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Journée mondiale des malades le 9 février 2002 Jacques 5, 13-16 La maladie est une épreuve difficile à accueillir et à surmonter. Elle est cause de souffrance et d'inquiétude. Quand elle est grave, la maladie devient source d'angoisse. Elle peut conduire à la révolte, et même au désespoir. Le grand âge aussi est souvent une épreuve difficile à affronter. Les forces diminuent, l'autonomie se perd. C'est le temps où une
personne prend davantage conscience de la fragilité de la vie,
où elle s'interroge plus fréquemment sur ce qu'elle a fait
de son existence et sur l'orientation qu'elle lui donne maintenant. Jésus a toujours montré beaucoup de compassion pour les malades. Il savait les accueillir. Jamais il ne les repoussait. Très souvent, il les a guéris. Dans l'évangile de saint Matthieu, il est écrit que « Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans les synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité (Mt 9, 35)». Un peu plus loin, dans le même évangile, il est dit qu'ayant reconnu Jésus, les gens de Génésareth « firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés (Mt 14, 35-36)». En plus de guérir lui-même des malades, Jésus a demandé à ses disciples de le faire eux aussi. Quand il les a envoyés en mission devant lui, il leur a donné ces consignes : « Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades » Jésus n'a pas guéri tous les malades. Ses disciples non plus. Mais le message de l'évangile qui vient d'être proclamé s'applique certainement à tous les malades : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos (Mt 11, 28). » En toute circonstance, le Christ est porteur de paix intérieure, de réconfort et de courage. Il aide à discerner quel peut être le sens de ce qui nous arrive. Après la résurrection de leur maître, les disciples ont compris qu'ils devaient poursuivre son uvre auprès des malades. Ils ont donc invité les croyants atteints de maladie à appeler auprès d'eux les prêtres de l'Église afin qu'ils les marquent avec lhuile sainte au nom du Seigneur et prient sur eux, implorant leur salut, leur relèvement, la rémission de leurs péchés et leur guérison4.Ce geste de l'onction, accompagnée de prière, nous allons le poser aujourd'hui en faveur des personnes malades qui sont avec nous pour prendre part à l'eucharistie.Il s'agit d'un geste sacramentel qui rend le Christ particulièrement présent auprès des malades, et demande que l'Esprit Saint leur soit donné pour leur réconfort, pour leur bien-être physique et spirituel, et, si Dieu le veut, pour leur guérison. Chers amis qui êtes dans cette église, chers amis qui vous unissez à nous grâce à la télévision, je vous invite à prier avec moi non seulement pour les malades qui recevront le sacrement de l'onction, mais aussi pour tous ceux qui sont retenus à la maison, dans les centres hospitaliers ou dans les hôpitaux, en ce 10e anniversaire de la Journée mondiale des malades. Que Dieu manifeste à tous sa tendresse et sa miséricorde. Quil leur apporte le soulagement et la paix. Qu'il leur donne la force de lutter contre la maladie et la grâce de consentir à sa volonté sur eux. Grâce à notre prière, que tous les malades soient affermis dans la foi, dans l'amour et dans l'espérance. AMEN
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