jusqu’à sa nomination comme archevêque de Montréal.
  • Étant membre de l’Ordre du Canada depuis 1996, il abandonna ce titre en 2008, lorsque le docteur Morgentaler y fut intégrer, pour avoir aidé de nombreuses femmes à être avortées illégalement. Ces actions allant à l’encontre des positions chrétiennes sur la vie, Mgr Turcotte se désista assez vite de cette organisation.
  • En tant qu’archevêque de Montréal, il eut à présider de nombreux évènements d’importance de la vie de grands québécois. D’une part, il présida les funérailles de Pierre-Elliot Trudeau et celles de Maurice Richard. D’autre part, il fit l’homélie aux funérailles de Claude Ryan.
  • À l’occasion du référendum de 1995, Mgr Turcotte fut accusé par la ministre fédérale Sheila Copps de soutenir les indépendantistes. D’ailleurs, à quelques reprises, l’Archevêque s’est mis dans l’eau chaude par de nombreuses déclarations incendiaires entourant l’indépendance du Québec.
  • Très près des organismes communautaires de son diocèse, le Cardinal parraine plusieurs d’entre eux en plus de présider une collecte de sang qui a encore lieu chaque année le Vendredi saint.
  1. 2017-03-29

    Il a été l’Instigateur des Zouaves Pontificaux de 1868 à 1870. Je suis le dernier membre de l’Association des Zouaves de Montréal, portant l’uniforme original dans le diocèse. après plus de 60 ans de service.

    • 2017-03-30

      Complément d’information intéressant! Merci!

  2. 2017-08-14

    Mgr Léger est décédé le 13 novembre de quelle année?

    Je trouve ces histoires d’évêques très intéressantes.

    • 2017-08-17

      Merci pour votre commentaire!

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