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Catherine de Saint-Augustin Le dimanche 27 janvier 2008 Dans la galerie de portraits des femmes et des hommes qui se sont illustrés dans les commencements de la ville de Québec, on ne saurait oublier Catherine de Saint-Augustin. Son souvenir reste gravé dans les pierres du vieux Québec. Catherine de Saint-Augustin a toujours été attirée par la vie religieuse. Quand elle est admise au noviciat des Augustines de Bayeux en 1646, elle conçoit le désir d’aller en Nouvelle France rejoindre les Hospitalières qui ont fondé l’Hôtel-Dieu de Québec. Lorsque celles-ci demandent de l’aide, Catherine se porte aussitôt volontaire. Elle n’a alors que seize ans. On tente de la dissuader. Son père s’oppose à son dessein. Elle insiste et repousse toutes les objections. Elle veut vivre et mourir au Canada, si Dieu lui ouvre la porte, affirme-t-elle. À cause de sa longue persévérance, elle est choisie par la communauté et, en mai 1648, elle quitte la France. Le voyage en mer dure près de trois mois. Les conditions de vie y sont des plus pénibles. La peste, maladie incurable alors, se déclare à bord. Atteinte, elle croit succomber, mais elle survit. Le 19 août, elle arrive à Québec. Catherine allait être d’un grand secours à sa communauté. Les besoins sont nombreux. Elle se met courageusement à l’œuvre. Elle partage les durs travaux de ses compagnes et apprend les langues indiennes. Elle révèle de bonnes qualités d’infirmière et fait montre d’un grand sens pratique. Aimée de tous, elle est rapidement appelée à exercer les fonctions d’économe, de maîtresse des novices et de directrice générale de l’hôpital. Elle se dévoue tout entière au sort des malades et des plus démunis. Les besoins nombreux exigent un nouvel hôpital. Elle dirige la construction du nouvel Hôtel-Dieu. Sa vie consacrée au service des autres lui vaut de la part des Hurons le surnom de «Iakonikonriostha» ou de « celle qui rend l’intérieur plus beau ». Aux yeux de ses compagnes, on considère qu’elle est une bonne religieuse tout à son devoir. Mais pour son directeur et son évêque la réalité est tout autre : elle est une sainte. Ce qu’elle vit intérieurement révèle les richesses de sa vie intérieure et les tourments que connaissent tous les saints. Elle pratique de façon héroïque la patience, l’humilité et la charité. Comme mère Theresa, elle donna sa vie au service des autres et montra à travers son action l’amour et la tendresse de Dieu pour les plus démunis et ceux qui souffrent. En 1688, elle est emportée par la tuberculose. Elle a trente-six ans. Cofondatrice de l’Église au Canada, elle a été proclamée bienheureuse le 23 avril 1989 par le pape Jean-Paul II. Son souvenir reste vivant à Québec grâce au Centre qui porte son nom et qui est voué à faire connaître sa vie et son œuvre hospitalière ainsi que celle de sa communauté. |
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