|
|
|
| ||||
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
50e Anniversaire de fondation Dimanche 18 novembre 2007 Chers amis, Vous célébrez le 50e anniversaire de votre paroisse alors que, dans notre société et dans notre diocèse, bien des choses changent. Quelle société sommes-nous en train de construire? Que devient notre Église dans cette société? Dans quelle Église les chrétiens d'ici auront-ils à vivre demain? Ce sont des questions qu'il est normal de se poser. Beaucoup d'entre nous sont inquiets. Plusieurs sont pessimistes. Voyant ce qui n'existe plus et ce qui est en train de disparaître, ils estiment que notre Église traverse présentement un temps de grande décadence. Je n'aime pas ce mot décadence, car il laisse entendre que ce qui se passe dans notre Église n'est que négatif. Ce qui n'est pas le cas. Il y a moins de prêtres, c'est vrai, mais nombreux sont les laïcs qui s'engagent au nom de leur foi. Ils le font à l'intérieur ou à l'extérieur des paroisses. Il n'y a plus de catéchèse à l'école, c'est vrai, mais il y en a une nouvelle qui s'implante dans les paroisses; et elle invite les parents à s'impliquer très activement dans la démarche de leurs enfants. Les jeunes qui participent aux activités de l'Église et témoignent de leur foi sont très peu nombreux, c'est vrai, mais ils sont merveilleux et source d'espérance, ceux qui le font. Depuis quelques années, nous nous efforçons, dans notre diocèse, de regrouper les paroisses. Nous invitons les baptisés à faire corps et à s'épauler afin de relever les défis auxquels nous faisons face. Notre intention n'est pas de rebâtir l'Église que nous avons connue dans le passé, mais de construire celle qui saura annoncer l'évangile de Jésus au monde dans lequel nous vivons. Un monde nouveau. Le modèle d'Église que nous avons sous les yeux est celui des premières communautés chrétiennes. Ils étaient peu nombreux les membres de ces communautés, mais ils étaient ardents et convaincus. Ils étaient peu nombreux, mais ils laissaient le dynamisme de l'Esprit Saint se manifester en eux. Ils étaient peu nombreux, mais ils se connaissaient, ils s'aimaient et ils se soutenaient les uns les autres. Ils étaient peu nombreux, mais ils scrutaient constamment la Parole de Dieu et ils priaient régulièrement ensemble afin de découvrir ce que Dieu attendait d'eux. Et ils témoignaient de l'Évangile. Ils ne craignaient pas de témoigner. Ils témoignaient par toute leur vie. Et chaque fois qu'ils le pouvaient, ils prenaient la parole pour dire que le Dieu en qui ils croyaient était un Dieu d'amour, et que le Christ Jésus, qui avait été mis à mort, était revenu à la vie. Ceux et celles qui les entendaient, ceux et celles qui étaient mis en contact avec eux, ceux et celles qui les voyaient vivre, étaient souvent émerveillés. Ils demandaient alors à devenir chrétiens à leur tour. C'est ainsi que se sont construites les premières communautés chrétiennes. C'est ainsi que l'Église est née. C'est ainsi que l'Évangile de Jésus a commencé à être diffusé dans le monde. Pour renouveler notre Église, nous devons revenir à la source de la vie chrétienne. Ce n'est pas le nombre de chrétiens qui viennent à la messe le dimanche qui importe le plus. C'est leur dynamisme, leur sincérité, leur conviction, leur enthousiasme.
Il faut être soi-même enflammé pour transmettre le feu de l'amour que Jésus est venu allumer sur terre. En lisant ces mots - avant de venir vous rencontrer - je pensais aux jours difficiles que nous avons nous-mêmes à vivre. Ils ne sont pas identiques à ceux que l'Évangile mentionne, mais ils sont quand même difficiles. Comment les vivre? Une bonne façon est certainement de mettre en pratique les conseils que Jésus donnait autrefois à ses disciples. Il leur disait: Ce que vous aurez à vivre, que ce soit pour vous «l'occasion de rendre témoignage». Ne nous replions pas sur nous-mêmes, ne marchons pas la tête basse comme des coupables. Soyons fiers d'être chrétiens et n'ayons pas peur de rendre compte de notre foi. «Moi-même, disait ensuite Jésus à ses disciples, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance, ni contradiction.» Et il ajoutait: «Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.» N'allons donc pas penser que le Christ nous a abandonnés. Croyons plutôt à sa promesse de demeurer avec nous, chaque jour, en toute circonstance, et jusqu'à la fin des temps. Dernière affirmation réconfortante de la part de Jésus: «C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.» Persévérer. Persévérer malgré tout et quoi qu'il arrive. Persévérer avec un cœur plein d'espérance. Chers amis, avec votre nouveau curé et celui qui l'assiste, puissiez-vous susciter à Saint-Bonaventure un dynamisme nouveau qui rayonnera sur toute votre unité pastorale. Que Dieu vous y aide et qu'il vous garde dans sa joie et dans sa paix. AMEN
|
| ||||
|
|
Biographie | Homélies et allocutions | textes officiels | Chronique du Journal de Montréal www.diocesemontreal.org | |||||