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Fête de Notre-Dame-de-Guadalupe
Paroisse Notre-Dame-de-Guadalupe


11 décembre 2005

Isaïe 61, 1-2a, 10-11
1 Thessaloniciens 5, 16-24
Jean 1, 6-8, 19-28


Nous célébrons le 3e dimanche de l'Avent alors que, demain, ce sera la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne de votre paroisse et patronne des Amériques.
Nous ne pouvons pas ne pas y penser.

La place qu'occupe Marie durant le temps de l'Avent est importante.
Elle doit l'être aussi dans notre propre vie.

Personne n'a mieux accueilli le Christ Jésus que la Vierge Marie.
Personne ne l'a connu plus intimement qu'elle.
Personne n'a mieux collaboré qu'elle à la réalisation de sa mission sur terre.
Marie est pour nous une inspiration, un modèle, un exemple à suivre.
N'hésitons pas à nous tourner vers elle. Demandons-lui de nous aider à devenir les chrétiennes et les chrétiens que nous sommes appelés à être.

Quels chrétiens et chrétiennes nous sommes appelés à être, les lectures bibliques d'aujourd'hui nous le rappellent.

Le prophète Isaïe vient de nous parler de sa vocation. Ce qu'il en dit nous concerne.
" L'Esprit du Seigneur Dieu est sur moi, disait-il, parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction . "
Nous avons été baptisés, confirmés. L'Esprit du Seigneur est donc aussi sur nous.
" Il m'a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé… " ajoutait Isaïe.
Nous avons nous aussi à être porteurs de bonne nouvelle.
Aider ceux et celles qui nous entourent à connaître le Christ, leur révéler l'amour que Dieu leur porte, leur annoncer qu'ils sont appelés au bonheur et à la vie éternelle, c'est notre mission.
Nous avons à l'accomplir dans notre famille, auprès de nos amis, au travail, auprès de nos concitoyens.
Dans la mesure du possible, nous avons à collaborer à l'annonce de l'Évangile partout dans le monde.

La mise en œuvre de cette mission peut parfois exiger beaucoup de courage.
Dans une école secondaire, au cégep, à l'université, il en faut du courage pour déclarer que l'on est chrétien, et chrétien pratiquant.
Il en faut aussi dans les milieux du travail ou de loisirs.

Il ne s'agit pas de s'afficher chrétien à tort et à travers, mais de ne pas rougir de l'être et d'être attentif aux occasions qui permettent de le dire avec sérénité et conviction.
À Montréal et au Québec, l'avenir de l'Évangile et de l'Église repose, pour une large part, sur le courage, le doigté, l'audace et l'authenticité de notre témoignage.

Nous devons témoigner sans crainte, en étant convaincus que le Christ est près de nous à toute heure et en toute circonstance.

" Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ", disait Jean Baptiste à ses concitoyens.
Cette parole nous concerne.
Et nous savons que non seulement le Christ se tient au milieu de nous, mais qu'il habite au plus profond de notre être.
" Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, a dit Jésus, et moi je demeure en lui . "
Merveilleuse affirmation.
Nous ne parvenons pas à expliquer comment le Christ peut s'unir aussi étroitement à nous, mais nous accueillons ce qu'il déclare comme une merveilleuse bonne nouvelle, comme un beau cadeau qui nous est fait.
Le jour de sa naissance sur terre, c'est dans une crèche que Jésus a été déposé.
Il demande maintenant à reposer au plus profond de notre cœur.

Si nous l'accueillons et demeurons liés à lui, il sera notre force et notre paix. Il sèmera en nous sa joie et nous donnera de la répandre autour de nous.

Les témoins dont notre monde a besoin doivent être des porteurs de bonheur et de joie.
" Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu ", disait le prophète Isaïe.
" Soyez toujours dans la joie ", disait l'apôtre Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens.
Il ne parlait pas en l'air.
Il savait que, certains jours, la vie est difficile pour les chrétiens, comme elle l'est pour tout le monde.
Mais il savait aussi qu'une joie intime, ancrée au plus profond du cœur, est possible, quand on a le Christ comme ami.
Joie de se savoir aimé de lui. Joie de se savoir soutenu et compris. Joie de n'être jamais seul, parce que le Christ vit en nous.

La joie est une belle et grande vertu.
Les meilleurs témoins du christianisme sont des témoins heureux et joyeux.
" Le monde de demain appartient à ceux qui annoncent la joie ", a écrit Friedrich Heer.
" Garde la joie, a écrit un prêtre français, elle seule attire; comme les abeilles vont aux fleurs, les âmes vont à la joie . "
Je cite aussi Mère Teresa. " Notre gaieté, a-t-elle dit, est le meilleur moyen de prêcher le christianisme . "

Chers amis, soyez dans la joie.
Soyez-le chaque jour.
Soyez-le en pensant chaque jour à la joie que Noël a apportée au monde.
Pour être toujours dans la joie, vivez toujours en communion avec le Christ.
Il est la source intarissable de notre joie! AMEN.

notre Archevêque


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11 décembre 2005